spi

Un Must Pour Soi

mps_1logomps

Le MustoSkiff avait lors de sa conception pour vocation d’être sélectionné pour les Olympiades de 2004. Avec son plan de pont épuré voir « propre », une carène aiguisée et planante, un plan de voilure généreux sous spi, et enfin des échelles fixe portant la largeur du bateau à 2,1 mètres, il a de fait toutes les caractéristiques pour suivre la voie du 49er et incarner pour les solitaires le skiff olympique par excellence.

Caractéristiques

  • Architecte: Joachim Harpprecht
  • Année: 2001
  • Constructeur: Devotti
  • Longueur:: 4.55 m
  • Largeur:: 2.45 m
  • Grand-voile: 11.4 m²
  • Foc:
  • Spi: 15 m²
  • Poids: 82 kg

En pratique, le MustoSkiff a su s’affranchir du « tremplin » olympique manqué puisque la classe s’est depuis développée autour de marins de haut niveau enclins à partager leur maitrise et leur préparation pour dynamiser la flotte, principalement en Angleterre et en Suisse.

La série est actuellement à la lisière des 400 unités, le prix des bateaux d’occasion reste élevé, ce qui a amené la classe a être taxée d’élitisme. Le site internet très fournis en conseils est un bon exemple démontrant tout le contraire, orientant doucement mais surement le novice vers la performance.

Souvent jugé extrême à naviguer, le bateau est pourtant extrêmement épuré, voir simple : Un plan de pont sans obstacles, composé du strict minimum, une coupe de spi facilitant les empannages. Le vis de mulet, inhabituellement situé au niveau du pied de mat, n’empêche pas de conserver une hauteur suffisante sous la bôme, derrière la tourelle de GV. La finesse de barre est appréciable, voire grisante lorsque le bateau part au planning dès les premières risées.

mps_2

La particularité technique du bateau réside dans l’envoi et l’affalage du spi, à réaliser à deux mains sans pompe à spi, nécessitant un geste qui devient vite naturel. La vraie difficulté apparaît avec les vagues, lorsque la très faible largeur du bateau et son poids léger suppriment toute inertie, arrêtant le bateau à chaque vague au près et exigeant à chaque manœuvre sous spi une attention accrue.

En France, le prix de l’occasion élevé ( malgré un prix du neuf inférieur à celui d’un RS700 ), la réputation « extrême » du bateau et enfin le développement du RS700 ont fait que le MPS n’est jusqu’à présent que peu représenté.

mps_3

Malgré ces états de fait, à l’image des skiffs en général, l’esthétisme de ce bateau et son design orienté sensations et performances attisent l’envie d’un grand nombre, skiffeurs ou non.

Le MPS ne serait donc pas simplement le pendant du 49er pour les dériveurs solitaires mais aussi cet « obscur objet du désir » parmi les skiffeurs eux-mêmes.

L'incontournable !

rsfeva_1logofeva Non décidément, il est difficile de trouver des défauts à ce bateau qui s’adresse à la fois aux jeunes régatiers, à des écoles de voiles et à des particuliers. Il est la parfaite illustration de la supériorité anglo-saxonne en matière de conception de dériveur pour les jeunes régatiers : là où certains constructeurs s’acharnent à vouloir faire des bateaux techniques, les Anglais font des bateaux simples notamment pour les jeunes.

Leur postulat est limpide : sur la tranche d’âge des 10-14 ans, la priorité doit être la découverte du jeu de la régate et la hiérarchie ne doit pas se faire sur de la pure maîtrise de la technique de navigation. Si le bateau devient trop technique, il n’y a plus de jeu et donc, d’une certaine manière, plus d’envie et les enfants passent à autre chose.

