olivier

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Première épreuve de la saison la 14ème édition du France Open Skiff aura lieu à Pâques. Comme chaque année depuis 2003, tous les passionnés de skiff d’Europe du nord se retrouvent pour une régate qui est véritablement devenue un classique.

Il faut dire que cette régate en laquelle beaucoup ne croyait pas à son lancement en 2003 offre un ensemble d’avantages indéniables pour attirer les passionnées de skiff :
-Régate de début de saison, elle a lieu sur un lac suffisamment venté pour une reprise du bateau après l’hiver mais à l’abri des grosses dépressions que l’on peut connaitre à cette période.
-Les infrastructures du lac et du club organisateur permettent de faire une régate all inclusive : hébergement et nourriture tout peut être fourni par la Ligue de l’Enseignement qui organise cet événement. Evidemment ceux qui ont envie de s’occuper de leur hébergement et de leur nourriture peuvent toujours le faire mais pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
-Les contraintes logistiques pouvant donc être réduites au minimum, c’est toute la convivialité de la régate qui s’en trouve renforcée !
-Quel que soit votre niveau de navigation et de régate vous serez parfaitement accueilli. Le coaching organisé pendant l’épreuve permet à chacun de progresser.
-La convivialité de cette épreuve est légendaire. Lors des soirée au Der, on s’amuse beaucoup et l’espace d’un long weekend, chacun laisse ses soucis chez lui.
-Ceux qui veulent venir plus longtemps peuvent arriver dès le mercredi soir et naviguer dès le jeu ou le vendredi.
-Pour les accompagnateurs, le Lac du Der offre un grand nombre de balades possibles : dépaysement garanti.
-Cette régate rassemble des compétiteurs de bon niveau et des débutants dans un très bon esprit sportif.

Si tous ceux qui ont participé un jour à cette épreuve y reviennent, c’est qu’il y a bien une raison ! Alors venez vous joindre à nous.
Tous les renseignements et le bulletin d’inscription sont sur le site dédié :
http://fos.breizhskiff.com/

Pour ceux qui ont des questions, il y a un sujet dédié sur le forum :
forum FOS

NBS construction amateur en France.

En ce début d’année, toute l’équipe breizhskiff.com vous souhaite une bonne et heureuse année 2015. La santé en premier lieu parce qu’elle est essentielle, la réussite, le bonheur ensuite pour vous et vos proches et bien évidemment de superbes navigations endiablées, en skiff de préférence. Comme on ne saurait bien se projeter dans le futur sans se retourner sur le passé, nous ne pouvons que souhaiter que 2015 soit à la hauteur des succès que nous avons rencontrés en 2014 et que le skiff poursuive son développement en France comme cela a été le cas depuis 2002.

Si l’on dresse en effet un petit bilan de l’année 2014, plusieurs choses remarquables sont à noter :

 La première, c’est que le développement de la communauté des skiffeurs s’est encore poursuivi à un rythme plus soutenu que les années précédentes. 115 nouveaux membres ont ainsi rejoint la communauté web des skiffeurs en 2014.
Alors que cet outil internet communautaire est globalement plutôt en déclin, concurrencé par les réseaux sociaux et leur logique égocentrique et onanique, le forum breizhskiff est toujours aussi dynamique (plus d’une trentaine de messages par jour) et reste de loin le plus actif dans la sphère francophone du web pour parler de voile. Preuve que la communauté que nous formons reste soudée en dépit des inévitables tensions et divergences de points de vue.

logoLa deuxième, c’est que le nouveau site lancé en début d’année 2014 est une réussite saluée par beaucoup d’observateurs avisés du web et du sport. Le lifting a été mené de main de maître en peu de temps par quelques passionnés qu’il faut ici remercier. Le nouveau logo a été la cerise sur le gâteau de cette année 2014.

La troisième c’est que sur le plan sportif, la dynamique a été excellente. Le nombre de coureurs classés au trophée breizhskiff a très largement augmenté cette année et nous place maintenant parmi les plus grosses communautés de voile légère en France. J’aime à rappeler que lors de la première année du trophée en 2003, il n’y avait eu qu’une vingtaine de bateaux classés soit une trentaine de coureurs. Aujourd’hui, nous sommes quasiment 10 fois plus et le nombre de skiffs continue de grossir de manière très régulière et attire de plus en plus de monde. D’occasion ou neuf,s les bateaux se vendent et s’achètent et les prix des skiffs de seconde main sont dorénavant de plus en plus proches de ceux du marché anglais. Si l’on compare ensuite le nombre de personnes ayant navigué sur un skiff et classés dans le classement fédéral de la pratique intersérie de la ffvoile avec les coureurs classés dans le trophée breizhskiff, on s’aperçoit que l’écart est très faible, ce qui illustre le poids et la place centrale de breizhskiff par rapport à l’activité skiff en France.

Copyright CV Sanguinet

Copyright CV Sanguinet

Cette croissance forte s’explique aussi par le fait que la gestion du calendrier a été une fois de plus rigoureuse au niveau national et que la grande zone sud trouve enfin une stabilité avec des épreuves skiff qui sont maintenant bien ancrées après des années de tergiversation. Les régates sont dorénavant connues identifiées et bien balisées. Sans cette stabilité le développement n’aurait pas été aussi fort.
Avec quelques épreuves très fréquentées (le Der, Sanguinet, Carnac), nous rejoignons le club, hélas de plus en plus fermé, des communautés capables de faire au moins deux épreuves à plus de 50 bateaux sur la ligne de départ et le club des classes et pratiques capables d’avoir une dizaine d’épreuves à leur calendrier sans jamais tomber à moins de 20 bateaux départ.

