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Trophée Breizhskiff - Briefing Lac du Der

Trophée Breizhskiff – Briefing Lac du Der

A 59 jours de la première régate de la saison 2014, les choses avancent plutôt bien. Il y a déjà 40 skiffs pré-inscrits en provenance de nombreux pays pour cette régate dont la vocation européenne se confirme d’année en année. Les inscriptions continuent d’arriver sur le site franceopenskiff.fr et laissent donc supposer une participation record.

Parallèlement à cela, dans de nombreux coins de France, en Bretagne, dans le sud et en région parisienne, ils sont nombreux ceux qui ont déjà repris l’entrainement et affutent leurs armes.

D’autres se lamentent de ne pas pouvoir naviguer suffisamment…

To be continued !

Cet article fait le point sur l’histoire de Breizhskiff entre 2002 et la fin 2010. Pourquoi pas jusqu’à aujourd’hui ? Ca viendra !

Logo Breizhskiff 3

Logo Breizhskiff 3

Breizhskiff.com est à l’origine une démarche personnelle et totalement bénévole de deux passionnés de skiff mais aussi et surtout ce qui se voulait et se veut toujours être une réponse à la difficulté du développement de ce type de bateau en France. Le développement à travers notamment l’outil internet de breizhskiff était d’abord une réponse à une situation issue des années 90 :

Une pratique skiff qui peinait à se structurer

La maquette de BSP3

La maquette de BSP3

Dans les années 90, les skiffs grands publics, monotypes et développés par de grands chantiers apparaissent sur le marché. La concurrence est forte entre les marques et les premiers pratiquants sont souvent issus de classes bien structurées. Ce faisant, ils ont tendance à structurer l’embryon des skiffs régatant sur la base de la culture de classe dont ils sont issus (naissance de l’AFISO, de France Laser 4000 et 5000, de la classe B14 etc.). Au départ face à cette émergence quelques clubs (Carnac en premier lieu) mettent en place des événements intersérie pour regrouper tous les « nouveaux dériveurs » puisqu’ils sont appelés ainsi. Néanmoins, indirectement soutenue par les importateurs et les chantiers, mais aussi par des divergences entre les pratiquants (les Buzz, ISO, plus axé « loisir », les Laseristes 4000 et 5000 plus régate) on assiste rapidement à la fin des événements interséries skiff. La dernière édition de l’Eurosail à Carnac a lieu en 1998. Parallèlement, les chantiers qui soutenaient en France des événements européens monotypes pour les skiffs (eurocup 4000, eurocup ISO, Eurocup B14 etc) voyant que le marché ne décolle pas, préfèrent soutenir des événements internationaux là où le marché prend : ainsi l’Eurocup 4000 part durablement en Italie et il faudra attendre 2005 pour que les administrateurs de breizhskiff parviennent à la faire revenir en France.

Tout au plus peut-on signaler quelques événements de prestige pour les skiffs avec la venue depuis 1999 des 18 Pieds Australiens à Carnac.

Sur le plan du haut niveau, l’accession du 49er au statut olympique pour les JO de 2000 et l’arrivée du 29er met l’accent à l’international sur le potentiel pour le développement de la voile de ces bateaux.

En Europe la pratique skiff parvient à se structurer à peu près dans d’autres pays que l’Angleterre.

A la fin des années 90 et au début des années 2000, il n’existe donc pour ainsi dire plus aucune activité skiff alors même que les bateaux existent encore… La régate de Quiberon, la fameuse Teignouse cup qui se lance au début des années 2000 rassemble à peine 10 bateaux pour sa première édition.

Des skiffs victimes de l’image véhiculée

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Si la structuration de la pratique du skiff rencontre de vraies difficultés, elle est aussi victime de la perception que les pratiquants voile légère peuvent avoir de ces bateaux appelés à l’époque « nouveaux dériveurs ». Nouveaux pour longtemps ? La presse particulièrement, mais aussi les pratiquants de séries plus traditionnelles, les institutions de la voile légère véhiculent une image déplorable de ces bateaux : trop instables, réservés à une élite, à des funambules, inutilisables dans le cadre de l’école de voile, trop chers, pas assez développés etc. De rares clubs à l’époque investissent dans des skiffs notamment Carnac, La Baule, Doussard, plus quelques autres dans le sud ainsi que quelques structures comme l’UCPA puis les Glénans plus tard. Les trois premières disposent de Buzz, le troisième de 14 OD. Ils abandonneront vite pour certains. Bizarrement, alors même que tous les bateaux assimilés à des skiffs sont d’une grande diversité en termes d’exigences techniques et ou physiques, ils sont tous « rentrés » dans une case « extrême » par l’opinion. Dans les clubs les moniteurs n’aiment pas utiliser ces bateaux avec lesquels les stagiaires passent à l’eau. Cette image élitiste des skiffs se révèle très bien dans l’analyse sémantique des numéros « spécial salon » des grands magazines de voile. Le numéro spécial salon 2010 de Voiles et Voiliers est malheureusement encore en plein dans la dérive.

Tout comme l’absence de structuration sportive de la pratique skiff avait gêné son développement, l’image élitiste de ces bateaux conduit petit à petit à leur disparition du catalogue des revendeurs, à tout effort de promotion de leur part. Ainsi, au début des années 2000, les skiffs ne sont plus présentés sur le salon nautique à de rares exceptions près. Les bateaux ne se vendant plus ou pas suffisamment pour que leurs constructeurs respectifs investissent dans de la promotion. Ainsi, même pour un pratiquant, non régatier, il vaut mieux à cette époque aller faire du dériveur traditionnel… Dériveur traditionnel, dont la pratique est alors pourtant plutôt en déclin par rapport aux années 70 et marqué par un conservatisme fort de la part des structures (les associations de classe) qui sont censées assurer son développement. Elles ont de plus et aussi tendance à s’opposer les unes aux autres. Qui plus est, dès cette époque commencent à se faire jour des problématiques de structuration de la pratique voile dans son ensemble qui est marquée par une baisse du nombre de pratiquants, par l’émergence des problématiques de déplacement et de coût. Sans parler de l’émergence à cette époque des nouveaux moyens de communication qui jetaient les bases d’une réorganisation de la manière de parler et de faire parler de la voile.