Caractéristiques

  • Architecte:
  • Année: 2003
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 3.64 m
  • Largeur:: 1.42 m
  • Grand-voile: 6.5 m²
  • Foc: 2.1 m²
  • Spi: 7 m²
  • Poids: coque : 63 kg

Construit en polyéthylène, ce bateau est superbement accastillé et construit. Quelque soit la version retenue (école, solitaire ou double avec spi asymétrique optionnel) il démontre une extraordinaire polyvalence qui pourrait paraître suspecte à une personne avertie qui découvrirait ce bateau.

Doté d’un circuit de régates pour les juniors en Angleterre et en Europe, et reconnu comme classe internationale par l’ISAF depuis peu, ce bateau a été également choisi par des écoles de voile françaises plutôt réputées pour leur intransigeance. Dans le cadre du programme FFvoile de la pratique en flotte collective, le Feva se développe en France au point de rassembler plus de participants que l’Equipe.

2010 World Championships

Les particuliers ne sont pas en reste et le RS Féva est un bateau idéal pour faire découvrir la voile à ses enfants : stable et performant, il lui arrive de planer.

Pour avoir passé une journée au chantier RS Sailing qui le produit, j’ai été surpris par le nombre de particuliers qui investissaient dans ce bateau pour découvrir la voile ou s’y remettre en famille. La journée n’a été qu’un défilé ininterrompu de familles venant chercher leur jouet.

L’accastillage et les voiles sont d’une qualité rarement atteinte sur ce genre de bateau le tout à un prix en dessous de ses concurrents directs.

rsfeva_3Au passage, signalons que certaines écoles de voile française intéressées par ce bateau souhaitaient adapter des voiles en dacron plutôt que de conserver les voiles standard en mylar. Hérésie qui démontre le chemin qu’il reste à faire auprès des écoles : les voiles en mylar s’usent beaucoup moins vite que des voiles en dacron et sont beaucoup plus stylées que celles qui renvoient à la plaisance de grand-papa.

Des défauts à signaler ? Rien d’évident si ce n’est que les enfants grandissant, il faudra vite investir dans un bateau plus long. Remarquez, la gamme RS arrive à répondre à la majorité des demandes d’adeptes de la voile légère.

Cédric Fraboulet

Le skiff des jeunes, le 420 moderne !

29erHourtin1logo29erDessiné par Julian Bethwaite, le 29er est le digne petit frère du 49er. Il en reprend les principaux éléments un trapèze en moins. Ce bateau va vite, très vite.

Vivant à la barre précis, sensible aux réglages, mais assez instable, il a pour ambition d’être le dériveur pour les championnats du monde jeune. Reconnu comme tel par l’ISAAF pour les deux prochaines années, il a été adopté par de nombreuses fédérations à l’exception de la FFV qui maintient le 420 comme support jeune.

Caractéristiques

  • Architecte: Julian Bethwaite
  • Année: 1998
  • constructeur: Ovington
  • Longueur: 4,24m (flottaison)
  • Grand-voile: 10m²
  • Foc: 3m²
  • Spi: 16 m² (capelage)
  • Poids: 90kg (équipé)

Très développé au niveau international, il s’adresse logiquement à des jeunes qui ambitionnent de passer un jour sur le 49er mais il n’est pas rare de trouver en France des propriétaires qui souhaitent découvrir de nouvelles sensations après avoir pratiqué la planche à voile ou le catamaran.

29erhourtin2Selon toute vraisemblance, il deviendra le support jeune excluant sans doute alors les propriétaires amateurs qui resteront en dehors des filières fédérales mais continueront à l’utiliser pour le plaisir et le loisir sportif.

Il est difficile d’émettre des critiques sur ce bateau même s’il reste plus difficile d’accès qu’un buzz ou qu’un 420. Bref, un engin étonnant !

En France, les Glénans proposent depuis 2002 des stages sur ce bateau. Les personnes qui y ont participé se déclarent ravies ! Tant mieux pour le développement des skiffs !

Un standard !

rs500_3logors500 Parmi les dernières productions du chantier RS Sailing, le RS 500 commence déjà à s’imposer sur le difficile marché des dériveurs en double à simple trapèze.