– Enfin, quatrième remarque, breizhskiff a une nouvelle fois été moteur sur le plan des idées pour le développement de la voile mais aussi avec des actions novatrices :
Contrairement à d’autres, nous avons été de plus en plus présents dans les clubs, sur les régates de proximité dont le développement est fondamental pour le sport voile. Les skiffeurs sont moteurs de ce point de vue, que cela soit à travers des logiques de clubs sur des projets intergénérationnels ou à travers des logiques de pratiquants. Pour le dire autrement, le sport en club on y croit plus que ceux qui sont censés le promouvoir…
Sanguinet595En plus de la proximité, nous avons également été moteurs sur la question du coaching. Cela fait des années que nous affirmons que le développement de ce type de services est fondamental pour le développement du sport-voile et, alors que personne ne bouge beaucoup, et que le discours des institutions demeurent dans le registre de l’incantatoire, nous avons continué de développer des actions de coaching. Celle en Rhône-Alpes par exemple est riche de promesses.
Alors que l’arrivée de nouveaux bateaux sur le marché, « nouveaux dériveurs »(RS Aero, D-Zero, Melges14 etc…) qui ne sont pas à proprement parlé des skiffs, laisse envisager des jours heureux (soyons optimistes) pour le renouveau de la voile légère, nous avons été les premiers à porter dans le débat la question du « easy sailing » et de ses déclinaisons en France. Là encore, les institutions restent sourdes à ces débats.

Toujours en 2014, nous avons esquissé la création d’un système de classement individuel à l’image de ce qui se fait au golf. Si certains ont bien rigolé de cette idée comme ils rigolaient il y a 13 ans lorsque nous parlions de la relance de l’intersérie, il est à noter qu’elle est aujourd’hui dans toutes les discussions en Angleterre, notamment dans l’environnement sailracer et sailjuice pour ceux qui connaissent… Autant dire ce que ce n’est pas encore la France qui sera novatrice en la matière mais il est vrai que certains affirment haut et fort n’en avoir rien à f… de ce qui se passe à l’étranger, là où la voile sportive est dynamique…

rs800derTout n’est pas rose pour autant et de nombreuses inquiétudes subsistent pour 2015. En effet, il existe encore des gens pour qui la pratique de proximité n’est pas un enjeu fondamental. Il existe encore des gens qui abhorrent la diversité des bateaux et des formes d’animation. Il existe encore des gens pour qui l’intersérie n’est qu’une pratique par défaut, secondaire et non respectable alors que, en parallèle de la monotypie, du temps réel et de tant d’autres formes d’animation, elle participe à la diversité de notre sport, diversité que beaucoup n’assume paradoxalement pas alors qu’elle est l’essence même de la voile. Il existe encore des gens qui, fort de leurs certitudes et de leur vision de la voile légère héritée d’un autre âge, pratiquent systématiquement les coups tordus, font preuve de malhonnêteté intellectuelle et refusent tout débat quand nous les rencontrons. Il existe encore des gens à qui l’on devrait rappeler les mots de Confucius :

« Lorsque tu fais quelque chose, saches que tu auras contre toi : ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire »

Pour 2015, nous ne pouvons donc que souhaiter que, notamment au niveau fédéral, certains s’engagent, prennent un peu positions sur les débats que nous avons soulevés depuis pas mal de temps. Nous leur conseillons la lecture de cet article et de méditer sa conclusion :

« No one would question that if dinghy racing, as a sport, was to be launched in the modern world, it would start out looking very different to the pursuit that has evolved over the last 70 or so years. Yet that ‘blue sky’ thinking suggests that, in the pursuit of excellence for the elite, the grassroots will again be side-lined. The harsh truth that underpins dinghy racing today is that the purist side of the sport, centred on a fewer number of boats, creating one design racing, has long gone, leaving the grassroots firmly rooted in the handicap scene. Rather than denigrate this, it should be embraced in the same way as other progressive events in life have changed society as a whole. There is a very wise old saying that suggests, « that any sin that cannot be cured should be instead declared a virtue », which is a pretty good description of how the handicap system should now be viewed. It means that if we are going to re-energise the sport, getting more boats back out sailing will inevitably mean even more races run under the handicap system ».

plerinEn 2015 donc, comme il est dit dans cet article, nous autres skiffeurs, nous continuerons d’être des pécheurs, nous n’en serons que plus vertueux.

CF

Monsieur le Président, cher Monsieur,

Dans un courrier adressé à la Fédération Française de Voile et que vous avez courageusement bien voulu rendre public, vous faites part de l’énorme scandale survenu lors de l’Open de France 2014 sur lequel personne n’avait encore osé revenir : oui Monsieur le Président, tout comme vous, nous sommes choqués qu’un Finn n’ait pas gagné l’Open de France ! Tout comme vous, Monsieur le Président, nous ne comprenons pas que l’autorité organisatrice, la FFVoile, n’ait pas pris les mesures permettant aux Finnistes de rester sur la plus haute marche du podium qu’ils trustaient depuis des années, place depuis laquelle la classe Finn illumine le monde de la voile légère française et mondiale. Oui Monsieur le Président, tout comme vous nous sommes choqués que les efforts d’ouverture auxquels la classe Finn, classe majeure, consent pour venir chaque année à l’Open de France montrer aux séries mineures ce qu’est l’essence même de la voile, ne soient pas plus reconnus et valorisés. Oui Monsieur Le Président, tout comme vous, nous comprenons que le fait d’avoir été battu sur l’eau a sérieusement « compromis l’image de marque de ce dériveur » et a « desservi les intérêts de la classe ». Oui Monsieur le Président, tout comme vous, nous pensons que « malgré le respect de la parole donnée quant à (votre) participation », il vous faudra être « extrêmement attentifs aux conditions de déroulement de l’Open de France 2015 » et conditionner votre participation à certaines décisions fédérales. Oui Monsieur le Président, nous ne pensons pas comme ces mauvais esprits qui seraient tentés de voir dans vos propos une forme de chantage à l’égard de la FFVoile. Et non Monsieur le Président, nous n’oserons jamais qualifier votre courrier comme étant l’illustration d’un manque de respect des valeurs du sport et vis à vis des autres concurrents et particulièrement vis à vis des deux qui ont eu l’outrecuidance de reléguer les Finn aux places de 3, 5, 7 et 9, places ô combien déshonorables, nous en convenons.

Le jaune devrait être le seul rond de couleur dans une voile de Finn

Le jaune devrait être le seul rond de couleur dans une voile de Finn

Si nous vous soutenons de tout notre poids qui n’égalera jamais celui d’un Finniste dans votre combat pour la réhabilitation de l’honneur de la classe Finn honteusement bafoué lors de l’Open de France 2014, nous tenions néanmoins à vous faire part d’un certain nombre de remarques. Nous vous prions par avance de bien vouloir nous excuser si ces propos pouvaient vous paraître d’une impertinence insoutenable.

