LDC

Le début d'une révolution...

Aero4Dans le monde actuel de la voile, pour être « hype », il faut utiliser l’expression « easy sailing » ! Ce concept est une réponse à la demande de plus en plus forte des consommateurs pour des produits accessibles et faciles à mettre en oeuvre, tout en restant performants et source de plaisir avec un minimum de contraintes. Notre temps pour le loisir sportif est en effet compté et les bonnes raisons pour ne pas naviguer sont malheureusement légions. Même en voile légère, un dériveur c’est de la logistique, du transport, de l’entretien, du stockage, du temps passé à gréer et dégréer, bref, tout un ensemble de contraintes qui finissent par gâcher le plaisir de la pratique de la voile légère.

Aero1RSSailing le chantier leader en matière de voile légère depuis 20 ans vient de proposer un nouveau produit qui pourrait faire date et marquer une petite révolution dans l’accessibilité à notre sport. Ce nouveau dériveur, l’Aero, n’a rien d’un skiff. Il est plutôt une version moderne du Laser qui il y a 40 ans s’était développé sur ce concept qu’on n’appelait pas à l’époque « easy sailing » avant de se développer sur un mode (la compétition de haut niveau) qui n’avait plus rien à voir avec les objectifs initiaux d’engin de plage accessible au plus grand nombre.

L'architecte met à l'eau à la manière d'une planche

L’architecte met à l’eau à la manière d’une planche

Le RS Aero c’est donc une coque en apparence toute simple de 4 mètres de long avec trois gréements de 5, 7 et 9 mètres carrés. Mais derrière cette apparente simplicité, se cachent de nombreuses innovations qui font de l’Aero, dont le nom renvoie au fabuleux bateau de Manfred Curry, un produit très abouti et parfaitement adapté au « easy sailing ». Le RS Aero c’est d’abord un poids plume. 30 kilos de coque construite en sandwich époxy, 49 kilos en poids de navigation. Ne cherchez pas en dériveur monotype de grande production, il n’existe pas grand chose de plus léger. Cela signifie que le bateau est extrêmement vivant sur l’eau et qu’au portant il déboule. Ce poids qui a été obtenu par une construction soignée et par la forme de la coque et des bouchains, signifie également que le bateau est facile pour les manutentions. Le constructeur prétend qu’il est ainsi possible de se passer de mise à l’eau, qu’il est possible de le porter gréé pour aller à l’eau et de le charger, décharger seul depuis le toit d’une voiture. En terme de stockage, le dessin du plan de pont et le faible poids permettent d’empiler les bateaux.  Sur le plan des performances, tout a été fait dans le dessin de la coque et la position des bouchains pour permettre à un maximum de gabarit de naviguer sur ce bateau et de le rendre peu sensible à l’équilibre longitudinal. Sur le plan du confort, la position au rappel a été particulièrement soignée de même que la question des projections d’eau. Le RS100 était déjà une réussite de ce point de vue.

Stockage

Stockage

L’autre particularité de ce nouveau dériveur repose sur les trois gréements. Le mât carbone est en deux parties et chaque haut de mât est adapté en terme de rigidité à la surface et à la coupe de voile qui est en dacron et à corne. Des adolescents jusqu’au adultes, tout le monde peut naviguer sur l’Aero. La voile contrairement à celle du Laser n’est pas montée sur à fourreau mais se hisse avec une drisse. En navigation, tout est fait pour que le gréement s’auto-régule facilement et donc que la conduite du bateau permette à chacun de naviguer au plus près du potentiel de l’engin quelque soit son gabarit et son niveau.

Entre le moment où vous arrivez au club de voile avec le bateau sur le toit de la voiture et le moment où il sera prêt à naviguer, il ne sera pas écoulé plus d’un quart d’heure, 5 minutes si le bateau était déjà stocké mâté sur le parking du club. On ne dire jamais à quel point cela représente un avantage énorme aujourd’hui. Le temps de mise en oeuvre des bateaux est en effet un frein majeur au développement de notre sport à l’échelon des clubs et pour les propriétaires.

Aero3Sur le papier, les images et les vidéos, ce bateau semble enthousiasmant et pourrait bien réconcilier un grand nombre de personnes à la pratique du dériveur et de la voile légère. Il fallait pour cela que le prix reste sous contrôle. Et de ce point de vue quelle n’a pas été notre surprise de constater que ce bateau était mis en vente à 5800 euros soit moins cher qu’un Laser. Lors du salon de Londres en mars, le Dinghy Show, ce sont déjà près de 100 bateaux qui ont vendus.

Alors oui ce n’est pas un skiff mais nous avons hâte de l’essayer et nous avons envie que ce concept du « easy sailing » se développe dans le monde du dériveur et de la voile légère.

L'incontournable !

rsfeva_1logofeva Non décidément, il est difficile de trouver des défauts à ce bateau qui s’adresse à la fois aux jeunes régatiers, à des écoles de voiles et à des particuliers. Il est la parfaite illustration de la supériorité anglo-saxonne en matière de conception de dériveur pour les jeunes régatiers : là où certains constructeurs s’acharnent à vouloir faire des bateaux techniques, les Anglais font des bateaux simples notamment pour les jeunes.