Une très longue mise au point aura permis de sortir un bateau plus performant, plus léger, mieux construit et plus stable que ses concurrents tout en étant presque aussi performant qu’un 29er pourtant largement plus technique.

Caractéristiques

  • Architecte: Phil Morrison
  • Année: 2006
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4.34 m
  • Largeur:: 1.58 m
  • Grand-voile: 9.5 m²
  • Foc: 3.7 m²
  • Spi: 14 m²
  • Poids: Coque 77kg

Le RS 500 est également imbattable au niveau rapport qualité prix. La construction en Asie y est sans doute pour quelque chose.

Disponible en version école ou en version sport, le RS 500 est une première approche du merveilleux monde des skiffs : il permet d’avoir un sérieux aperçu des sensations de ce type de bateau sans en avoir les inconvénients.

Et, un an tout juste après sa commercialisation, le dernier-né d’un chantier qui a produit 13 dériveurs à succès en moins de 15 ans est une réussite : il n’y a sans doute pas de hasard !

rs500_4

En France, le bateau a rencontré un certain succès, notamment dans certaines écoles de voile. En effet des structures aussi performantes et reconnues dans l’enseignement de la voile (Carnac, les Glénans notamment) l’ont choisi et font découvrir les sensations du skiff sur ce bateau.

Du côté des propriétaires, entre régatiers ou tout simplement une pratique de loisir, ils sont également nombreux à avoir investi dans ce bateau qui pour cette clientèle est un excellent compromis et sur lequel il n’y aura pas de mauvaise surprise.

Notons enfin que le bateau, maintenant reconnue classe ISAF se développe dans quelques pays Européens comme l’Italie, les Pays-Bas et la Suède.

Cédric Fraboulet

Accessible dans une certaine limite

Rs 700 greylogors700Le RS700 est la suite logique du RS600 pour le chantier RS Sailing. Au début des années 2000 en effet, des solitaires à spi asymétrique sont apparus sur le marché et il s’est vite avéré qu’une modification du RS600 pour lui adapter un spi ne tiendrait pas la route du fait de la carène très extrême du RS600.

RS a donc développé le RS700 avec les grandes orientations techniques et marketing propres au chantier : ne pas sacrifier à la performance tout en rendant les bateaux le plus accessible possible pour ceux qui cherchaient un skiff solitaire qui seraient au Musto Skiff ce que le RS800 est au 49er.

Caractéristiques

  • Architecte: Nick Peters
  • Année: 2002
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4.68 m
  • Largeur:: 1.92 – 2.33 m
  • Grand-voile: 12.8 m²
  • Foc:
  • Spi: 16 m²
  • Poids: 79 kg

Sur un plan technique, le RS 700 n’a rien à envier à ses concurrents : coque planante à bouchain, mat carbone, trapèze, échelles, spi avec avaleur. Sur le plan des performances, il va aussi vite que le Musto Skiff avec peut être une ergonomie plus étudiée pour un large public et des sensations de barre épatantes ce qui le rend de fait plus accessible que ses principaux concurrents.

RS700MP

Un autre exemple : le mât carbone, raide et léger, associé à une grand-voile ne possédant qu’une seule latte forcée en tête rendent le bateau plus tolérant que les autres. L’envoi et l’affalage de spi sont simplifiés par l’utilisation  d’un système de pompe.

Le RS 700 a conquis aujourd’hui un large public.

RS700Carnac2011

Alors que la clientèle de son concurrent le Musto est plus élitiste, le RS 700 a réussi à fédérer bon nombre de régatiers amateurs qui souhaitent pouvoir prendre du plaisir assez facilement sur un bateau procurant des sensations que peu de dériveurs sont à même de garantir.