 – Pour expliquer ce que vous jugez être l’absolue contre-performance (4 Finn dans les 10 premiers et des places de 3-5-7-9) vous mettez en avant « les parcours qui encourageaient les designs plus modernes en réduisant la quote-part de près au profit des allures portantes ».
Sur la forme, j’imagine que vous souhaitiez dire « avantageaient » plutôt que « encourageaient » car à notre niveau, nous skiffeurs, ne savons pas en quoi des parcours « encouragent » des designs même si nous reconnaissons qu’ils peuvent les avantager… Sur le fond, nous avons observé avec attention les résultats de cet Open de France 2014, et nous n’avons cependant pas remarqué que les designs modernes fussent sur-représentés dans le haut du classement. Mis à part un RS700 sur la deuxième marche du podium, les designs modernes sont 32-36-41-42-51-57. Il est vrai que ceux qu’on appelle les « skiffeurs » sont sans aucun doute d’un niveau sportif affligeant par rapport aux finnistes… Mais alors si l’on suit votre raisonnement, peut être faudrait-il augmenter la « quote-part » de portant pour les « encourager », sauf à penser que ces « engins de plage » comme vous les aviez qualifiés en 2010 n’ont rien à faire sur une épreuve où la majorité des designs sont d’un âge aussi respectable que celui du Finn. A défaut d’augmenter la taille du portant, peut-être accepteriez-vous que le rating de ces « designs modernes » soit revus car quiconque connaît un peu la manière dont les ratings ont été conçus sait que les designs modernes en France sont plutôt défavorisés par rapport à un pays comme l’Angleterre ou l’intersérie est reine et à la base de la pratique voile légère. Certains rajouteront même qu’il serait bien que le Finn ait en France le même rating que celui qu’il a en GB. Pour votre info, en France l’écart de rating entre un RS700 et un Finn est de 225 points (830 contre 1055) alors que dans le système anglais de la RYA il est de 198 (852 contre 1050). Cela est loin d’être anodin…
De même, quiconque connaît un peu la régate intersérie en temps compensé sait que les ratings prennent justement en compte le fait qu’un bateau soit plus ou moins typé près ou portant. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire que les parcours en intersérie comportent autant de près que de portant. Permettez-nous d’ailleurs d’acter le constat que lors de la dernière course raccourcie à la bouée au vent (un parcours avec plus de près que de portant donc), les Finn n’ont pas trusté les premières places de cette manche. Le problème de l’insoutenable contreperformance des Finn à cet Open 2014 est donc ailleurs…
De plus, sur le rond des dériveurs médium, malgré des arrivées systématiquement au vent, les dériveurs plutôt « typés près » n’ont pas mieux marché que les dériveurs « typés portant »… Bien au contraire… Enfin, permettez-nous de vous rappeler l’Open de France 2010 à Quiberon. Les Finn, sur un parcours avec une énorme « quote-part de près », avaient largement dominé et le premier « non-Finn », 7ème de l’épreuve était le même RS700 que celui qui termine 2ème à cette édition 2014 de l’Open. Nous aurions aimé à l’époque vous entendre dire et ou reconnaitre que les parcours « décourageaient » les designs modernes…
Bizarrement vous étiez plus muets et ni les designs modernes, ni les autres dériveurs solitaires plutôt typés portant n’avaient contesté la belle domination des Finn à l’époque, tout simplement parce qu’elle était réelle. Mais voilà, le monde du sport et de la compétition à cette particularité que les hiérarchies n’y sont pas figées pour l’éternité et qu’elles évoluent…

Même en bois, un Finn toujours devant devra être...

Même en bois, un Finn toujours devant devra être…

– Toujours pour expliquer l’absolue et inacceptable contre-performance à vos yeux de la classe Finn à cet Open (4 bateaux dans les 10 premiers et des places de 3-5-7-9, je le rappelle) vous évoquez « la mixité avec des dériveurs en double dans (dont ?) les angles de remontée au vent ou de descente au vent arrière sont incompatibles avec ceux d’un Solitaire ». Si nous comprenons bien que la « mixité » soit un mot qui puisse vous effrayer, nous tenons à vous rappeler qu’elle est pourtant… la raison d’être de la pratique intersérie… Nous nous permettons aussi de vous rappeler que la diversité de l’intersérie, même lorsqu’elle repose sur des divisions double-solitaire plutôt que sur des groupes de vitesse, entraine de fait la rencontre de dériveurs avec des angles et des vitesses de remontée au vent ou de descente au portant différents. Trouvez-vous qu’un RS700, un solitaire pourtant, a le même angle de remontée et de descente qu’un Finn, autre solitaire ? Avez-vous vu ou entendu ces dériveurs plus rapides et/ou avec des trajectoires différentes se plaindre de croiser les Finn attardés ? Et pourtant ces bateaux n’étaient pas tous devant les Finn en compensé. Mais il est vrai que les Finnistes sont forcément les meilleurs sur l’eau… Avez-vous déjà entendu des compétiteurs se plaindre des angles des trajectoires de vos bateaux lorsque vous étiez dans un groupe où vous étiez les plus rapides des moins rapides ?

– Qui plus est, toujours pour expliquer l’absolue et insoutenable contre-performance à vos yeux de la classe Finn à cet Open, vous pointez « l’affectation (de la classe Finn) en dériveur rapide malgré un coefficient voisin de 1… » Il est vrai que le Finn est un bateau dont les pratiquants ont toujours fait l’éloge de la lenteur… De même, il ne vous aura pas échappé que les catégories de rating « fast » « medium » ou « slow » ne sont pas des catégories absolues et gravées dans le marbre. L’affectation des bateaux à telle ou telle catégorie ne répond pas à des critères stricts mais bien au volume global de participation à ces événements interséries comme l’Open. Cela explique pourquoi on peut sur une épreuve donnée être le plus lent du groupe des rapides ou le plus rapide du groupe des dériveurs lents sur une autre épreuve… Si l’on regarde maintenant les écarts de rating entre les différents bateaux, vous reconnaitrez aisément que les différences de rating entre un Finn et le gros de la flotte (Fireball, Ponant, Windy, Jet etc) à laquelle vous étiez affectés sont à peu près similaires à l’écart de rating qu’il y a entre un Finn et les Laser Radial ou Europe qui constituent la majorité de la flotte solitaire des « dériveurs medium » de l’Open de France à laquelle vous auriez manifestement souhaité être affectés. De même si l’on suit votre raisonnement, faudrait-il par exemple refuser à un Laser 4.7 de courir en intersérie dériveur solitaire avec un Finn sous prétexte que l’écart de rating est de 145 points c’est à dire plus que les 85 points d’écart de rating entre un Finn et un Fireball par exemple ?