C’est dans ce contexte et cette situation que breizhskiff.com est né en mars 2002 et qu’il s’est développé et structuré.

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Essai de logo 2002

Breizhskiff comme réponse

La base line de breizhskiff.com traduit la volonté de changer l’image et la perception des skiffs en France. « Le skiff c’est pas sorcier ». Le projet breizhskiff ou le skiff c’est pas sorcier en référence au projet blair witch entend donc lutter contre les idées reçues sur ces bateaux, quitte à rentrer en opposition frontale avec certaines institutions, avec certaines classes, avec certaines pratiques et quitte à produire un discours d’opposition parfois très militant donc excessif.

L’objectif est de mobiliser les rares pratiquants de skiff, d’en fédérer de nouveaux à travers l’outil internet qui révolutionne alors la communication.

Opposition au discours de la presse et de certains pratiquants, cadre, dirigeants de clubs, entraineurs etc etc :

  • Non les skiffs qu’on n’appellera plus « nouveaux dériveurs » ne sont pas plus difficiles techniquement que d’autres bateaux.
  • Non tous les skiffs ne sont pas réservés à une élite ou des funambules.
  • Non les bateaux ne sont pas chers ou pas plus chers que d’autres dériveurs. Un accent fort est mis sur le fait d’aller chercher des bateaux en GB. Chaque hiver des dizaines de bateaux sont ramenés à des prix défiant toute concurrence.
  • Oui ces bateaux sont de formidables engins de régate, tout aussi tactiques que des dériveurs traditionnels
  • Oui ces bateaux peuvent se démocratiser.
  • Encouragement également à la construction amateur avec le développement d’une flotte Cherub.

Ce discours conduit parfois à des prises de position et des échanges assez houleux avec certaines classes, notamment les 505, ou avec certains clubs et entraineurs.

Le discours est à l’époque en opposition avec la politique fédérale qui n’inscrit pas le 29er dans le cadre de ses filières dont nous pensons que si elles ont été un formidable moyen de développement à une époque entretiennent au début des années 2000 un système sclérosé avec ses parcours imposés, de l’Opti jusqu’au 470 ou au Laser, laissant de côté les envies des jeunes, l’évolution de leurs comportements et de leur attentes, la volonté de naviguer sur des bateaux plus en phase avec l’esprit et les valeurs du temps.

Certains d’entre-nous s’engageaient dans les clubs pour essayer de faire passer les messages et d’œuvrer au développement de nos bateaux.

Les forums, le lieu de vie de la communauté

Les forums, le lieu de vie de la communauté

Ce discours militant trouve un écho sur le site web qui se développe fortement notamment à travers ses forums. La ligne éditoriale est clairement de s’inscrire dans la nature communautaire du web ; l’objectif est de fédérer une communauté autour d’un dénominateur commun (le skiff) mais de l’élargir à la voile en général, mais aussi de ne pas écarter les sujets (culture politique etc) dont on pourrait penser qu’ils n’ont rien à faire sur un site voile légère ou skiff. Le positionnement est clairement de dire que la pratique d’un sport d’une activité s’inscrit dans une démarche de recherche de lien social et que derrière le dénominateur commun (le skiff ici) il y a une vie professionnelle sociale, culturelle, personnelle qui peut être prise en compte dans le cadre d’un forum qui, à l’époque de l’explosion d’internet, est le lieu ou se construit la communauté, des pratiquants de skiff en l’occurrence avec breizhskiff.

En cela breizhskiff.com n’est clairement pas inscrit dans le cadre des structures associatives qui traditionnellement fédéraient la pratique voile et ou sportive. L’avènement de la société web et les bouleversements dans la manière d’échanger et de communiquer rendaient obsolète le cadre associatif pour la structuration de l’activité sportive, son mode de gouvernance et les réponses que le cadre associatif pouvait y apporter. Plus encore dans le cadre de la structuration et de la volonté de fédérer des pratiquants skiffs dont beaucoup ne venaient pas de la voile légère traditionnelle. Ajouter à cela enfin que breizhskiff entendait fédérer tous les pratiquants de skiff et pas seulement les pratiquants de tel ou tel type de skiff, et qu’il fallait donc avoir une approche transversale que les associations de classe ne pouvaient pas par nature avoir, puisque centrées uniquement sur un type de bateau souvent en concurrence avec d’autres.

Cela explique aussi pourquoi sur les forums breizhskiff, les débats entre les membres sur des problématiques de développement, de structuration de la pratique étaient volontairement publics et non limités à un petit groupe, ou au bureau d’une association. Cette vision s’inscrit pleinement dans la logique web mais aussi dans le fait que celle-ci génère des stratégies de communication où cacher des divergences, des opinions, des conflits, produit des conséquences plus graves que les vices de l’absolue transparence.

Volonté de fédérer, de promouvoir, de rassembler les passionnés de skiff et de voile via l’internet, volonté de casser les idées reçues circulant sur ces bateaux même en s’opposant frontalement et parfois violemment à certaines institutions, breizhskiff.com inscrit aussi et dès le départ sa volonté de structurer la pratique de compétition.

Breizhskiff.com une volonté de développer et de structurer une pratique compétitive du skiff

Au tout début de breizhskiff.com, au-delà de toutes les idées reçues circulant sur les skiffs, certains pratiquants de dériveurs, passionnés de régate nous opposaient le fait qu’il était impossible de régater : il n’y avait pas ou peu de régates skiffs encore moins de régate monotype. Ainsi des gens intéressés par ce type de dériveur et ce qu’ils apportent ne franchissaient pas le cap faute de trouver une activité sportive et de compétition.

Un flyer BSP sur le salon nautique

Un flyer BSP sur le salon nautique

Il était donc évident dès lors que pour capter ce public, il nous fallait structurer un calendrier de régates, proposer un trophée, un circuit d’événements qui ne soit pas forcément une copie de ce qui se faisait autre part et qui tiennent compte des spécificités et de la sociologie des personnes qui commençaient à rejoindre le projet breizhskiff. Souvent jeunes, entrant dans la vie active, la pratique de la voile de compétition dans le cadre d’un trophée ou d’un circuit de régates devaient prendre en compte le fait que chacun avait une vie professionnelle, familiale souvent contraignante et que la participation à ce trophée s’inscrivait plus dans une recherche de sociabilité que de compétitions pures et dures. Qui plus est, si l’on regarde l’histoire de la voile légère depuis les années 70, elle n’a jamais été aussi dynamique que lorsque la pratique de compétition était davantage tournée vers ce public loisir sportif plus que vers les compétiteurs purs et durs et acharnés. Plus la gestion sportive d’une pratique devient élitiste axée vers la seule compétition au détriment de la convivialité et de la sociabilité, plus le volume global de pratiquants se réduit, se replie sur lui pour n’être plus qu’un noyau, souvent incapable d’évoluer…

Ce circuit de régate était également tout simplement le prolongement dans le réel de la vie d’une communauté qui s’était construite dans le virtuel.

