régate

Ratings Breizhskiff utilisés en 2018:

Ref FFV BATEAU RATING BSP
169 INT MOT + Foil 487
168 18 ‘ Skiff 630
167 RS600 + Foil 600
166 49ER 695
165 14 ‘ 705
164 49ER FX 730
163 RS800 785
162 LASER 5000 810
161 BOSS 810
159 B14 824
160 IC10 + Spi 825
157 MUSTO SKIFF 828
158 SWIFT Solo 830
156 RS700 830
155 CHERUB 845
154 29ER XX 850
153 VIS 870
151 EPOH 910
150 505 ?
149 IC10 no spi 895
148 29ER 895
147 4000 897
146 ISO 905
145 59 ER 915
143 RS600 no Foil 917
144 SPICE 930
142 LASER VORT+Sp ?
141 JAVELIN ?
140 FD Foc 5,5 m2 ?
139 RS400 945
137 PAPERJET 960
136 KORSAR ?
135 RS500 MYLAR 960
134 LASER VORT no sp ?
133 470 ?
132 FIREBALL ?
131 WINDY (GENOIS) ?
130 INT MOT no Foil 990
129 490 ?
128 CONTENDER 975
138 D-ONE 9.5 980
127 BUZZ 985
126 JET ?
125 485 ?
124 PONANT ?
123 STRALE ST 16 ?
122 PHILEAS 440 ?
120 RS 100 (10m2) 978
116 RS 100 (8m2) 998
121 RS500 DACRON 980
118 RS300 1005
117 JETON ?

humour_1Texte traduit et adapté de “A beginner’s guide to sailing R Class” par Hemi (Douglas) Royds pour rclass.org .

Quelques conseils pour ceux qui vont bientôt participer à leur première régate de skiffs….

Gréer le bateau

Le plus important en gréant le bateau est de ne  pas s’autoriser plus de 25 minutes entre l’arrivée au club et le départ sur l’eau. N’emportez absolument aucun outil puisque c’est beaucoup plus pratique de les emprunter à un copain alors qu’il se dirige vers l’eau les outils bien en sécurité dans la voiture.

humour_2

Cela ne devrait pas être un problème comme les clés sont généralement glissées dans l’amortisseur avant gauche…

Mettez le mat et assurez-vous que la tension de gréement et suffisamment forte pour que le foc ne puisse être amuré qu’avec l’équipier en train d’amputer ses doigts sur les câbles de trapèze devant le bateau.

[…] Faite de manière à ce que les 2 écoutes de foc passent du même côté du mat et qu’au moins une écoute de spi passe sous l’amure de spi.

Sautez dans votre combinaison qui doit au choix :

  • A : être sale, humide et  moite de la semaine dernière de manière à ce que cela sente comme si le chat y avait séjourné

ou

  • B : être lavée et sèche de manière à passer 10 minutes à sautiller sur une jambe pour rentrer l’autre jambe. Oups, c’était le trou du bras, enlevez tout et recommencez.
[…] Enfilez votre couche de trap et tirez les sangles jusqu’à ce que vous marchiez comme E.T. (et parliez comme lui aussi). Laissez la dérive en sécurité dans la voiture (les clés accrochées à l’amortisseur etc…) Oubliez d’enlever la montre que vous avez hérité de votre grand-père et c’est le moment de mettre à l’eau.

Mettre à l’eau un skiff

Le bateau doit être tenu par l’équipier afin que son altesse royale le barreur puisse monter dedans sans se mouiller au dessus des chevilles. L’équipier doit ensuite avancer jusqu’à ce que l’eau atteigne un niveau ou il n’est plus possible de tenir le bateau sans glisser sur la cale. Le barreur peut alors prendre son temps pour enfiler le safran, processus qui demande beaucoup d’instructions à l’équipier sur comment maintenir le bateau stable. Une fois cela terminé vous pouvez mettre la dérive dans le puits, prendre l’écoute de grand voile et partir. L’équipier doit de préférence embarquer également. Il devrait sauter lestement d’une eau jusqu’aux épaules au vent du skiff déjà gité et atterrir directement au trapèze, border l’écoute de foc pendant que … NON, LAISSE FILER, p**t ! m%@ pu&^%, RENTRE ! AU TRAP … Aller vers la ligne pour être sur d’arriver juste à temps pour damer le pion à tout le monde sur le fil.