La réalité, Monsieur le Président, c’est que même si, selon vous, la course intersérie en temps compensé n’est pas quelque chose de sérieux ni de juste sportivement, les différences de niveau des compétiteurs sont largement supérieures aux imperfections de rating et de comportements des bateaux selon telle ou telle condition, parcours etc. Mais n’étant pas à un paradoxe près, nous constatons que si implicitement la course intersérie en temps compensé n’est manifestement pas quelque chose de sérieux pour vous, il n’est quand même pas sérieux que les Finnistes ne gagnent pas les événements interséries…

Même un Finniste lorsqu'il s'égare en 470 se doit de rester derrière !

Même un Finniste lorsqu’il s’égare en 470 se doit de rester derrière !

– Passons enfin sur les aberrations de votre courrier (les parcours où les Finn ne peuvent pas surfer et les différences de météo arguments tout autant valables pour de la régate monotype) pour pointer du doigt ce que vous écrivez non sans une certaine forme de condescendance : « mélanger à des dériveurs qui n’ont cessé de les couvrir, sans jamais être capables, malgré leurs handicaps respectifs, de prendre le large ». Vous rendez-vous compte de ce que vous écrivez Monsieur le Président ? Vous reprochez à une majorité de compétiteurs d’être mauvais pour ne pas dire plus et c’est limite si vous ne sous-entendez pas que ces gens là n’ont pas leur place sur ce style d’épreuve… Vous parlez à juste titre du plaisir de la convivialité de l’Open de France. Ne pensez-vous pas qu’elle serait encore plus forte si vous ne teniez pas ce genre de discours insultant à l’égard de ceux qui, sans aucune prétention, ni ambition, vont se faire plaisir à naviguer sur ce genre d’épreuve à laquelle personne, et surtout pas les classes, n’est obligé de participer. Nous ne nous excuserons même pas d’être nuls, nous le savons et c’est pour cela que nous progressons…

Malgré l’affichage, « Sans jamais remettre en cause le principe de l’intersérie » dites-vous, vous ne faites que cela dans votre courrier en vous en prenant à l’organisation de l’épreuve phare du sport en club, l’épreuve de ceux qui, au delà de leur appartenance à des classes, animent une pratique de proximité, de club dont le sport voile a cruellement besoin dans le contexte actuel. Qu’à cette pratique vous préfériez une pratique que vous jugez plus noble, celle de la monotypie, des classes, des kilomètres parcourus, des championnats de France débarrassés par pur snobisme de l’appellation « promotion » histoire de laisser planer une ambiguïté concernant votre appartenance revendiquée à l’élite de la voile légère, c’est une chose, c’est un choix et personne ne le conteste, ni ne le remet en question. Mais que vous pensiez que le fait que les Finnistes ne gagnent pas l’Open de France soit de nature à « compromettre l’image de marque de ce dériveur» est une grave erreur. Nous tenions même à vous rassurer : vous n’avez pas besoin de cela, il suffit que vous écriviez ce que vous avez écrit pour ne surtout pas donner envie de rejoindre la classe Finn. Pour le dire encore plus trivialement, sur ce coup là mauvaise pub pour la classe Finn, vous l’avez conçue tout seul et vous l’avez diffusée tout seul…

Nous avons néanmoins la faiblesse de penser que ce que vous avez écrit ne sont que les propos d’une personne déçue de ce qu’elle juge comme étant une contre-performance et certainement pas ceux de l’ensemble des membres de la classe et des passionnés du Finn. Et ce n’est clairement certainement pas celui du premier Finniste lors de cet Open qui a su justement raison garder et sportivement féliciter ceux qui occupaient les deux premières places sur le podium, d’une épreuve sans prétention et de tous les autres Finnistes avec qui nous avons eu l’occasion de discuter sur le parking.

En tête, un Fireball, un RS700, ceux par qui le scandale arrive...

En tête, un Fireball, un RS700, ceux par qui le scandale arrive…

Comme tout cela ne doit pas et ne devrait pas être trop sérieux, dans l’hypothèse ou vous jugeriez encore nécessaire pour votre image que la classe Finn soit présente à l’Open de France qui fêtera ses 20 ans en 2015, et dans l’hypothèse où vous vous seriez senti offensé par cette lettre, nous accepterions volontiers le principe d’un duel sur la pelouse de l’ENV afin que vous puissiez laver votre honneur bafoué. Nous vous laissons même le choix des armes. Du côté des « designs modernes » nous nous engageons à tout faire pour vous laisser gagner l’épreuve l’année prochaine. Nous demandons également officiellement que la Fédération Française de Voile, par l’intermédiaire du représentant des classes au CA de l’institution, prenne contact avec les différentes séries et classes, notamment les Fireball, pour qu’elles s’engagent comme les « designs modernes » à laisser gagner les Finnistes.

Dans l’attente, nous vous prions, Monsieur le Président, de croire en l’expression de nos respectueuses salutations sportives.


L’équipe Breizhskiff.com, l’équipe des « designs modernes »


PS. Nous ne doutons M. Marc Allain des Beauvais FRA99 que vous ne manquez pas d’humour et que vous saurez prendre cet article avec le recul qui convient

PPS. Les photos sont celles de l’édition 2014 de l’Open de France et ont été prises par Bernard Porte

Le début d'une révolution...

Aero4Dans le monde actuel de la voile, pour être « hype », il faut utiliser l’expression « easy sailing » ! Ce concept est une réponse à la demande de plus en plus forte des consommateurs pour des produits accessibles et faciles à mettre en oeuvre, tout en restant performants et source de plaisir avec un minimum de contraintes. Notre temps pour le loisir sportif est en effet compté et les bonnes raisons pour ne pas naviguer sont malheureusement légions. Même en voile légère, un dériveur c’est de la logistique, du transport, de l’entretien, du stockage, du temps passé à gréer et dégréer, bref, tout un ensemble de contraintes qui finissent par gâcher le plaisir de la pratique de la voile légère.