La mise en place d’un circuit de régates était donc une absolue nécessité pour le développement de la pratique skiff en France. Une idée force : il serait dangereux d’opposer une pratique compétitive et une pratique axée vers le développement. Ces deux éléments sont indissociables, ils doivent être pensés comme tels ! Les compétiteurs purs et durs ne peuvent se dispenser des efforts de développement de la communauté des pratiquants skiffs dans son ensemble tout comme il est indispensables que ceux pour qui la compétition est accessoire s’inscrivent aussi dans cette démarche de structuration de la pratique compétitive.

La mise en place du trophée breizhskiff.com reposait enfin sur la volonté de ne pas produire un circuit de régates reposant sur les principes déjà à l’œuvre dans la structuration sportive de la voile légère. Etaient notamment rejetés :

  • Le morcellement de la pratique de compétition voile légère : les jeunes, les adultes, les types de séries etc. etc.
  • Le manque de convivialité des circuits de régates de dériveurs traditionnels, du fait même que les associations de classe les gérant s’étaient regroupées autour d’un noyau dur de pratiquants qu’il fallait satisfaire plutôt que de penser le développement.

Les principes du trophée breizhskiff, un outil au service du développement de la pratique skiff

  • La mise en place d’un trophée basé sur un circuit de régates avait pour vocation à donner de la lisibilité à la pratique du skiff en France tout en créant un cadre et une structuration à la pratique de compétition de ce type de bateau et en prenant en compte autant que faire se peut l’état du développement de l’époque.
  • Il y avait la volonté d’assurer un développement harmonieux, régulier et pérenne de la pratique du skiff, en coordination et en collaboration, mais en totale indépendance, avec tous les acteurs de la pratique du skiff en France (Institutions, clubs, associations de classe, constructeurs etc.).
  • Le Trophée breizhskiff.com avait pour objectif de rassembler lors de plusieurs événements annuels le maximum de skiffs dans le cadre de régates conviviales où la bonne humeur et la sportivité dominent et où tous les types de pratique (loisir, compétition…) sont représentés.
  • La convivialité devait être au coeur des préoccupations de tous ceux qui participent à l’organisation de ce circuit.
  • L’organisation de ce circuit devait reposer sur la prise en compte de l’état du développement de la pratique, sur la localisation géographique des adeptes du skiff et sur les contraintes, notamment professionnelles, liées au profil sociologique de ceux qui font la pratique du skiff en France.
  • L’organisation de ce Trophée devait s’inscrire dans une logique de décloisonnement et dans une logique de recrutement de nouveaux adeptes à la pratique du skiff. Les jeunes des écoles de sport, les régatiers dans d’autres pratiques, les amateurs de voile en général étaient des sources de croissance à prendre en compte.
  • La réussite de ce circuit de régates reposait sur la mobilisation et l’implication de chacun, et sa volonté de contribuer au développement de nos bateaux en France. La volonté de chacun de s’investir dans le développement du circuit quitte à faire des kilomètres.
Essai bleu et blanc

Essai bleu et blanc

Concrètement

  • Le Trophée Breizhskiff se voulait comme un circuit de régates ouvert aux skiffs qui régateraient en interséries.
  • La définition du nombre et du lieu des différentes étapes du circuit devait prendre en compte le développement de l’époque des skiffs. Il devait donc privilégier la qualité des régates à la quantité et favoriser ainsi la plus forte participation possible à chaque régate comptant pour le Trophée. Il s’agissait ainsi de prendre en compte le fait que la tendance globale est le développement de la régate de proximité au détriment des régates d’envergure nationale.
  • C’est un circuit devant permettre à chacun de participer à un maximum de régates dans un rayon plus ou moins limité.
  • Certaines épreuves du trophée visaient aussi à favoriser la participation des skiffeurs transfrontaliers (bénélux, Allemagne, Suisse, Italie et Espagne). Un souvenir du trophée des Alpes de la fin des années 90 et du début des années 2000. Cela aussi afin de prendre en compte des skiffeurs français mais excentrés qui auraient pu trouver des possibilités de régater à proximité sans faire trop de kilomètres.
  • Les régates devaient avoir lieu si possible dans des lieux agréables et présentant un intérêt touristique, culturel etc. permettant de favoriser la venue des conjoints et d’accompagnateurs non naviguant.
  • Le nombre de régates du Trophée devait être de l’ordre d’une par mois entre le week-end de Pâques et le mois de novembre à l’exception des mois de juillet et août consacrés aux vacances et aux épreuves internationales monotypes généralement organisées à cette période.
  • Le nombre de régates devait prendre en compte la localisation géographique des coureurs afin d’optimiser la participation à chaque événement et de maximiser les chances de chacun des participants au Trophée.
  • L’écart temporel entre chaque régate devait être suffisamment important pour favoriser la participation d’un maximum de coureurs.
  • Le mode de classement devait favoriser la participation (pas de coefficient sur les régates, points de participation etc).

2003-2010, 8 éditions du trophée

Sur la base de ces principes, le trophée breizhskiff s’est sérieusement développé tout au long des années. De 20 bateaux ayant fait au moins une épreuve en 2003, on est passé à près de 120 bateaux classés en 2010. Cela représente plus de 200 coureurs. Peu à peu, le niveau moyen a augmenté du fait même de l’existence de ce trophée comme vecteur de structuration. Il a fini par attirer quelques têtes d’affiches de séries de dériveurs traditionnels.

Au fur et à mesure, si la progression de la participation au trophée n’augmente plus dans les proportions exponentielles du début, la moyenne de participation aux différentes régates du trophée a augmenté : signe d’une fidélisation de personnes qui se retrouvent dans cet état d’esprit.