Vocabulaire…

Cela vaut le coup de faire une digression de quelques lignes pour parler de vocabulaire utilisé sur un skiff. Toutes les manœuvres violentes: virer, empanner, lofer, abattre, affaler, faire du trapèze, … doivent être ponctuées du commentaire approprié du barreur et de l’équipier. Cela doit ressembler à quelque chose comme : pu#!% pu#!% pu#!% pu#!% bor*$ mer^ %§! mer^ %§! mer^ %§! mer^ %§! … Ca doit vraiment aider car tout le monde semble le faire.

Départ

humour_6La logique veut que vous partiez de la manière suivante : approchez de l’endroit ou vous voulez partir avec 40-50s d’avance, plongez sous le vent de quelques victimes insoupçonnées et lofer au trapèze avec 20 secondes restantes passant la ligne pleine balle 1 à 2 secondes après le coup de canon avec de l’eau libre sous vous. Ne pas s’attendre à réaliser cela en débutant. Cela énerve les autres concurrents surtout si ce sont des victimes insoupçonnées. Donc un autre moyen de les énerver est de toucher le comité à 20 secondes du départ et parce que vous ne voulez pas passer la ligne trop tôt, abattez simplement et accélérez le long de la ligne poussant les autre devant vous. Vous entendrez probablement quelques termes évoqués ci-dessus.

Le premier près

Après le départ vous devriez être clairement placé dans de l’air mauvais. Essayez de vous écarter de votre équipier, cela peut sentir meilleur. Si vous n’avez pas un bateau plus rapide en train de vous passer au vent, attendez 30 secondes pour vous stabiliser et monter au trap. Vous devriez alors avoir quelqu’un au dessus de vous. Tout le monde sait qu’il faut virer pour avoir du vent dégagé, faites le donc immédiatement et revirez devant un bon paquet de bateau approchant de manière à ce qu’ils aient à éviter votre skiff désormais tanké sur place.

Rappelez vous, si un skiff semble confortable au prés, vous ne pointez pas assez haut ou naviguez pas suffisamment à plat. Lofez jusqu’à ce que le foc s’inverse et relâcher la GV jusqu’à ce que le skipper soit balayé à l’arrière du bateau. Vous naviguez suffisamment à plat quand vous ne pouvez respirer à cause des projections d’eau de l’étrave qui vous arrivent dans la tête.

Virer

Il y a une règle fondamentale en skiff : aucun virement ne semble fonctionner à 100%. Si vous avez réussi un virement, ne vous inquiétez pas le suivant devrait être une belle daube. Prenez l’écoute de grand voile à votre équipier et dites « A virer » suffisamment bas pour ne pas être entendu. Rentrez dans le bateau et restez accroché à votre trapèze du mauvais côté de la bôme. Pendant ce temps là l’équipier doit se retrouver coincé au niveau du puits de dérive dans le pire sac de nœud depuis la dernière conférence de paix au proche orient. L’équipier doit aussi oublier de choquer le foc. Une fois que tout est réglé, l’équipier doit reborder le foc jusqu’à être tendu comme une peau de tambour de manière à giter et à embarquer 200 litres d’eau. La communication recommandée de l’équipier à ce moment ressemble à :  « Bah qu’est ce que tu fous ? » (calmement au trapèze pendant que le barreur lutte au milieu du cockpit) . Ce type de commentaire aide beaucoup.

Abattre à la bouée au vent

N’essayez pas, c’est impossible….

Le spi

humour_4Le spi fonctionne bien si vous vous rappelez de quelques règles simples. L’équipier comme toujours doit obéir aux ordres calmes du ballast au tableau arrière sans faire attention que ses bras sont en train de se démancher. La réelle magie de la trajectoire est fournie par le barreur. Quand le bateau penche à tribord, barrez à gauche ; à bâbord, poussez à droite ; devant, hurlez quelque chose incompréhensible et suivez une courbe parabolique au dessus du cockpit et plongez la tête la première sur le pont.

[…]

Il y a un mythe commun établissant que les cale-pieds ralentissent sous spi ou empêchent les équipages d’être des vrais skiffeurs. Ce mythe est un complot pour s’assurer une fréquence maximum de figures spectaculaires. Les vrais hommes naviguent sur des trapanelles sous-marines en carbone avec GROS TANGON. Si vous avez des cale-pied, soyez sur qu’ils pendent de manière à ce que l’équipier ne puisse jamais y mettre ses pieds ou que vous êtes assis dessus.