Aero1RSSailing le chantier leader en matière de voile légère depuis 20 ans vient de proposer un nouveau produit qui pourrait faire date et marquer une petite révolution dans l’accessibilité à notre sport. Ce nouveau dériveur, l’Aero, n’a rien d’un skiff. Il est plutôt une version moderne du Laser qui il y a 40 ans s’était développé sur ce concept qu’on n’appelait pas à l’époque « easy sailing » avant de se développer sur un mode (la compétition de haut niveau) qui n’avait plus rien à voir avec les objectifs initiaux d’engin de plage accessible au plus grand nombre.

L'architecte met à l'eau à la manière d'une planche

L’architecte met à l’eau à la manière d’une planche

Le RS Aero c’est donc une coque en apparence toute simple de 4 mètres de long avec trois gréements de 5, 7 et 9 mètres carrés. Mais derrière cette apparente simplicité, se cachent de nombreuses innovations qui font de l’Aero, dont le nom renvoie au fabuleux bateau de Manfred Curry, un produit très abouti et parfaitement adapté au « easy sailing ». Le RS Aero c’est d’abord un poids plume. 30 kilos de coque construite en sandwich époxy, 49 kilos en poids de navigation. Ne cherchez pas en dériveur monotype de grande production, il n’existe pas grand chose de plus léger. Cela signifie que le bateau est extrêmement vivant sur l’eau et qu’au portant il déboule. Ce poids qui a été obtenu par une construction soignée et par la forme de la coque et des bouchains, signifie également que le bateau est facile pour les manutentions. Le constructeur prétend qu’il est ainsi possible de se passer de mise à l’eau, qu’il est possible de le porter gréé pour aller à l’eau et de le charger, décharger seul depuis le toit d’une voiture. En terme de stockage, le dessin du plan de pont et le faible poids permettent d’empiler les bateaux.  Sur le plan des performances, tout a été fait dans le dessin de la coque et la position des bouchains pour permettre à un maximum de gabarit de naviguer sur ce bateau et de le rendre peu sensible à l’équilibre longitudinal. Sur le plan du confort, la position au rappel a été particulièrement soignée de même que la question des projections d’eau. Le RS100 était déjà une réussite de ce point de vue.

Stockage

Stockage

L’autre particularité de ce nouveau dériveur repose sur les trois gréements. Le mât carbone est en deux parties et chaque haut de mât est adapté en terme de rigidité à la surface et à la coupe de voile qui est en dacron et à corne. Des adolescents jusqu’au adultes, tout le monde peut naviguer sur l’Aero. La voile contrairement à celle du Laser n’est pas montée sur à fourreau mais se hisse avec une drisse. En navigation, tout est fait pour que le gréement s’auto-régule facilement et donc que la conduite du bateau permette à chacun de naviguer au plus près du potentiel de l’engin quelque soit son gabarit et son niveau.

Entre le moment où vous arrivez au club de voile avec le bateau sur le toit de la voiture et le moment où il sera prêt à naviguer, il ne sera pas écoulé plus d’un quart d’heure, 5 minutes si le bateau était déjà stocké mâté sur le parking du club. On ne dire jamais à quel point cela représente un avantage énorme aujourd’hui. Le temps de mise en oeuvre des bateaux est en effet un frein majeur au développement de notre sport à l’échelon des clubs et pour les propriétaires.

Aero3Sur le papier, les images et les vidéos, ce bateau semble enthousiasmant et pourrait bien réconcilier un grand nombre de personnes à la pratique du dériveur et de la voile légère. Il fallait pour cela que le prix reste sous contrôle. Et de ce point de vue quelle n’a pas été notre surprise de constater que ce bateau était mis en vente à 5800 euros soit moins cher qu’un Laser. Lors du salon de Londres en mars, le Dinghy Show, ce sont déjà près de 100 bateaux qui ont vendus.

Alors oui ce n’est pas un skiff mais nous avons hâte de l’essayer et nous avons envie que ce concept du « easy sailing » se développe dans le monde du dériveur et de la voile légère.

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Vous allez relire tout breizhskiff....

Close-up-of-explosion-of-champagne-bottle-cork2En novembre, après 12 ans de bons et loyaux services, nous avons décidé de changer le logo qui commençait à dater à peu. Et puis, tant qu’à changer le logo, nous nous sommes dit que nous pourrions peut être changer tout le graphisme du site. De fil en aiguille, nous nous sommes enfin dit que pour faciliter la gestion de contenu, nous pourrions peut être aussi changer de CMS et abandonner Joomla pour utiliser un wordpress . Bref, et pour faire simple, nous avons décidé de refaire complètement le site, de créer une version 4.

Cela, c’était à la mi-janvier…

En l’espace de deux mois, nous avons donc relevé le pari un peu fou de refaire complètement le site. Refaire sur le plan de l’architecture technique donc, tout en reprenant le contenu de l’ancien site, notamment le forum et ses messages, mais aussi d’en produire du nouveau. Le tout en parallèle de nos activités professionnelles. Une vraie folie.

Cela n’aurait clairement pas été possible sans deux personnes que l’on doit tout particulièrement mettre en avant. Avec Cédric, Julien et Séverine n’ont pas ménagé ni leur temps ni leur effort pour réussir à refaire un site complet en deux mois. C’est clairement grâce à eux que vous allez reprendre du plaisir à lire tout breizhskiff et non plus seulement ses forums. C’est peut être la plus grosse fierté de cette nouvelle version.

Bien sûr nous ne sommes peut être pas objectifs et peut être que vous ne partagerez pas notre avis mais il nous semble que breizhskiff.com n’a jamais été aussi abouti. Nous vous souhaitons donc beaucoup de plaisir à surfer sur ce nouveau site qui symbolise tout le dynamisme de notre communauté !

La révolution des merveilleux fous volants !

Internation Moth FoilerDans l’absolu, le Moth International n’aurait pas sa place sur un site consacré aux skiffs. En effet, si l’on part du principe qu’un skiff est a minima un bateau qui plane, alors le Moth International ne peut prétendre rentrer dans cette catégorie. Cependant, sur breizhskiff, nous les considérons comme tels et nous les accueillons volontiers sur nos régates et ce pour plusieurs raisons.

