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Un pionnier du skiff de série

iso_2logoisoDans les années 80-90, Topper était le seul constructeur de dériveur Anglais à pouvoir rivaliser avec Laser, c’est à dire à pouvoir produire des dériveurs de série performants.

Avec l’ISO, Topper a été l’un des premiers à se lancer sur le marché des skiffs de série et abordables techniquement et financièrement avec un gros succès.

Malheureusement au milieu des années la production de la gamme « skiff » de chez Topper a été arrêtée. Reste que l’ISO se trouve en grande quantité sur le marché de l’occasion à des prix très bas et constituera à l’évidence une parfaite porte d’entrée dans le monde du skiff.

Caractéristiques

  • Architecte: Ian Howlett & John Caig
  • Année: 1993
  • Constructeur: Topper
  • Longueur: 4.74 m
  • Largeur:: 1.75 ou 2.15 m
  • Grand-voile: 9.70 m²
  • Foc: 4.6 m²
  • Spi: 18.8 m²
  • Poids: 100 kg (Coque)

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L’ISO à été le premier bateau pensé pour égaliser les chances entre équipages légers et lourds.

John Caig, l’architecte, deux fois champion du monde de Fireball dans les années 70, a ainsi introduit des échelles amovibles, que les équipages légers gardent pour avoir plus de couple de rappel et vice-versa

Doté d’un mât alu et d’une coque large construite en sandwich, l’ISO est un bateau assez stable, plus proche des dériveurs traditionnels que bon nombre d’autres skiffs.

C’est au final un bateau robuste et assez facile d’accès, ce qui a favorisé son développement en France. Il est ainsi présent sur l’ensemble des interséries en France.

Cédric Fraboulet

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Tradition et modernité !

d-one_2d-oneParler du D-one c’est aussi d’abord et avant tout parler de son concepteur, Luca Devoti, personnage haut en couleur, médaillé olympique en Finn, qui a mené de nombreux projets sportifs et donné son nom à un chantier reconnu qui produit les meilleurs Finn du monde.

Nul ne s’étonnera dès lors de ce lien de parenté évident du D-one avec le Finn, lien de parenté qui peut laisser dubitatif.

Il est particulièrement évident sur tout l’avant du bateau et au niveau de l’accastillage (la barre d’écoute notamment) et du mât. Et, rapporté à ce côté classique de la coque, du mât et de l’accastillage, les éléments censés apporter la touche de modernité peuvent finir de laisser une impression esthétique pas forcément très agréable. Par exemple, c’est bien de bancs ce rappel dont il faut parler et non d’ailes ou d’échelles comme dans l’univers des skiffs purs et durs. De même, le tangon décalé à l’étrave du bateau donne quant à lui l’impression d’avoir été rajouté, bref d’avoir fait du neuf avec du vieux au fond d’un garage italien.

Caractéristiques

  • Architecte: Phil Morrison
  • Année: 0
  • Constructeur: Devoti
  • Longueur: 4.23m
  • Largeur: 2.32m
  • Grand-voile: 11.5m²/9.5m²
  • Foc: N/A
  • Spi: 13.2m²
  • Poids: 75kg

Si l’esthétique est critiquable sur de nombreux points, en faisant abstraction de cet aspect, on découvre un bateau loin d’être inintéressant. Comme tous les bateaux construits par Devoti, il convient de souligner la grande qualité des matériaux et le soin apporté aux détails et aux finitions.

L’accastillage est toujours bien placé, les réglages nombreux, s’inspirant des années d’expérience du constructeur dans le monde du Finn. Années d’expérience qui comme on dit dans une marque italienne bien connue « feront toujours la différence ».  Choisir un D-one c’est l’assurance d’avoir un produit qui ne vieillira pas et gardera une valeur de revente élevé.

d-one_3Sur le plan du comportement sur l’eau, le D-one a la réputation d’être un très bon marcheur au près, tout comme le Finn. Son mât très en avant, la puissance et la coupe de sa voile et la grande largeur du bateau font qu’au près il lâche son concurrent direct le RS100.

Au portant c’est une autre histoire, pour les mêmes raisons qui font qu’il va vite au près.

d-one

De part son système d’égalisation des poids d’équipage, il reste accessible pour une belle range de gabarit. Sur le plan du comportement, là encore, à l’image d’un Finn, il reste stable et donc accessible pour des voileux de tout niveau.

S’il se vend moins bien que le RS100, la différence de prix n’est pas anodine, le circuit international du D-One est assez développé en Europe et se développe notamment sur la possibilité de louer des bateaux pour les événements et d’y arriver avec juste son sac d’affaires de voile.

Certes, ce concept de flotte collective a un coût mais quel plaisir de se déplacer sur une régate sans son bateau, sans remorque etc, bref de diminuer les contraintes logistiques qui sont un fléau au développement de la voile.