A l’empannage, l’équipier doit faire l’équilibre pendant qu’il empêche le spi de faseyer plus d’1/2 seconde qu’importe la trajectoire du barreur. Comme toujours le barreur va continuer à donner ses instructions sur comment la suite va se dérouler. A la bouée sous le vent, l’équipier doit prestement rentrer dans le bateau et affaler le spi pour plonger au trapèze et reprendre la GV au pauvre barreur exténué.

Après la régate…

Une règle simple : ne jamais être présent quand il faut remplir le formulaire de réclamation.
Maintenant que c’est terminé, c’est le moment de jeter votre combi dans le placard et le spi mouillé dans le garage!

« Aujourd’hui si j’étais jeune, je naviguerais sur des skiffs, bien entendu » Russell Couts lors d’une conférence de presse, été 2004.

alternative_01Cela aurait pu être une régate anodine comme il y en a tous les week-ends dans les clubs de voile de l’Hexagone. Pourtant, les 11 et 12 Septembre 2004, ce sont près de 25 skiffs et nouveaux dériveurs qui se sont réunis dans une ambiance conviviale et sportive hors norme au Yacht Club de Carnac malgré des conditions météorologiques difficiles. Pour la première fois sans doute depuis que ces bateaux sont arrivés en France, voilà une petite dizaine d’années, l’espoir de voir cette nouvelle approche de la voile légère se développer en parallèle des séries traditionnelles (420, 470, Fireball, 505…) remplace le pessimisme ambiant qui prévalait jusqu’alors. En ce week-end de Septembre à Carnac, il y avait dans les esprits, la conscience qu’un acte fondateur se déroulait, que l’alternative et la révolution skiff étaient en marche.

alternative_00Explications : au début des années 90, la voile légère mondiale a été balayée par un vent de nouveauté avec l’arrivée de nouveaux dériveurs inspirés des fameux 14 Pieds Anglais et 18 Pieds Australiens : carènes planantes, échelles de rappel et spi asymétrique devinrent le standard dans le monde anglo-saxon : les Laser 4000 et 5000, les ISO, Buzz, 49er, 29er et autres RS 400, 600, 700 et 800, pour ne citer que les plus connus, emportèrent l’adhésion sur tous les plans d’eau d’Europe et du monde, sauf, étrangement, en France, sans que personne ne s’interroge véritablement sur cette exception culturelle française. Non pas que les journalistes de la presse spécialisée et les quelques passionnés pionniers n’aient loué les qualités de ces bateaux et l’immense plaisir qu’ils procurent mais, ils restèrent peu développés et les régates organisées pendant ces années de plomb ne rassemblaient que ces quelques passionnés pionniers. La presse francophone spécialisée leur donna l’appellation d’origine non contrôlée de « Nouveaux Dériveurs » alors que celle de skiff eut été sans doute plus appropriée. Ces bateaux s’inspirent en effet des skiffs dont les plus connus, le 14 et le 18 Pieds, sont parmi les plus vieilles séries de la voile légère. Pour la nouveauté, on repassera ! La sphère francophone, pour reprendre une expression de Daniel Charles, qui avait été dominante dans la voile légère des années 60 et 70, restait donc mystérieusement à l’écart de ce vaste mouvement de renouveau.

alternative-3Certes, le poids des structures et des filières fédérales françaises qui orientent, formatent voire conditionnent les régatiers depuis l’Optimist jusqu’au 470 en passant par le 420 freinèrent le développement de ces bateaux, et particulièrement celui d’un 29er qui devient pourtant de par le reste du monde le support jeune en lieu et place de l’antique 420. Certes, les idées reçues sur l’instabilité et la technicité exigée par ces bateaux ne contribuèrent pas non plus à mobiliser des régatiers en voile légère, souvent conservateurs ou tout du moins attentistes : combien de fois avons-nous entendu de la part des régatiers en 420, 470, 505 et Fireball, qu’ils nous rejoindraient sûrement quand ces bateaux seraient plus nombreux en France ? Une histoire de serpent qui se mord la queue… Cette mentalité conservatrice se retrouve jusque dans le comportement de certains clubs, heureusement minoritaires, à l’égard des pratiquants de skiff : comment ne pas être en effet révolté quand un club de voile de la région parisienne connu pour ses « Vauriens » refuse l’accès sur son plan d’eau à un propriétaire de 14 Pieds International, ceci sans justification.