La première serait de dire qu’il ‘y a dans l’esprit de cette jauge à développement née dans les années 1920 quelque chose qui se rapproche de celui des skiffeurs traditionnels. En effet, en dehors, du monde des dériveurs classiques des années 50-60, le Moth International a été une des classes les plus innovantes qui soit, comme l’ont été le 14 Pieds International et le 18 Pieds Australiens.

Recherche, développement, l’histoire de cette magnifique série est toute entière centrée sur la recherche de la performance sans contrainte. Pas anodin d’ailleurs que ceux qui dans la classe ont refusé cette recherche permanente de progrès aient créé le Moth Europe et se soient séparés de la classe originelle.

Caractéristiques

  • Architecte:
  • Année: 1928
  • Constructeur:
  • Longueur: 11 pieds
  • Largeur: 2,25 m
  • Grand-voile: 8 m²
  • Poids: 25-30 kg tout compris (9 kg de coque)

La deuxième serait de dire que l’esprit des Mothistes est très proche de celui des skiffeurs et que les passages du skiff au Moth et vice et versa sont courants alors qu’ils le sont beaucoup moins du Moth vers le dériveur traditionnel ou vice et versa.  Comme les skiffeurs enfin, les Mothistes ont longtemps été minoritaires dans le paysage de la voile légère pour ne pas dire regardés de travers.

La troisième enfin, et pour ce qui concerne la France, consisterait à rappeler que c’est sous l’impulsion d’un délicieux Anglais installé en France, que la classe des Moth s’est lancée en France et que c’est en grande partie grâce à Breizhskiff qu’elle a obtenu une certaine visibilité dans l’hexagone. Visibilité qu’elle aurait de toutes les manières gagné tant ce bateau, notamment depuis l’adoption des foils, a révolutionné non seulement le monde du dériveur mais aussi de toute la voile.

Davidmoth

David sans qui le Moth ne se serait pas développé en France.

Soyons clairs, le Moth n’a pas été le premier bateau à voler et l’idée d’utiliser des plans porteurs pour s’affranchir de la dimension archimédienne ne date pas d’hier. Mais, ni la Coupe de l’America version 2013, ni les années « hydroptère » ne pourront faire oublier que les Moth ont été les premiers bateaux à permettre à tout un chacun de voler sur l’eau et de régater à des vitesses hallucinantes, le tout à des prix accessibles.

Cette révolution date de la période 2002-2003 lorsque sous l’impulsion d’un jeune Australien, Rohan Veal, des foils ont été adaptés sur les carènes de Moth et qu’un système de réglages très rustique mais efficace de l’incidence des foils à permis à ces bateaux de voler sur l’ensemble d’un parcours de régate.

Aujourd’hui les Moth volent dès 7-8 noeuds de vent. Ils empannent et pour certains virent en l’air. Leur vitesse max approche les 30 noeuds ce qu’aucun autre bateau de cette taille (et même des beaucoup plus gros) ne peut espérer atteindre. Sur le plan médiatique la classe a atteint une visibilité extraordinaire et attire régulièrement des stars de l’olympisme dans des championnats internationaux de très haut niveau et dans des endroits souvent paradisiaques.

Internation Moth Foiler

Disons le franchement, le Moth est un bateau fabuleux et d’une certaine manière accessible à tout le monde. En effet, si au début de breiéhskiff nous déconseillions à des débutants la navigation sur des Moth Low-rider (ceux qui ne volent pas), la navigation sur les foils est paradoxalement plus accessible que sur les Moth low-rider.

La nouvelle dimension apportée par le fait de naviguer au dessus de l’eau implique en effet de revoir beaucoup de ses standards, d’oublier ce que l’on sait des dériveurs classiques et d’accepter de passer un peu de temps dans l’eau, mais beaucoup moins que vous ne pourriez l’imaginer. Un prix à payer bien faible pour toucher la voile du 21eme siècle.

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L'incontournable !

rsfeva_1logofeva Non décidément, il est difficile de trouver des défauts à ce bateau qui s’adresse à la fois aux jeunes régatiers, à des écoles de voiles et à des particuliers. Il est la parfaite illustration de la supériorité anglo-saxonne en matière de conception de dériveur pour les jeunes régatiers : là où certains constructeurs s’acharnent à vouloir faire des bateaux techniques, les Anglais font des bateaux simples notamment pour les jeunes.

Leur postulat est limpide : sur la tranche d’âge des 10-14 ans, la priorité doit être la découverte du jeu de la régate et la hiérarchie ne doit pas se faire sur de la pure maîtrise de la technique de navigation. Si le bateau devient trop technique, il n’y a plus de jeu et donc, d’une certaine manière, plus d’envie et les enfants passent à autre chose.

Caractéristiques

  • Architecte:
  • Année: 2003
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 3.64 m
  • Largeur:: 1.42 m
  • Grand-voile: 6.5 m²
  • Foc: 2.1 m²
  • Spi: 7 m²
  • Poids: coque : 63 kg

Construit en polyéthylène, ce bateau est superbement accastillé et construit. Quelque soit la version retenue (école, solitaire ou double avec spi asymétrique optionnel) il démontre une extraordinaire polyvalence qui pourrait paraître suspecte à une personne avertie qui découvrirait ce bateau.

Doté d’un circuit de régates pour les juniors en Angleterre et en Europe, et reconnu comme classe internationale par l’ISAF depuis peu, ce bateau a été également choisi par des écoles de voile françaises plutôt réputées pour leur intransigeance. Dans le cadre du programme FFvoile de la pratique en flotte collective, le Feva se développe en France au point de rassembler plus de participants que l’Equipe.

2010 World Championships

Les particuliers ne sont pas en reste et le RS Féva est un bateau idéal pour faire découvrir la voile à ses enfants : stable et performant, il lui arrive de planer.

Pour avoir passé une journée au chantier RS Sailing qui le produit, j’ai été surpris par le nombre de particuliers qui investissaient dans ce bateau pour découvrir la voile ou s’y remettre en famille. La journée n’a été qu’un défilé ininterrompu de familles venant chercher leur jouet.

L’accastillage et les voiles sont d’une qualité rarement atteinte sur ce genre de bateau le tout à un prix en dessous de ses concurrents directs.

rsfeva_3Au passage, signalons que certaines écoles de voile française intéressées par ce bateau souhaitaient adapter des voiles en dacron plutôt que de conserver les voiles standard en mylar. Hérésie qui démontre le chemin qu’il reste à faire auprès des écoles : les voiles en mylar s’usent beaucoup moins vite que des voiles en dacron et sont beaucoup plus stylées que celles qui renvoient à la plaisance de grand-papa.