Les faits marquants sont l’augmentation du nombre de régates : développement d’une zone sud qui finira par avoir le même nombre d’épreuves que la zone nord.

Mise en place dès lors du concept actuel de deux régates de » rassemblement », Der et Aquitaine et de 4 épreuves par zone géographique. Les régates dites de « rassemblement » ne sont pas obligatoires pour ne pas pénaliser les skiffeurs en marge des grandes zones géographiques définies. Ainsi, sur les 4 épreuves de zone et sur les 2 épreuves de rassemblement seuls les 5 meilleurs résultats sont pris en compte de ne manière à ne pénaliser personne.

Objectivement, l’élargissement du périmètre et à la vocation nationale de breizhskiff ne sait pas fait tout le temps dans la facilité.

Comme toujours avec les classements, derrière un discours détaché, beaucoup les regarde…

On notera également que des jeunes coureurs 29er issus des filières fédérales sont venus à plusieurs reprises sur le trophée breizhskiff (Quiberon, Piriac, Hourtin etc).

Ce trophée a été une des bases d’expérimentation pour l’évolution des ratings. Les ratings utilisés sur les régates du trophée Breizhskiff issus des ratings anglais ont fini par converger vers les ratings FFvoile. Ce long débat sur les ratings, parfois violent était également nécessaire pour arriver à un minimum de légitimité sportive dans la mesure où le trophée repose sur l’intersérie.

L’existence de ce trophée n’a pas posé de problème avec la participation aux régates monotype de certaines séries skiffs.

L’introduction de départ séparé pour certaines séries dans le cadre du trophée breizhskiff (RS 700 à Carnac et Quiberon, B14 à Carnac) a eu un résultat plutôt mitigé et n’est sans doute pas à refaire ou alors dans un cadre bien défini.

Si au départ les lieux de régate changeaient assez souvent avec des incontournables et en fonction de la mobilisation de skiffeurs locaux, les lieux tendent aujourd’hui à se figer. Les clubs sont généralement ravis de nous accueillir et souhaitent clairement nous revoir louant notre état d’esprit. Cela est fortement positif mais cela rend difficile le roulement qui pourrait offrir d’autres opportunités et de se rapprocher d’autres publics.

Incontestablement la mise en place de ce trophée sur la base de principes à l’époque partagés par la majorité des skiffeurs a été un des éléments moteurs du développement des skiffs au même titre que le rôle joué par breizhskiff.com en termes de lutte contre les idées reçues qui circulaient sur ces bateaux. Il a aussi permis à certains de s’investir à l’échelon de leur club.

Dans le même temps, il convient de rappeler que tout cela n’aurait pas été possible si la majorité des skiffeurs n’avaient pas joué le jeu et si le mouvement n’avait pas été relayé par les clubs bien évidemment mais aussi par des politiques fédérales et de grosses structures d’enseignement :

La politique fédérale

FFV_quadri_degradeIl est de bon ton dans le milieu de la voile et dans le milieu de la voile légère en particulier de critiquer la politique fédérale et d’en faire un obstacle au développement de la pratique : aucun club, aucune association, aucun coureur ne s’est privé pour des raisons souvent liées à des intérêts particuliers de remettre en cause l’institution délégataire de l’organisation de la pratique de la voile en France. Les skiffeurs n’ont pas échappé à la règle mais en se focalisant sur le fait que la reconnaissance officielle de la pratique skiff a été très tardive : la reconnaissance du 29er ne date que de 2007 et a été un vrai combat au sein même de l’organisation.

L’opposition des skiffs et donc de Breizhskiff à la politique fédérale était uniquement centrée sur ce problème et cette position qui nous semblait indéfendable dans la mesure où le 49er puis le 29er avait obtenu une reconnaissance internationale et dans de nombreux pays sauf en France. Cette position ne nous semblait pas aller dans le sens de la modernité d’autant plus que la voile légère connaissait une baisse de la pratique qui a défaut d’être inquiétante n’en n’était pas moins significative et aurait pu avoir des conséquences à long terme.

L’analyse de la politique fédérale montre bien un infléchissement et un changement de perspective autour de 2006-2007. Reconnaissance du 29er mais aussi et surtout une réflexion sur le développement de la pratique, la volonté de favoriser la pratique conviviale et locale, de mettre en avant l’intersérie. Certains jugeront que cette politique trouve ses racines dans la voile des années 60-70 et il y a clairement de cela. Mais c’était une époque où la voile légère française était extrêmement développée, où elle était non seulement un sport mais aussi un mode de vie.

Concrètement, cette politique s’est déclinée et mise en application sur le terrain dans le temps avec :

  • Le développement de pôle d’entrainement 29er.
  • La relance et la valorisation de la régate de proximité.
  • La mise en place de régate interséries dans les ligues et dans leur règlement sportif.
  • La mise en place de nouvelles tables de ratings.
  • La mise en place d’un classement national interséries dériveur comptant pour le classement des clubs et permettant de donner une existence et une visibilité à cette pratique interséries.
  • L’ouverture du championnat de France Voile légère à un titre interséries.

Toute cette politique fédérale a clairement montré des résultats probants et évidents : la FFvoile regagne des licenciés et le développement de la pratique locale repart à la hausse. Sans cette pratique locale, voire ultra locale, la voile ne se développera pas. Ce faisant en mettant l’accent sur le local, la Fédération démontre sa capacité à prendre en compte et à s’inscrire dans des problématiques plus larges notamment celle du développement durable.

Contrairement à ce que beaucoup pensait l’infléchissement de cette politique au départ très axée haut niveau et de plus en plus tournée vers la pratique locale a eu des effets bénéfiques sur le haut niveau. La France n’a jamais eu autant de bons résultats. Le skiff est particulièrement à l’honneur avec les titres de champion du monde et de champions du monde ISAF jeunes d’équipages de La Baule. Véritable pieds de nez à ceux qui pensent que pour « sortir des champions » seul le nombre, seule la confrontation internationale régulière est nécessaire. Au rang des anecdotes ô combien symbolique, à noter que le pôle de La Baule accepte qu’un équipage de skiff s’entraine avec eux avec à la clef des progrès considérables pour eux et un pas de plus vers cette logique de décloisonnement.