En France, le RS 700 se développe assez rapidement avec maintenant une grosse dizaine de bateaux régatant régulièrement sur le Trophée Breizhskiff. En 2013 une mise à jour faite par le chantier, alliée à quelques modifications esthétiques, a relancé la production du bateau qui se développe bien hors des frontières anglaises.

Club Racer

vago_2logovagoAprès plus d’un an de gestation et de mise au point à partir d’un prototype réalisé en polyester, Laser a lancé sur le marché son double d’initiation en polyéthylène. Et cela valait largement le coup d’attendre. 4.23 m de longueur, un dessin agressif tout en restant stable, une qualité de finition superbe et un accastillage bien pensé font de ce bateau un futur standard dans la voile légère de découverte.

Véritable mini-skiff, carène à bouchain, avaleur de spi, cockpit autovideur, grand-voile lattée en mylar, spi asymétrique, trapèze et poids correct annoncé, font de ce bateau le support idéal pour des écoles de voile ou des propriétaires voulant un bateau facile d’entretien pour le loisir et les vacances mais qui procure de réelles sensations. Côté performances, il semblerait que ce bateau soit assez rapide et rigide (malgré le polyéthylène) tout en restant stable.

Sa douceur de barre a été relevée par les personnes qui ont pu naviguer sur ce bateau. Au rang des défauts, il semblerait que le franc-bord élevé puisse être un handicap en cas de dessalage.

Caractéristiques

  • Architecte: Jo Richard
  • Année: 2004
  • Constructeur: Laser
  • Longueur: 4.23
  • Largeur: 1.42
  • Grand-voile: 9.32 m²
  • Foc: 2.66 m²
  • Spi: 13 m²
  • Poids: 110 kg

Quand on observe ce bateau, on se dit que véritablement les chantiers anglais sont en train de faire la démonstration que même sur des bateaux d’initiation, et même en utilisant des matériaux réputés moins nobles (le rotomoulé), on peut arriver à proposer un produit qui n’a rien à envier à des dériveurs visant plus spécifiquement les propriétaires.

A n’en pas douter, ce bateau va permettre à Laser de venir concurrencer certains constructeurs français qui se sont spécialisés dans ce genre de bateau. Et la lutte semble bien inégale pour le moment surtout si les revendeurs Laser arrivent à convaincre des écoles de voile qui ne manqueront pas d’être dubitatives sur la nécessité de mettre à la disposition de leur client des bateaux aussi bien finis.

S’adressant à un public plus large que le Topaz Tres ou le RS Feva, ce bateau plus grand est également plus cher. Cependant, même laser, réputé pour ses tarifs plus élevés que la moyenne, évolue, et le prix reste très raisonnable au regard de la qualité du produit proposé.

vagoPS : Après quelques années de présence sur le marché, le Laser Vago est de plus en plus présent dans les écoles de voile et les clubs même s’il a du mal à séduire une clientèle de particuliers. En France, il est pour les adultes utilisé dans le cadre des championnats de France en flotte collective avec un grand succès. Bref ce bateau est un réussite !

Une Caravelle moderne !

xenon_2logoxenon

Sorti en 2005, le Xenon est la réponse de Topper au Laser Vago. Comme son concurrent, le Xenon casse l’image des bateaux en polyéthylène et prouve que l’usage de ce matériau longtemps jugé « cheap » n’est pas forcément réservé à des bateaux mal dessinés et mal accastillés, bref à des bateaux sans intérêt pour une personne un minimum avertie et intéressée par la voile légère.

Plus grand que le Vago et plus accueillant, il n’est pas sans rappeler les bateaux collectifs comme la Caravelle qui ont rendu de grands services dans les années 60 et qu’en France on a un peu oublié. A tord tant ces bateaux jouait un rôle fondamental dans le développement de la voile : mettre du monde sur l’eau en toute sécurité pour leur faire découvrir les rudiments de ce sport.