Des défauts à signaler ? Rien d’évident si ce n’est que les enfants grandissant, il faudra vite investir dans un bateau plus long. Remarquez, la gamme RS arrive à répondre à la majorité des demandes d’adeptes de la voile légère.

Cédric Fraboulet

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Le skiff des jeunes, le 420 moderne !

29erHourtin1logo29erDessiné par Julian Bethwaite, le 29er est le digne petit frère du 49er. Il en reprend les principaux éléments un trapèze en moins. Ce bateau va vite, très vite.

Vivant à la barre précis, sensible aux réglages, mais assez instable, il a pour ambition d’être le dériveur pour les championnats du monde jeune. Reconnu comme tel par l’ISAAF pour les deux prochaines années, il a été adopté par de nombreuses fédérations à l’exception de la FFV qui maintient le 420 comme support jeune.

Caractéristiques

  • Architecte: Julian Bethwaite
  • Année: 1998
  • constructeur: Ovington
  • Longueur: 4,24m (flottaison)
  • Grand-voile: 10m²
  • Foc: 3m²
  • Spi: 16 m² (capelage)
  • Poids: 90kg (équipé)

Très développé au niveau international, il s’adresse logiquement à des jeunes qui ambitionnent de passer un jour sur le 49er mais il n’est pas rare de trouver en France des propriétaires qui souhaitent découvrir de nouvelles sensations après avoir pratiqué la planche à voile ou le catamaran.

29erhourtin2Selon toute vraisemblance, il deviendra le support jeune excluant sans doute alors les propriétaires amateurs qui resteront en dehors des filières fédérales mais continueront à l’utiliser pour le plaisir et le loisir sportif.

Il est difficile d’émettre des critiques sur ce bateau même s’il reste plus difficile d’accès qu’un buzz ou qu’un 420. Bref, un engin étonnant !

En France, les Glénans proposent depuis 2002 des stages sur ce bateau. Les personnes qui y ont participé se déclarent ravies ! Tant mieux pour le développement des skiffs !

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Le maillon faible de chez Bethwaite !

29erXXDans quelques années, l’histoire retiendra sans doute le 49er, le 49erFX, le 29er et beaucoup moins le 29er XX, dessiné par Julian Bethwaite. Comme son père avant lui, Julian est un personnage capital de la voile légère des 30 dernières années. L’accès du skiff à la reconnaissance olympique à travers les 49er et au mondial ISAF jeunes à travers le 29er, est le résultat d’un engagement sans faille pour la pratique du skiff et ses valeurs. Dans cette quête de la reconnaissance olympique du skiff, Julian Bethwaite a eu l’idée de présenter dans un premier temps un 29er survitaminé, le 29erXX, pour permettre aux filles passionnées de skiff de rêver d’or olympique comme les garçons.

Caractéristiques

  • Architecte: Julian Bethwaite
  • Année: 2005
  • Constructeur: Ovington
  • Longueur:: 4,24m (flottaison)
  • Largeur:: 1,77m
  • Grand-voile: 15 m² avec foc
  • Foc:
  • Spi: 19 m²
  • Poids: 77 kg coque équipée

Basé sur la fabuleuse carène du 29er, le 29erxx dispose d’un gréement carbone, d’une surface de voile augmentée et d’un double trap. Selon les différentes versions qui se sont succédé on pouvait trouver une voile avec plus ou moins de corne et un safran plus ou moins déporté pour compenser la relative faible longueur à la flottaison de la carène.

Car là est tout le problème du 29er XX, dans la succession de versions qui n’ont jamais réussi à convaincre du total bien fondé de la démarche XX. Si le bateau est très vivant, certains diront qu’il manque de puissance car la surface de voilure n’a été que peu augmentée par rapport au 29er alors que l’adjonction d’un deuxième trap pour le barreur a augmenté le couple de rappel.  De même, les différentes version de safran n’ont pas réussi à faire oublier la faible longueur à la flottaison et le côté volage d’une coque dont le plan de pont avait été conçu pour une utilisation en mode simple trapèze.

29erXX_2Comme tout Bateau hybride le 29erXX n’est donc pas une énorme réussite technique mais il reste un superbe engin de fun pour des équipages légers qu veulent prendre du plaisir sur une carène fabuleuse en dépit des soucis techniques et d’ergonomie du bateau dans sa version XX. Quelques Français l’ont bien compris et prennent un malin plaisir à naviguer selon les conditions où leur envie en 29er XX ou en 29er classique. C’est bien là l’essentiel.

Si d’un point de vue technique le 29er XX, au contraire du 49er et du 29er, ne laissera pas un souvenir impérissable dans l’histoire du dériveur, il aura, du fait même de ses limites de conception, joué un rôle majeur dans le choix du 49erFx comme skiff olympique pour les filles. Le 29erXX aura montré que les filles étaient capables de maitriser physiquement un plus gros dériveur, un dériveur plus puissant, plus long, peut être même trop, le 49er FX. Symboliquement il aura donc montré que le haut-niveau olympique chez les filles est avant tout comparable à celui des garçons, qu’il est autre chose que le prolongement du haut-niveau jeune dont le 29erXX aurait été la non seulement la matérialisation mais aussi la continuité.

Pour une diversité de l'offre !