Le prix de nos bateaux est aussi un argument mis en avant par les réfractaires à cette nouvelle forme de voile. Argumentation qui ne tient pas, n’en déplaise à certains. Un Laser 4000 neuf vaut moins cher qu’un 470 ; un 29er ou un 49er neuf moins que leurs équivalents (420 et 505) neufs. Si les occasions sont encore rares en France, le voyage en Angleterre pour trouver des bateaux a été effectué par nombre d’entre nous et a prouvé son bien-fondé : il est possible de naviguer sur un 14 Pieds international performant pour 6000 Euros, sur un Laser 4000 ou un ISO pour 3000 euros. De même, les écoles de voile se sont souvent dotées de ce type de bateaux pour faire découvrir à leurs stagiaires « l’insoutenable légèreté du skiff » à moindre coût. Certains enseignants ont même développé une nouvelle approche pédagogique spécialement adaptée à ce type de bateau, expliquant la faiblesse du développement de ces dériveurs par l’inadaptation des techniques traditionnelles d’enseignement à la spécificité de la navigation sur skiff.

alternative-2Si l’accès au statut olympique du 49er a été un formidable éclairage pour les skiffs en France, il a conforté certains dans l’idée que ce genre de bateaux n’était par pour eux car trop technique et réservé à quelques athlètes ayant si possible du sang anglais ou australien dans les veines et des gènes d’équilibriste ou de danseur étoile. Non, bien sûr, il ne faut pas faire de prosélytisme idiot : le 49er ou le 18 Pieds restent destinés à des régatiers ayant déjà une très bonne expérience de la voile légère.

Mais c’est oublier les autres séries (Laser 4000, 29er, Buzz, ISO, RS 200, 400, 800) qui rendent le skiff accessible et les joies du planing abordables par des équipages peu expérimentés. Le Yacht Club de Carnac, pionnier en la matière et organisateur d’une manche du championnat du monde de 18 Pieds Australiens, a même mis en place pour le grand public des baptêmes sur le roi des skiffs afin de tordre le cou à quelques idées reçues. Les initiatives existent mais la pratique du skiff reste trop limitée… Les causes de ce faible développement sont donc à chercher autre part…
Le paradoxe d’une France de la voile légère qui reste fermée sur elle-même, le regard tourné sur des dériveurs sentant bon la France gaullienne, les années 60 et la consommation de masse, nostalgique du 420 et du 470 de papa ou du Fireball construit dans le garage par des soixante-huitards dissertant sur les errements d’une époque qu’ils ont l’illusion d’avoir changée, ne serait complet, si le skiff n’était quand même pour cette France de la voile légère « un obscur objet du désir ». Ces bateaux intriguent, attirent et ne laissent surtout pas indifférent mais encore peu de personnes, parmi toutes celles que nous rencontrons sur les parkings et dans les clubs, franchissent le cap.

alternative-5Si aujourd’hui nos jeunes régatiers naviguent en 420, ils pensent et rêvent 29er et skiffs. Les plus âgés ou les moins jeunes, c’est selon, sortis des carcans fédéraux et des chimères olympiques, naviguent majoritairement en habitable mais aimeraient bien retrouver les plaisirs de la voile légère en dehors des structures et de leur logique de masse, celle qui consiste à faire croire à n’importe quel jeune régatier qu’il pourra être champion olympique à condition de rester dans les filières spécialement mises en place par l’honorable institution et qui s’appellent 420, 470, Optimist, Europe, Laser… Ne s’est-on jamais interrogé sur l’écrasante domination anglaise en matière de voile légère ces dernières années ? Non, sans doute pas, mais un esprit indépendant qui le ferait serait sans doute surpris de constater que, pour un jeune régatier anglais, la diversité des dériveurs sur lequel il passe dans sa vie, loin de conduire à une lassitude, favorise au contraire le plaisir et l’envie d’être performant au plus haut niveau sans que l’institution fédérale ne soit ni première, ni avilissante, et encore moins écoeurante. La voile légère restera pour lui une évidence là où chez nous le quillard constitue une fin en soi. Encore qu’il faille nuancer ce propos puisque la France connaît actuellement un véritable engouement pour les Sports Boats (Melges 24, Open 5.7, 7.5, Laser SB 3…), reléguant au rang de pièce de musée les Class 8 et autres J 24. La voile légère française reste donc à l’écart de la modernité, contrairement à la voile habitable.