Au final, malgré son prix un peu élevé mais justifié par la qualité de construction du bateau, le D-one se révèle intéressant pour une clientèle qui voudrait quelque chose de « classique » même si ce mot n’est pas adapté à l’univers du skiff.

Bien évidemment certains pourraient vouloir quelque chose de plus exclusif dans le design mais bon… Le classique peut rassurer. Et si certains restent sur l’eau et continuent de naviguer grâce à ce bateau alors il n’y aura rien à redire.

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L'asymétrique pour tous !

RS 200 Lake Garda 2008logors200Le RS200 est au monde de la voile légère ce qu’un blockbuster est au monde du cinéma. Un des plus grands succès des 20 dernières années, un bateau populaire, du moins en Angleterre, sur lequel on a toujours plaisir à naviguer.

Chaque année, il figure dans les premiers de la « UK national championship attendance table » du prestigieux magazine Yachts and Yachting. Il faut le dire clairement, en Angleterre, paradis terrestre de la voile légère, pays qui est au dériveur, ce que la France est à la gastronomie, le RS200 rassemble tous les publics : de l’olympien à la famille, en passant par les jeunes, les vieux, pardon les seniors, tous les pratiquants ont ou vont naviguer un jour sur ce bateau, depuis la régate de club jusqu’aux Eurocups en passant par la pratique de loisir.

Caractéristiques

  • Architecte:
  • Année: 0
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4.00
  • Largeur:: 1.83
  • Grand-voile: 9
  • Foc: 2.52
  • Spi: 8.29
  • Poids: 78

RS 200 Lake Garda 2008

On a beau chercher ce bateau n’est pas loin de n’avoir aucun défaut. Dès qu’il y a un petit peu de vent et à condition de ne pas être trop lourd, ce dériveur est vivant, vif précis mais hyper accessible.

Au portant malgré son tout petit spi, sa carène fait des merveilles et donnent des sensations de glisse que bien des dériveurs ne donneront jamais. En compétition, il est une formidable école pour se perfectionner à l’art délicat du jeu de la régate, de la tactique et de la stratégie.

S’inscrivant dans la très longue tradition anglaise des dériveurs doubles sans trapèze, le RS200 est particulièrement adapté aux petits plans d’eau et à la découverte et à l’apprentissage de la voile.

Il est un formidable bateau de club et, même si des exceptions existent, sa quasi absence des plans d’eau français traduit et symbolise le déclin de la culture voile légère en France.

RS 200 Lake Garda 2008

C’est pourtant un bateau simple, facile à mettre en oeuvre, à entretenir et qui aurait toute sa place dans les animations pour les membres des clubs de voile français si ces derniers étaient ce qu’ils n’auraient jamais dû cessé d’être, des lieux de vie et de sociabilité. C’est d’ailleurs sur cette base que ce bateau commence à s’exporter hors d’Angleterre, vers l’Australie, la Suède et les Etats-Unis.

Dernier avantage et non des moindres, on peut être propriétaire d’un RS200 d’occasion pour un prix très bas à condition d’aller en Angleterre, ce qui de nos jours se fait très bien. La condition pour disposer d’un petit bateau qui a tout d’un grand.

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Objet de design, design de l'objet.

rs300_1Parler du RS 300, c’est d’abord et avant tout poser des questions : hormis les bateaux de jauge à développement, et particulièrement le Moth International, y-a-t-il eu dans l’histoire des dériveurs de série quelque chose d’aussi surprenant et d’aussi attirant à la fois ?

Pourquoi ce bateau dont le développement est resté limité continue-t-il de garder ses passionnés et pourquoi tous ceux qui parlent de leurs navigations en RS300 le font avec des étoiles dans les yeux ?

Pourquoi enfin ce bateau que tout le monde décrit comme extraordinaire n’a pas connu un développement plus important que celui qui a été le sien ? Car si certains diront qu’il est techniquement difficile, ce n’est pas non plus un Moth !

Osons des hypothèses : la première serait que ce formidable bateau est d’abord et avant tout un refus du compromis, quelque chose d’exclusif qui dénote dans la gamme RS.

rs300Refus des compromis esthétiques. ce bateau est un pur objet de design avec le côté forcément repoussant que cela peut avoir. On aime ou on déteste, on ne reste pas indifférent !

Refus des compromis techniques : sa carène tout à la fois tendue et ronde est entièrement dessinée pour limiter la surface mouillée et favoriser la vitesse mais aussi l’instabilité. Hormis le Moth sur Foil, il est sans doute le dériveur solitaire sans trapèze le plus rapide au près.

Refus des compromis vis à vis de la performance et des sensations : ce bateau rappelle que même si RS Sailing a conçu des bateaux parfois plus sages et abordables que la concurrence, il y a dans leur gène d’abord et avant tout une culture de la performance : le RS600 avait ouvert la voie, le RS300 a continué.

Refus des compromis vis à vis du public cible. En Angleterre, la petite communauté des adeptes du RS300 est soudée, active et disons le assez expressive ! Des passionnés avec autant de « patate » que leur bateau mais des passionnés parfois à l’écart.