Depuis quelques années maintenant la FFvoile s’est engagée dans une politique de promotion de l’intersérie et de valorisation de cette pratique qui est à la base de l’animation dans l’univers du sport en club et dans l’univers du sport de compétition. Si cette politique produit des résultats mesurables là où elle est mise en oeuvre, elle est encore mal comprise par beaucoup qui, ce faisant, entretiennent une vision malthusianiste du développement de la voile. A les écouter, hors de la pratique monotype, hors de politiques sportives de filières basées sur une offre restreinte de « supports » point de salut, notamment dans une perspectives de formation au haut niveau. A les écouter, réduire le nombre de séries et de formes d’animation serait la garantie de rassembler et de mobiliser le plus largement possible. En tenant ce discours ils font plusieurs erreurs grossières et entretiennent un système qui a pourtant montré ses limites.

interseriederiveurPremièrement, ils ignorent un principe fondamental pas seulement valable pour le monde du sport : plus l’offre est variée, plus elle est susceptible de toucher un public le plus large possible, où quand Say s’oppose à Malthus. Il n’est pas anodin d’ailleurs de constater que les nations les plus dynamiques en voile sont celles où la diversité de l’offre sportive est la plus forte. Pour prendre un exemple, rien qu’en dériveur, il y a en Angleterre plus de 100 classes de répertoriées dont plus de la moitié sont capables de réunir plus de 30 bateaux sur un national. Nous sommes bien loin de cette situation en France où la logique de restriction de l’offre et la logique de filières donnent une vision monolithique de notre offre et réduisent le nombre de pratiquants possibles car ces derniers ne trouvent pas une offre de pratique qui correspond à leurs envies, à leur gabarit, à leurs moyens, à leur niveau, bref à tous les éléments qui entrent en ligne de compte lorsque l’on souhaite acheter un bateau pour pratiquer la voile de compétition. Pour le dire encore autrement et de manière plus abrupte, un licencié qui ne souhaiterait pas naviguer en Laser parce que ce bateau ne lui convient pas n’est pas moins respectable qu’un licencié qui trouve du plaisir à la régate en Laser. Et l’on voit encore trop souvent des régatiers se faire refuser l’inscription à des régates locales ou régionales parce qu’ils n’ont pas le bon bateau ou plutôt celui considéré comme tel au nom de principes bien flous. Ou comment se tirer une balle dans le pied tout en affirmant avec fierté que la richesse du sport voile c’est sa diversité qui n’existe en fait que dans les discours.

FFV_label_CSL_quadriDeuxièmement, ils oublient que leur vision est une vision pyramidale de la structuration et du développement du sport, système qui est à bout de souffle. Ce faisant, ils plaquent sur l’univers du sport en club et sur l’univers du sport de compétition des problématiques et des modes de pensées issus du haut-niveau et qui ne concernent qu’une infime minorité des licenciés. Hors, si la déclinaison à l’échelon du sport en club et du sport de compétition des schémas du sport de haut-niveau suffisait à générer une croissance du nombre des licenciés de la FFvoile, nous n’aurions aucun problème, nos clubs seraient pleins et nous n’aurions aucun pratiquants de voile sportive non licenciés. Que reste-t-il par exemple de l’explosion de la pratique de la planche des années 80 ? Des centaines de personnes qui pratiquent leur passion du windsurf en dehors des clubs faute d’avoir su les accueillir. Il faut arrêter de penser que l’on pratique la voile au niveau local et régional pour les mêmes raisons qu’un sportif de haut-niveau. Les attentes, les objectifs, les moyens ne sont pas les mêmes et notre incapacité à proposer une offre sportive et d’animation qui corresponde aux attentes de 99% de nos licenciés demeure une épine dans le pied du développement de la voile sportive. Tant que l’on ne réfléchira pas à ce que l’on recherche en s’engageant dans la pratique de la voile sportive, à ce qui pousse certains à rejoindre des clubs, tant que l’on continuera à restreindre l’offre et à survaloriser la question du matériel et détriment de la problématique d’animation et de sociabilité, nous limiterons notre possibilité de développement du sport voile.

Accessoirement ce type de raisonnement tend à survaloriser quelques catégories de pratiquants. Non seulement certain voudraient imposer des schémas « haut niveau » à tous les échelons mais ils survalorisent aussi et du coup certains types de populations, les jeunes notamment avec des discours où l’évidence confine à la banalité. Bien évidemment que nous avons besoin de jeunes pour l’avenir de la voile de compétition. C’est une évidence. Cependant lorsque les politiques sportives, sous prétexte de les valoriser en leur faisant miroiter un rêve de haut niveau laissent de côté l’immense majorité des licenciés sans que pour autant cela garantisse le maintien des jeunes dans l’activité une fois sortis des « filières », ne se trompe-t-on pas de priorité ?

Ensuite, ceux qui sont dans cette logique malthusianiste du développement de la voile et s’opposent aux partisans d’une réflexion sur la diversité de l’offre se trompent de combat et sur les intentions de ces derniers :

Départ Skiff GranvilleCe n’est pas parce que nous sommes favorables à une diversification de l’offre d’animations, de supports, à la promotion de l’intérserie que nous sommes contre la monotypie. Nous sommes contre la prétention des malthusianistes à penser que seule la monotypie répond aux attentes de l’immense majorité des pratiquants de voile. L’intersérie n’est qu’un outil, un moyen, une forme d’animation susceptible de rassembler le plus largement possible quand la monotypie tend à cloisonner, à restreindre, à exclure et à survaloriser la question du matériel au détriment de la question de l’animation. La promotion de la régate intersérie n’est ni plus ni moins qu’une forme d’animation compétitive pour permettre à chacun quelque soit son bateau de se confronter aux autres, ce qui est l’essence même du jeu de la régate. Et si la pratique intersérie n’empêche pas la régate monotype, l’inverse est plutôt rare, illustrant par la même leur complexe de supériorité et leur représentation hiérarchisée de la pratique de la voile de compétition et de club.

Enfin, n’étant pas à une contradiction près, les malthusianistes sont généralement aussi les grands pourfendeurs du concept de flotte collective qui repose pourtant en grande partie sur la monotypie, preuve encore une fois que c’est moins la monotypie parée de toutes les vertus morales qu’ils défendent qu’une vision restreinte du développement de la voile. Pire encore ces malthusianistes sont capables d’aller plus loin encore dans la contradiction. Leur nouveau cheval de bataille, c’est le haut-niveau globalisé, la transversalité dans le monde du haut niveau, le passage d’une série à l’autre ou du moins la multiplication des expériences dans divers domaines de la voile de haut niveau. Mais comment faire pour que cela ne reste pas que du discours quand tout le reste repose sur cette vision malthusianiste du développement du sport et une politique restrictive de filière et de cloisonnement ?

Les débats qui agitent le monde de la voile sur la question de son développement ne doivent donc en aucun cas se réduire à un débat stérile et réducteur, monotypie versus intersérie. Ce n’est qu’un aspect d’une opposition entre ceux qui sont partisans d’une approche malthusienne quand les autres sont favorables à la diversification de l’offre. Et ceux qui se présentent comme les modernes ne le sont pas tant que cela.

Cédric Fraboulet