A l’heure où fleurissent les thèmes du déclin et du blocage de la société française, comment ne pas faire le parallèle avec les pratiques de la voile légère… Dis-moi sur quel dériveur tu navigues, je te dirai dans quelle société tu vis. Et qui sont-ils ces responsables fédéraux, ces responsables de ligues, ces entraîneurs, pour nous faire croire que des bateaux conçus il y a 50 ans correspondent aux attentes des régatiers d’aujourd’hui, à l’esprit et aux valeurs du temps, à ce qu’est fondamentalement la pratique de la voile ? Dans quelle autre discipline sportive en arrive-t-on à nier à ce point toute idée de progrès et de performance ? N’est-ce pourtant pas la logique à l’œuvre en faisant naviguer des régatiers sur un 420 plutôt que sur un 29er ?
La pratique du skiff par sa dimension minoritaire apparaît donc aujourd’hui dans le paysage de la voile légère française comme une véritable contre-culture avec ses valeurs, ses références et son histoire.

Réunis pour la majorité de ses pratiquants autour du site Internet http://www.breizhskiff.com, la tribu des « skiffeurs » entend montrer et démontrer que cette forme de voile incarne aujourd’hui une certaine forme de modernité. Référence théorique de beaucoup d’entres nous, Franck Bethwaite écrivait dans une célèbre revue australienne dès la fin des années 70 un texte qui fait date, intitulé «This must be the future ». Dans cet article, qui préfigure la bible qu’est « High Performance Sailing », il développe l’idée que le skiff est sans doute la forme de voile légère la plus innovante et qu’il en est l’avenir. Pour certains, le nom « 49er » de l’unique et fameux skiff olympique (dessiné par le Julian Bethwaite, le fils de Franck) renvoie à une célèbre équipe de football américain, d’autres moins nombreux y voient une référence à l’histoire américaine, à ces pionniers qui en 1849 participèrent à la ruée vers l’or avec la certitude de trouver dans les vastes terres de l’ouest américain, la promesse d’une nouvelle société à construire.

Naviguer en skiff aujourd’hui, c’est d’une certaine manière participer à une révolution culturelle dans la voile légère, celle qui permet au bateaux de planer rapidement, celle qui démontre que les bords de portant en régate peuvent être aussi tactiques que des bords de près, que la ligne droite entre une bouée au vent et une bouée sous le vent n’est plus forcément une évidence ; c’est repousser les frontières traditionnelles pour découvrir de nouveaux espaces et de nouvelles dimensions dans la pratique de la voile. C’est aussi rendre accessible la voile au plus grand nombre par son côté spectaculaire. Comment ne pas remarquer en effet que dans les règles constitutives de la classe des 18 Pieds Australiens figure en préambule la notion de spectacle ? Naviguer sur un skiff, c’est enfin mettre le plaisir de la simplicité au premier plan : légers et faciles à mettre en œuvre, ces dériveurs vont vite et glissent en réduisant au maximum les contraintes. Ils rompent avec l’idée masochiste qui consiste à faire croire que l’on ne peut prendre du plaisir en voile qu’à la condition de triturer des dizaines de bouts et autant de réglages pour gagner un quart de dixième de nœud.

Naviguer sur un skiff, c’est sans doute se recentrer sur l’essence même du désir voile : le plaisir, la glisse, la pureté des sensations et l’émotion, sentiments devenus si ténus et rares de nos jours que certains en ont oublié le caractère fondamental. Jouissez sans entrave, faites du skiff et rejoignez ceux qui aujourd’hui contribuent au développement d’une conception moderne de la voile légère.

2014_Teignouse_Cup
Rendez-vous du 8 au 10 mai 2014 pour la 14ème édition de la Teignouse Cup!

 

KIL_93896Le site franceopenskiff.fr dédié à la promotion et à l’organisation de la première épreuve du Trophée Breizhskiff de l’année 2014 est en ligne.

L’évènement se déroulera bien évidemment au Lac du Der, du 19 au 21 avril 2014 et comme chaque année la régate sera disputée sur l’eau et archi-conviviale à terre !

Grand merci à Emilien et Gilles pour avoir repris le travail des éditions précédentes fait par Maikol et Olivier.

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