Le rôle des Glénans

GlenansTout comme la fédération, il est souvent de bon ton de critiquer les Glénans et leur culture de l’enseignement de la voile. Les représentations héritées d’un autre âge sur le côté « babacool » de cette vénérable institution ont clairement la vie dure. Pour autant, quand toutes les écoles de voile arrêtaient de proposer des skiffs dans le cadre de stage, les Glénans persévéraient avec le 29er et d’autres dériveurs à spi asymétrique. Les résultats ont plutôt été excellents pour eux et ont été une véritable aide pour le développement de la pratique du skiff. Et on voit aujourd’hui de nombreuses écoles de voile proposer à nouveaux des dériveurs d’inspiration skiff dans les stages. Le constat que le stage technique sur des supports plus exigeants pouvait rencontrer un réel public et être une vraie source de rentabilité pour les clubs.

Enfin, le développement des skiffs a bénéficié indéniablement d’une évidence : ces dériveurs incarnent la modernité aux yeux des jeunes générations… En attendant que tout le monde soit sur des foils ? Et il est clair aujourd’hui que si des jeunes avaient le choix, c’est plutôt en 29er qu’en 420 qu’ils iraient régater. Et si Breizhskiff n’avait pas existé, si la Fédération n’avait pas infléchi sa politique, si des structures comme les Glénans n’avaient pas été moteurs, nul ne doute qu’avec le temps, les skiffs auraient fini par décoller. Ce n’est pas pour autant qu’il ne fallait pas essayer d’agir chacun à son niveau.

A la lecture de cette histoire de Breizhskiff, certains, à raison sans doute, diront que nous nous voyons un peu plus beau ce que ce que nous sommes et que nous surestimons l’impact que nous avons pu avoir dans le tout petit monde de la voile légère française. Sans doute. Mais personne ne pourra nous reprocher d’avoir développé une approche originale du développement de la pratique de la voile légère, d’avoir imposé dans les débats certaines idées qui ont été reprises par les institutions dans leur politique. Personne ne pourra nier que nous avons été parmi les premiers à avoir utilisé l’internet pour assoir le développement du skiff et la diffusion de notre vision de la voile.

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Personne enfin ne pourra nier que Breizhskiff est aujourd’hui une communauté au sein de laquelle se sont rencontrés des gens qui ne se seraient pas rencontrés autrement. Oui d’une certaine manière, nous sommes assez fiers de ce que nous avons fait mais ce n’est pas pour autant que nous souhaitons nous arrêter.

Le monde de la voile légère n’échappe pas au grandes mutations sociologiques qui traversent nos sociétés : la voile, comme le sport, comme les loisirs, évolue à la vitesse d’un 18 Pieds Australiens. La voile n’est pas une ile déserte dans un monde qui bouge. Rien n’est donc acquis et c’est pour cela qu’il importe parfois de se retourner sur son histoire, pour mieux comprendre le moment présent et les enjeux du monde futur. C’est ce que nous essayons de faire modestement.

Quelques évidences mais le bon sens est une valeur en perdition.

Au national 2006 d’Eastbourne , Paul Bayliss, champion national et européen en skiff à de nombreuses reprises, a partagé son approche de la navigation dans la brise en RS700 pour démystifier ce qui peut être perçu comme la chose la plus difficile en skiff, particulièrement en solitaire.

Comportement et approche

  • Soyez confiant, vous devez avoir le contrôle du bateau et pas l’inverse
  • Soyez agressif, c’est un gros bateau puissant qui a besoin d’être maintenu dans les rafales
  • Donnez-vous plus de temps et d’espace pour effectuer les manœuvres. Enlevez-vous la pression, soyez détendu.
  • N’expérimentez pas de nouvelles techniques quand vous régatez, vous devez naviguer de la même façon que pendant les entraînements. Ce conseil s’applique à toutes les conditions de vent.
  • N’abandonnez pas –  Les autres aussi luttent dans des conditions dures, et ils peuvent dessaler ou casser à tout moment.
  • Poussez la limite de votre condition – si vous sortez par 20 nœuds, dans 15 nœuds ça sera du gâteau. Si vous survivez à 25 nœuds, naviguez dans 20 nœuds sera simple.
  • Amusez vous et restez positif – on fait ça pour le fun !
  • Soyez sur de vous entraîner encore et encore

Réglage du bateau et préparation

  • Dans 15 nœuds ou plus, ajoutez un peu de quête. Un ou deux trous de plus sur les cadènes est un réglage adéquat. Prenez aussi plus de tension dans l’étai pour compenser l’importante flexion du mat qui apparaît dans ces conditions.
  • Inclinez la dérive vers l’arrière pour garder le bateau équilibré. Cela rend aussi plus facile les virements.
  • Prenez encore plus de hale-bas que ce vous puissiez imaginer pour les remontés au vent. Faire une marque pour pouvoir retrouver rapidement le réglage
  • Avec beaucoup de hale-bas  il est normal d’avoir les haubans mous de temps en temps quand vous êtes au près. S’il y a trop de mou vous devez reprendre de la tension à l’étai.
  • […]
  • Lubrifiez tout ce qui bouge. C’est important à cause des fortes charges impliquées.
  • Gardez le bateau bien entretenu, la casse survient plus souvent lors des sorties ventées et les conséquences sont plus graves.

Régate

  • Faites les manœuvres à fond. Si vous êtes trop prudent et peureux cela crée en général plus de problème que cela en évite.
  • Mettez le spi ! Cela rend le bateau plus stable même en survie au trapèze.
  • Ne sur bordez pas la GV au portant
  • Ne vous Préoccupez pas des autres bateaux et concentrez-vous pour rendre le bateau rapide.
  • Affalez le spi tôt et en sécurité pour éviter les problèmes à la marque sous le vent. Naviguez au trapèze avec seulement la GV  vers la marque ne vous fait pas perdre trop de distance dans ces conditions.
  • Si vous dépassez la bouée sous le vent, n’ayez pas peur de virer plutôt que d’abattre et d’empanner. Vous perdrez un peu de temps mais vous éviterez un gros risque lors de la manœuvre
  • Au près, gardez toujours un maximum de vitesse, abattez pour prendre de la vitesse avant d’essayer de faire du cap. N’essayez pas d’aller tout droit.
  • Evitez de traverser des vagues au portant – pour ça essayez de :

o       les évitez en changeant de trajectoire
o       ralentir le bateau en abattant
o       enlevez de la puissance dans le spi en le laissant fasseyer un peu ou le sur bordant…