Caractéristiques

  • Année: 2005
  • Constructeur: Topper
  • Longueur: 4,50 m
  • Largeur: 2 m
  • Grand-voile: 12 m²
  • Foc: 3,5 m²
  • Spi: 12,75 m²
  • Poids: 118 kg (coque)

Cette jolie carène est associée à un plan de voilure signé Hyde parfaitement réalisé et à un accastillage performant. Les performances du bateau sont bonnes et les sensations qu’il procure permettent d’avoir un tout premier aperçu de ce que sont les skiffs. On regrettera cependant un spi léger en taille. Mais ce bateau marque aussi une sacrée évolution dans la gamme Topper.

Il semblerait que ce constructeur soit enfin parvenu à une qualité de construction équivalente à celle de Laser, référence en la matière. Et il s’agirait d’une petite révolution si nous ne pouvions plus nous moquer gentiment de certains détails de construction qui pêchaient chez Topper par rapport à Laser.

Ce dernier point a par contre une conséquence négative : le prix du Xenon s’aligne sur les prix pratiqués par Laser…

xenon_3Pour information, et cela en dit long, de l’autre côté de la Manche, ce bateau est maintenant utilisé depuis de nombreuses années pour le Endeavour Trophy, régate de fin de saison qui rassemble les meilleurs régatiers de chaque classe de dériveur en Angleterre.

Un trophée des champions en quelques sorte. Et personne ne se plaint que cela se fasse sur une Xenon…

Cédric Fraboulet

Complexe mais fascinant...

B14logob14Le B 14 est un bateau déjà ancien puisqu’il date du milieu des années 80. Hormis les 18 Pieds, il est l’un des premiers skiffs monotype dessiné par le dorénavant légendaire Julian Bethwaite à être arrivé en Europe au début des années 90 après un succès important en Australie et en Asie. Sa filiation avec les 18 pieds de son architecte est évidente.

Contrairement aux autres skiffs de cette génération, il ne dispose pas d’avaleur pour les 29 m² du spi. Au début de sa carrière en Europe, les larges échelles sans trapèze avaient été réduites et l’équipier devait aller au bout du câble.

Caractéristiques

  • Architecte: Julian Bethwaite
  • Année: 1988
  • Constructeur: Ovington
  • Longueur:: 4,24m (flottaison)
  • Largeur:: 1.67m – 3.18m
  • Grand-voile: 12 m²
  • Foc: 5,2m²
  • Spi: 29m²
  • Poids: 64kg (coque)

Rapidement cette version européenne a été abandonnée et le B 14 a fini par retrouver ses très larges échelles au bout desquelles l’équipage effectue le rappel.

b14_2

A n’en pas douter le B 14 est un superbe skiff léger et très rapide à condition de savoir en tirer la quintessence ce qui n’est pas à la portée de n’importe quel équipage.

Sa stabilité précaire au regard de la puissance importante de son plan de voilure n’est pas non plus un gage de facilité d’accès. Mais bien réglé et bien équilibré le B 14 procure des sensations de barre et de vitesse excellentes pour un bateau de cette taille.

On notera aussi que la monotypie n’est pas stricte avec notamment la possibilité de choisir son voilier. En France, la série connait un vrai renouveau avec l’arrivée de plusieurs bateaux en provenance d’Angleterre, où les occasions sont nombreuses et à des prix très abordables.

B14hourtin

C’est donc avec grand plaisir que nous voyons de nouveau des B14 sur les régates Breizhskiff tant ce bateau est élégant et tant il aura compté dans l’histoire du skiff.

En France, l’équipage phare du B14 est celui des frères Cadre qui dominent outrageusement le trophée breizhskiff d’année en année et qui ont entrainé avec eux tout un ensemble de passionnés de ce bateau devenu véritablement  une série dynamique de l’intersérie skiff.

Une référence !

rs 400 Lake Gardalogors400 N’en déplaise aux skiffeurs purs et durs, le RS 400 est un de nos coups de cœur. Dessiné par Phil Morrison (architecte des Laser 2000, 4000 et 5000 et de 14 Pieds), le RS 400 nous a séduits !