C’est sans doute pour ces raisons que le RS300 n’a pas connu un développement proportionnel à l’enthousiasme qu’il génère et proportionnel à son niveau de performance. Si vous recherchez un bateau qui soit d’abord et avant tout un bel objet, un engin pour se faire plaisir sans trop de contraintes alors foncez. On en trouve d’occasion à des prix  très abordables et même s’il peut paraitre technique à certains, sachez qu’il reste accessible à n’importe quel pratiquant de dériveur ayant une expérience en dériveur.

Comme d’autres dériveurs de cette catégorie, le RS300 n’est pas à proprement parlé un skiff. Pourtant parmi les bateaux de cette catégorie des dériveurs solitaires sans trapèze, il est celui qui s’en rapproche le plus tant le refus des concessions et du compromis et son niveau de performance ainsi que l’esprit de ses défenseurs rappelle certaines des plus fameuses séries de skiff.

Inconnu en Europe !

16ft_01 Des différents skiffs « down under » on connait généralement le 18 Pieds Australien , éventuellement le 12 Pieds, peut être le Cherub Australien mais finalement très peu voire pas du tout le 16 Pieds.

Cette classe tout aussi vieille que celle des 18″, elle a été créée en 1901, est encore active en Australie notamment dans la région de Sydney et continue de jouer un rôle de marche-pieds pour ceux qui veulent aller vers le 18 pieds. Trevor Barnabas, l’une des légendes du 18 Pieds a par exemple été plusieurs fois champion de 16 Pieds avant de faire du 18″ et d’y briller.

Caractéristiques

  • Année: 1901
  • Longueur: 4.88 m
  • Largeur: 1.78 m
  • GV + Foc: 22 m²
  • Spi: 45 m²

Comme le 18″ et le 12″, la classe des 16 pieds à évolué tout au long de son histoire. Si l’on retrouve tous les éléments qui font d’un dériveur un skiff (puissance, instabilité, spi asymétrique, surface de voile importante), le 16 pieds se caractérise pas l’absence d’échelle et pas le fait que seul deux des trois équipiers ont le droit d’aller au trapèze. Le barreur est au rappel sur le liston. Du coup, et c’est une particularité de ce bateau très « club », ce n’est pas rare de trouver des équipages avec une grande diversité d’âge, les plus vieux à la barre et non pas au trapèze.

16ft_02

Techniquement et sur le plan de la construction, il apparait moins abouti, moins bien fini, moins perfectionné, bref plus rustique qu’un 18″.

Plus accessible que son grand frère, il n’en demeure pas moins instable, très performant et nécessite tout comme le 18 une bonne coordination de tout l’équipage pour performer.

Il y a dans le 16 Pieds quelque chose qui relève du « bateau de potes », bref le genre de bateau qu’on aimerait voir plus souvent dans les clubs de voile en Europe.

A redécouvrir !

RS 10th Anniversary Event 3-5 May 08logorsvareo Au moment où le marché du dériveur solitaire sportif semble connaitre un nouvel essor avec l’arrivée sur le marché du RS100 et du D-one en 2010 et du RS One et du D-Zéro en 2014, il reste intéressant de se pencher sur ce bateau mal connu qu’est le RS Vareo et né à la fin des années 90.

Rappelons d’abord qu’il est le premier dériveur solitaire de série à avoir adopté un spi asymétrique et à avoir connu un relatif succès en Angleterre chez une clientèle de club qui souhaitait un bateau simple et accessible pour une pratique de proximité et sans beaucoup de prétention sportive même si tout le monde en Angleterre a plaisir à faire les régates de club qui ont déserté le paysage français des clubs de voile.

Caractéristiques

  • Architecte: Phil Morrison
  • Constructeur: LDC
  • Longueur: 4.25m
  • Largeur: 1.57m
  • Grand-voile: 8.8 m²
  • Spi: 10 m²
  • Poids: 93kg

Certains ont pensé qu’avec l’arrivée sur le marche du RS100 et du D-one, le RS Varéo était condamné à disparaître . Pourtant il n’en est rien et l’arrivée de la concurrence n’a fait que remettre au grand jour ce bateau qui se développe maintenant dans des pays comme la Tchéquie…

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La raison de la survie de ce bateau malgré l’arrivée du D-one et du RS100 est pourtant évidente. Ils ne sont clairement pas sur le même marché. Le Varéo séduira une clientèle moins sportive, beaucoup plus familiale et pourra parfaitement embarquer une autre personne pour de l’apprentissage et notamment la découverte du spi asymétrique.

Nous aurions pu classer le RS Vareo dans les dériveurs d’initiation. Et pourtant… Même si ce n’est clairement pas un skiff et clairement un bateau de pure performance, c’est un bateau unique en son genre et qui rendra beaucoup de services dans le développement de la pratique de la voile à spi asymétrique.

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