  • Choquez le cunningham et le hale-bas avant d’arriver à la bouée au vent, mais pas trop sinon vous dessalerez. Faites des marques sur les bouts pour savoir de combien le lâcher.
  • Empannez vite ! Vous avez probablement 20 sec pour revenir dans la bateau avant qu’il ralentisse. Un empannage à basse vitesse sera mouillé ! Vérifiez que vous avez choqué la GV avant d’empanner, et dans des conditions sévères, concentrez-vous sur l’empannage vous rangerez le bazar pus tard

Bon vent

Ian Nolan et Paul Bayliss
Traduction, Laurent Paris

Club Racer

vago_2logovagoAprès plus d’un an de gestation et de mise au point à partir d’un prototype réalisé en polyester, Laser a lancé sur le marché son double d’initiation en polyéthylène. Et cela valait largement le coup d’attendre. 4.23 m de longueur, un dessin agressif tout en restant stable, une qualité de finition superbe et un accastillage bien pensé font de ce bateau un futur standard dans la voile légère de découverte.

Véritable mini-skiff, carène à bouchain, avaleur de spi, cockpit autovideur, grand-voile lattée en mylar, spi asymétrique, trapèze et poids correct annoncé, font de ce bateau le support idéal pour des écoles de voile ou des propriétaires voulant un bateau facile d’entretien pour le loisir et les vacances mais qui procure de réelles sensations. Côté performances, il semblerait que ce bateau soit assez rapide et rigide (malgré le polyéthylène) tout en restant stable.

Sa douceur de barre a été relevée par les personnes qui ont pu naviguer sur ce bateau. Au rang des défauts, il semblerait que le franc-bord élevé puisse être un handicap en cas de dessalage.

Caractéristiques

  • Architecte: Jo Richard
  • Année: 2004
  • Constructeur: Laser
  • Longueur: 4.23
  • Largeur: 1.42
  • Grand-voile: 9.32 m²
  • Foc: 2.66 m²
  • Spi: 13 m²
  • Poids: 110 kg

Quand on observe ce bateau, on se dit que véritablement les chantiers anglais sont en train de faire la démonstration que même sur des bateaux d’initiation, et même en utilisant des matériaux réputés moins nobles (le rotomoulé), on peut arriver à proposer un produit qui n’a rien à envier à des dériveurs visant plus spécifiquement les propriétaires.

A n’en pas douter, ce bateau va permettre à Laser de venir concurrencer certains constructeurs français qui se sont spécialisés dans ce genre de bateau. Et la lutte semble bien inégale pour le moment surtout si les revendeurs Laser arrivent à convaincre des écoles de voile qui ne manqueront pas d’être dubitatives sur la nécessité de mettre à la disposition de leur client des bateaux aussi bien finis.

S’adressant à un public plus large que le Topaz Tres ou le RS Feva, ce bateau plus grand est également plus cher. Cependant, même laser, réputé pour ses tarifs plus élevés que la moyenne, évolue, et le prix reste très raisonnable au regard de la qualité du produit proposé.

vagoPS : Après quelques années de présence sur le marché, le Laser Vago est de plus en plus présent dans les écoles de voile et les clubs même s’il a du mal à séduire une clientèle de particuliers. En France, il est pour les adultes utilisé dans le cadre des championnats de France en flotte collective avec un grand succès. Bref ce bateau est un réussite !

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Une Caravelle moderne !

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Sorti en 2005, le Xenon est la réponse de Topper au Laser Vago. Comme son concurrent, le Xenon casse l’image des bateaux en polyéthylène et prouve que l’usage de ce matériau longtemps jugé « cheap » n’est pas forcément réservé à des bateaux mal dessinés et mal accastillés, bref à des bateaux sans intérêt pour une personne un minimum avertie et intéressée par la voile légère.

Plus grand que le Vago et plus accueillant, il n’est pas sans rappeler les bateaux collectifs comme la Caravelle qui ont rendu de grands services dans les années 60 et qu’en France on a un peu oublié. A tord tant ces bateaux jouait un rôle fondamental dans le développement de la voile : mettre du monde sur l’eau en toute sécurité pour leur faire découvrir les rudiments de ce sport.

Caractéristiques

  • Année: 2005
  • Constructeur: Topper
  • Longueur: 4,50 m
  • Largeur: 2 m
  • Grand-voile: 12 m²
  • Foc: 3,5 m²
  • Spi: 12,75 m²
  • Poids: 118 kg (coque)

Cette jolie carène est associée à un plan de voilure signé Hyde parfaitement réalisé et à un accastillage performant. Les performances du bateau sont bonnes et les sensations qu’il procure permettent d’avoir un tout premier aperçu de ce que sont les skiffs. On regrettera cependant un spi léger en taille. Mais ce bateau marque aussi une sacrée évolution dans la gamme Topper.

Il semblerait que ce constructeur soit enfin parvenu à une qualité de construction équivalente à celle de Laser, référence en la matière. Et il s’agirait d’une petite révolution si nous ne pouvions plus nous moquer gentiment de certains détails de construction qui pêchaient chez Topper par rapport à Laser.

Ce dernier point a par contre une conséquence négative : le prix du Xenon s’aligne sur les prix pratiqués par Laser…

xenon_3Pour information, et cela en dit long, de l’autre côté de la Manche, ce bateau est maintenant utilisé depuis de nombreuses années pour le Endeavour Trophy, régate de fin de saison qui rassemble les meilleurs régatiers de chaque classe de dériveur en Angleterre.

Un trophée des champions en quelques sorte. Et personne ne se plaint que cela se fasse sur une Xenon…

Cédric Fraboulet

Il n'y a pas que l'Optimist !

bic_3logo-bicsportopenbic Les initiatives françaises en dériveur sont trop rares pour ne pas être signalées. Il convient donc de saluer à sa juste valeur le projet de l’Open Bic qui dans le cadre du programme « flotte collective » de la FFvoile a pu décoller en France

La marque Bic appartient désormais à l’histoire industrielle française et à notre inconscient collectif. Qui n’a pas utilisé un jour un stylo bic, un briquet ou un rasoir de cette marque ? Cette marque grand-public mondialement connue est également indissociable de l’histoire de la planche et du windsurf dont elle est le leader mondial. Le développement de la culture glisse et windsurf dans les années 80 est étroitement liée à l’aventure Bic Sport.
Enfin, il est impossible quand on évoque la relation de Bic à la voile de ne pas citer les défis pour la Coupe de l’America lancés par le fondateur de l’entreprise.