Dériveur en double sans trapèze, il est une espèce de GP 14 moderne ou de Merlin Rocket moderne : le GP 14 étant un vieux dériveur anglais un peu plus sophistiqué qu’un Vaurien français, le Merlin Rocket, un bijou anglais de technicité, un 505 sans le trap. Il en reprend les formes arrondies et larges au niveau du pont.

La carène à bouchain est plus moderne et ressemble à celle d’un Laser 4000. De ce dernier, on retrouve également le tangon orientable et le spi asymétrique avec avaleur. Il est construit par le chantier LDC dont on ne cessera de vanter les mérites ici tant leur gamme de dériveurs est superbe, cohérente et très bien construite.

Caractéristiques

  • Architecte: Phil Morrison
  • Année: 1998
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4.52
  • Largeur:: 2
  • Grand-voile: 14.76 (avec foc)
  • Foc:
  • Spi: 13.94
  • Poids: 85 kg (Coque)

Le bateau est fin à la barre et procure des sensations de vitesse agréables pour peu que l’équipage s’adonne au rappel pour compenser l’absence de trapèze. Sportif tout en étant accessible, le RS 400 n’a pas d’équivalent sur le marché des dériveurs sans trapèze si développé en Angleterre. Ce marché des dériveurs en double  rassemble en toute convivialité des équipages pour qui, au-delà de l’aspect purement sportif, la voile légère est aussi un mode de vie et un état d’esprit : bref, tout ce que la voile légère française ne connaît plus depuis longtemps, trop longtemps.

rs 400 Lake GardaSeul défaut mais en est-ce vraiment un : la qualité a un prix ! Mais d’occasion il est très abordable si l’on fait l’effort de traverser la Manche.

En France, ce bateau a longtemps été ignoré. Depuis le début des années 2010, il semble qu’il connaisse maintenant un certain intérêt pour ne pas dire un intérêt certain.

Il n’est pas rare de le voir sur les lignes de départ des régates ou sur quelques plans d’eau mené par des propriétaires qui ne regrettent en aucun cas leur investissement.

Cédric Fraboulet

Il l'a fait le Buzz !

buzz_01logobuzzA l’époque ou l’expression « faire le buzz » ne signifiait pas grand chose on peut dire que ce bateau l’a fait car il a longtemps été le skiff le plus vendu en France. Sorti juste après l’ISO, le Buzz est un bateau d’initiation au skiff qui reste très performant tout en étant très accessible.

Les écoles de voile comme le Yacht Club de Carnac ou bien encore le CNBPP à La Baule ne s’y sont pas trompées en le choisissant pour leur flotte école de voile à l’époque de sa sortie.

Caractéristiques

  • Architecte: Ian Howlett & John Caig
  • Année: 1994
  • Constructeur: Topper
  • Longueur: 4.2 m
  • Largeur: 1.9 m
  • Grand-voile + Foc: 12.85 m²
  • Spi: 17.4 m²
  • Poids: 90kg (coque)

Le Buzz demeure l’une des meilleures portes d’accès au monde des skiffs. Énormément diffusé en Europe (plus de 1200 exemplaires) la compétition interséries est également envisageable pour des équipages légers avides de découvrir les sensations des skiffs.

En France, en plus des écoles de voile, quelques propriétaires ont choisi ce bateau pour découvrir les joies du planning en famille dans le cadre de leurs navigations estivales.

Tout comme son grand frère l’ISO ce bateau du chantier Topper n’est plus produit aujourd’hui. Il est par contre très présent sur le marché de l’occasion à des prix dignes de ceux d’un vieux 420 des années 60. Il pourra donc parfaitement constituer un premier achat pour des gens souhaitant naviguer simplement, sans prétention mais avec l’envie de découvrir des sensations que les dériveurs traditionnels ne peuvent offrir.

Cédric Fraboulet