Caractéristiques

  • Architecte: Vitalidesign
  • Année: 2006
  • Constructeur: Bic Sport
  • Longueur:: 2,75 m
  • Largeur:: 1,14
  • Grand-voile: 4.5m²
  • Foc:
  • Spi:
  • Poids: 45kg

Disons le franchement, en matière de dériveur et de voile légère, les chantiers français n’ont plus rien produit de bon depuis des années. Nous vivons encore sur le mythe du 420 et du 470 et les chantier Morin et Lanavère n’ont jamais eu de successeurs dignes de ce nom. Le monde Anglo-saxon a une avance considérable et c’est principalement d’Angleterre et d’Australie que le renouveau du dériveur depuis une vingtaine d’années nous parvient.

L’arrivée sur le marché de l’Open Bic relève donc de la divine surprise. Proposer un bateau en concurrence directe avec l’Optimist témoigne d’une audace remarquable. Il fallait en effet oser se lancer sur le marché du dériveur et proposer un produit qui a pour objectif d’ouvrir une brèche dans le monopole de l’Optimist dont certains esprits bien-pensant imaginent encore et toujours qu’un bateau conçu il y a plus de 50 ans puisse répondre aux besoins de jeunes qui découvrent la voile au 21ème siècle. Seule une entreprise comme Bic Sport, dotée d’une solide structure de production et d’une forte puissance marketing pouvait éventuellement s’aventurer avec succès sur ce terrain.

bic_2Qu’est-ce que l’Open Bic ? C’est d’abord un dériveur solitaire pour les jeunes avec un style « d’enfer ». La coque planante rappelle l’univers des skiffs et permettra aux plus jeunes de découvrir en toute simplicité les sensations du planning totalement inaccessibles à l’Optimist. La carène à bouchain apporte performance et stabilité et le cockpit autovideur est non seulement rassurant pour les jeunes qui découvrent la voile mais rendra aussi totalement superflue l’utilisation de l’écope en navigation. Il faut en effet assister à une régate d’optimist avec tous ces jeunes en train de vider leur bateau pour comprendre que quelque chose ne va pas au royaume de la voile légère. Ecope mon fils tu seras un champion !
L’Open Bic C’est ensuite un gréement moderne qui nous rappelle que la livarde est un espar qui ne devrait avoir sa place que dans les rassemblements de vieux gréements. Les bateaux d’initiation et de compétition à destination des jeunes se distinguent souvent par la pauvreté de leur accastillage. Dans le cas de l’Open Bic, rien de cela : le mât est léger, les poulies tournent et les appendices sont fait en matériaux modernes dont certains dériveurs plus grands pourraient bien s’inspirer… Le meilleur moyen d’éviter de former des générations de masochistes qui ont fini par oublier que la voile c’était avant tout du plaisir, des sensations et de la glisse et non pas une séance de torture. Disons-le franchement et crûment, l’Open Bic ne se fout pas de la gueule de ses clients.

bic_1L’Open Bic est sur le marché depuis plusieurs années et les résultats sont prometteurs. la puissance de Bic Sport a permis d’implanter le bateau dans de nombreux pays et des épreuves internationales ont déjà eu lieu. Dans le cadre de partenariats intelligents, d’un projet marketing global et de la politique de renouveau voulue par la FFV en matière de dériveur, de nombreux clubs ont investi dans ce support et les premiers retours sont plus qu’enthousiastes. Yachts and yachting, la revue référence en matière de voile légère avait eu l’idée de faire tester l’Open Bic par de jeunes coureurs issus de plusieurs séries qui en Angleterre servent à la découverte de la voile et de la régate. Les commentaires étaient sans compromis et enthousiastes. La preuve que même sur ce créneau il y a de la place pour un dériveur qui soient en adéquation avec l’esprit et les valeurs du temps. Et il n’est peut être pas si loin le jour où des gens diront que leur premier bateau était un Open Bic…

Au registre des critiques, l’Open Bic reste globalement très lourd par rapport à son concurrent direct chez les modernes, le RS Tera. De même, toujours par rapport au RS Tera, son ergonomie est déplorable et ne rend pas facile la navigation pour des jeunes d’un certain gabarit.

Mais non dans un monde où l’apparence et le look compte, l’Open Bic à sa place.

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Hystérique

RS300 and 600 nationals @ Pwllheli Sep 12logors600

La légende raconte qu’au début des années 90, assis sur une jetée face à la mer, une groupe de régatiers discutait du dériveur solitaire sur lequel ils aimeraient vraiment naviguer.

Peu de temps après, le RS 600 et le chantier RS Sailing sont nés et allaient devenir un success story de la voile légère anglaise.

Premier dériveur solitaire à trapèze depuis le Contender, le RS 600 est aussi le premier skiff solitaire de l’histoire.

Ultra performant, très instable, d’une finesse de barre rarement égalée, et malgré la concurrence en matière de skiff solitaire, le RS 600 connaît une nouvelle jeunesse avec le développement d’un kit de foils qui lui permet maintenant de voler au dessus de l’eau.

Caractéristiques

  • Architecte: Clive Everest
  • Année: 1994
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4,47 m
  • Largeur:: 2,13m
  • Grand-voile: 12,64 m²
  • Foc:
  • Spi:
  • Poids: 68 kg

Le RS600, a connu un certain succès en France. En plus des bateaux importés au milieu des années 90, quelques amateurs en ont ramené d’Angleterre pour s’amuser.

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Son prix très bas sur le marché de l’occasion permet à la classe de continuer à vivre et de se renouveler et à des amateurs se sensations fortes de mettre un premier pied dans le monde des skiffs.

Il fait partie des rares dériveurs dont les anciens propriétaires parlent avec un souvenir ému. Quand on aimé ce magnifique dériveur, il y a de fortes de chances qu’à un moment dans sa vie on le regrette, c’est dire si ce bateau est magique.

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Complexe mais fascinant...

B14logob14Le B 14 est un bateau déjà ancien puisqu’il date du milieu des années 80. Hormis les 18 Pieds, il est l’un des premiers skiffs monotype dessiné par le dorénavant légendaire Julian Bethwaite à être arrivé en Europe au début des années 90 après un succès important en Australie et en Asie. Sa filiation avec les 18 pieds de son architecte est évidente.

Contrairement aux autres skiffs de cette génération, il ne dispose pas d’avaleur pour les 29 m² du spi. Au début de sa carrière en Europe, les larges échelles sans trapèze avaient été réduites et l’équipier devait aller au bout du câble.

Caractéristiques

  • Architecte: Julian Bethwaite
  • Année: 1988
  • Constructeur: Ovington
  • Longueur:: 4,24m (flottaison)
  • Largeur:: 1.67m – 3.18m
  • Grand-voile: 12 m²
  • Foc: 5,2m²
  • Spi: 29m²
  • Poids: 64kg (coque)

Rapidement cette version européenne a été abandonnée et le B 14 a fini par retrouver ses très larges échelles au bout desquelles l’équipage effectue le rappel.

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A n’en pas douter le B 14 est un superbe skiff léger et très rapide à condition de savoir en tirer la quintessence ce qui n’est pas à la portée de n’importe quel équipage.

Sa stabilité précaire au regard de la puissance importante de son plan de voilure n’est pas non plus un gage de facilité d’accès. Mais bien réglé et bien équilibré le B 14 procure des sensations de barre et de vitesse excellentes pour un bateau de cette taille.

On notera aussi que la monotypie n’est pas stricte avec notamment la possibilité de choisir son voilier. En France, la série connait un vrai renouveau avec l’arrivée de plusieurs bateaux en provenance d’Angleterre, où les occasions sont nombreuses et à des prix très abordables.

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C’est donc avec grand plaisir que nous voyons de nouveau des B14 sur les régates Breizhskiff tant ce bateau est élégant et tant il aura compté dans l’histoire du skiff.

En France, l’équipage phare du B14 est celui des frères Cadre qui dominent outrageusement le trophée breizhskiff d’année en année et qui ont entrainé avec eux tout un ensemble de passionnés de ce bateau devenu véritablement  une série dynamique de l’intersérie skiff.

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Une référence !

rs 400 Lake Gardalogors400 N’en déplaise aux skiffeurs purs et durs, le RS 400 est un de nos coups de cœur. Dessiné par Phil Morrison (architecte des Laser 2000, 4000 et 5000 et de 14 Pieds), le RS 400 nous a séduits !

Dériveur en double sans trapèze, il est une espèce de GP 14 moderne ou de Merlin Rocket moderne : le GP 14 étant un vieux dériveur anglais un peu plus sophistiqué qu’un Vaurien français, le Merlin Rocket, un bijou anglais de technicité, un 505 sans le trap. Il en reprend les formes arrondies et larges au niveau du pont.

La carène à bouchain est plus moderne et ressemble à celle d’un Laser 4000. De ce dernier, on retrouve également le tangon orientable et le spi asymétrique avec avaleur. Il est construit par le chantier LDC dont on ne cessera de vanter les mérites ici tant leur gamme de dériveurs est superbe, cohérente et très bien construite.

Caractéristiques

  • Architecte: Phil Morrison
  • Année: 1998
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4.52
  • Largeur:: 2
  • Grand-voile: 14.76 (avec foc)
  • Foc:
  • Spi: 13.94
  • Poids: 85 kg (Coque)

Le bateau est fin à la barre et procure des sensations de vitesse agréables pour peu que l’équipage s’adonne au rappel pour compenser l’absence de trapèze. Sportif tout en étant accessible, le RS 400 n’a pas d’équivalent sur le marché des dériveurs sans trapèze si développé en Angleterre. Ce marché des dériveurs en double  rassemble en toute convivialité des équipages pour qui, au-delà de l’aspect purement sportif, la voile légère est aussi un mode de vie et un état d’esprit : bref, tout ce que la voile légère française ne connaît plus depuis longtemps, trop longtemps.

rs 400 Lake GardaSeul défaut mais en est-ce vraiment un : la qualité a un prix ! Mais d’occasion il est très abordable si l’on fait l’effort de traverser la Manche.

En France, ce bateau a longtemps été ignoré. Depuis le début des années 2010, il semble qu’il connaisse maintenant un certain intérêt pour ne pas dire un intérêt certain.

Il n’est pas rare de le voir sur les lignes de départ des régates ou sur quelques plans d’eau mené par des propriétaires qui ne regrettent en aucun cas leur investissement.

Cédric Fraboulet

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Il l'a fait le Buzz !

buzz_01logobuzzA l’époque ou l’expression « faire le buzz » ne signifiait pas grand chose on peut dire que ce bateau l’a fait car il a longtemps été le skiff le plus vendu en France. Sorti juste après l’ISO, le Buzz est un bateau d’initiation au skiff qui reste très performant tout en étant très accessible.

Les écoles de voile comme le Yacht Club de Carnac ou bien encore le CNBPP à La Baule ne s’y sont pas trompées en le choisissant pour leur flotte école de voile à l’époque de sa sortie.

Caractéristiques

  • Architecte: Ian Howlett & John Caig
  • Année: 1994
  • Constructeur: Topper
  • Longueur: 4.2 m
  • Largeur: 1.9 m
  • Grand-voile + Foc: 12.85 m²
  • Spi: 17.4 m²
  • Poids: 90kg (coque)

Le Buzz demeure l’une des meilleures portes d’accès au monde des skiffs. Énormément diffusé en Europe (plus de 1200 exemplaires) la compétition interséries est également envisageable pour des équipages légers avides de découvrir les sensations des skiffs.

En France, en plus des écoles de voile, quelques propriétaires ont choisi ce bateau pour découvrir les joies du planning en famille dans le cadre de leurs navigations estivales.

Tout comme son grand frère l’ISO ce bateau du chantier Topper n’est plus produit aujourd’hui. Il est par contre très présent sur le marché de l’occasion à des prix dignes de ceux d’un vieux 420 des années 60. Il pourra donc parfaitement constituer un premier achat pour des gens souhaitant naviguer simplement, sans prétention mais avec l’envie de découvrir des sensations que les dériveurs traditionnels ne peuvent offrir.

Cédric Fraboulet

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