Leur postulat est limpide : sur la tranche d’âge des 10-14 ans, la priorité doit être la découverte du jeu de la régate et la hiérarchie ne doit pas se faire sur de la pure maîtrise de la technique de navigation. Si le bateau devient trop technique, il n’y a plus de jeu et donc, d’une certaine manière, plus d’envie et les enfants passent à autre chose.

Caractéristiques

  • Architecte:
  • Année: 2003
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 3.64 m
  • Largeur:: 1.42 m
  • Grand-voile: 6.5 m²
  • Foc: 2.1 m²
  • Spi: 7 m²
  • Poids: coque : 63 kg

Construit en polyéthylène, ce bateau est superbement accastillé et construit. Quelque soit la version retenue (école, solitaire ou double avec spi asymétrique optionnel) il démontre une extraordinaire polyvalence qui pourrait paraître suspecte à une personne avertie qui découvrirait ce bateau.

Doté d’un circuit de régates pour les juniors en Angleterre et en Europe, et reconnu comme classe internationale par l’ISAF depuis peu, ce bateau a été également choisi par des écoles de voile françaises plutôt réputées pour leur intransigeance. Dans le cadre du programme FFvoile de la pratique en flotte collective, le Feva se développe en France au point de rassembler plus de participants que l’Equipe.

2010 World Championships

Les particuliers ne sont pas en reste et le RS Féva est un bateau idéal pour faire découvrir la voile à ses enfants : stable et performant, il lui arrive de planer.

Pour avoir passé une journée au chantier RS Sailing qui le produit, j’ai été surpris par le nombre de particuliers qui investissaient dans ce bateau pour découvrir la voile ou s’y remettre en famille. La journée n’a été qu’un défilé ininterrompu de familles venant chercher leur jouet.

L’accastillage et les voiles sont d’une qualité rarement atteinte sur ce genre de bateau le tout à un prix en dessous de ses concurrents directs.

rsfeva_3Au passage, signalons que certaines écoles de voile française intéressées par ce bateau souhaitaient adapter des voiles en dacron plutôt que de conserver les voiles standard en mylar. Hérésie qui démontre le chemin qu’il reste à faire auprès des écoles : les voiles en mylar s’usent beaucoup moins vite que des voiles en dacron et sont beaucoup plus stylées que celles qui renvoient à la plaisance de grand-papa.

Des défauts à signaler ? Rien d’évident si ce n’est que les enfants grandissant, il faudra vite investir dans un bateau plus long. Remarquez, la gamme RS arrive à répondre à la majorité des demandes d’adeptes de la voile légère.

Cédric Fraboulet

Le double trap accessible.

RS800_elogors800En quelques années le chantier RSSailing a connu un développement impressionnant en Angleterre. En l’espace d’une petite quinzaine d’années, il a développé une gamme superbe et cohérente de skiffs.

Au sommet de cette gamme on trouve le RS 800, un skiff à double trapèzes qui ressemble étrangement au 49er sans en avoir les inconvénients : doté d’une carène assez large, d’un mât carbone, d’un foc autovireur et d’un spi asymétrique de belle surface, le RS 800 est un peu moins toilé que le 49er tout en gardant un devis de poids extrêmement bas pour un skiff de ce type.

Caractéristiques

  • Architecte: Phil Morrison
  • Année: 2001
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4.8 m
  • Largeur:: 2.89 m
  • Grand-voile: 16.5 m² avec le foc
  • Foc:
  • Spi: 21 m²
  • Poids: 110 kg

Il s’adresse à des régatiers d’un bon niveau mais qui ne veulent pas s’engager sur les chemins incertains d’une préparation olympique.

Et ça marche : le bateau connaît en Angleterre un très fort développement, notamment auprès des couples, sans pour autant nuire à d’autres séries. Il faut dire que ses qualités de barre, de conception en font un superbe engin et sans doute le juste milieu dans la catégorie des doubles trapèzes.

Le RS800 est moins physique qu’un Laser 5000, plus fin qu’un BOSS et surtout moins contraignant qu’un 49er pour une vitesse très légèrement moins importante.

rs800_2

Le RS 800 s’est maintenant développé en France avec un nombre régulier d’équipages présents sur les régates Breizhskiff où nous avons tout loisir d’admirer l’engin qui est au skiff à double trapèzes ce que le Laser 4000 est aux skiffs à simple trapèze : une référence.

En 2013, il a adopté une nouvelle GV à corne qui a modernisé le bateau et lui a redonné de la pêche dans le petit temps. Cela faisait suite à une grosse modification du plan de pont en 2009 qui avait quant à elle renforcé la dimension skiff en facilitant la navigation debout. Rare cas d’une monotypie stricte qui a su évolué sans diminuer l’attrait pour le bateau.

Cédric Fraboulet

Un standard !

rs500_3logors500 Parmi les dernières productions du chantier RS Sailing, le RS 500 commence déjà à s’imposer sur le difficile marché des dériveurs en double à simple trapèze.

Une très longue mise au point aura permis de sortir un bateau plus performant, plus léger, mieux construit et plus stable que ses concurrents tout en étant presque aussi performant qu’un 29er pourtant largement plus technique.

Caractéristiques

  • Architecte: Phil Morrison
  • Année: 2006
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4.34 m
  • Largeur:: 1.58 m
  • Grand-voile: 9.5 m²
  • Foc: 3.7 m²
  • Spi: 14 m²
  • Poids: Coque 77kg

Le RS 500 est également imbattable au niveau rapport qualité prix. La construction en Asie y est sans doute pour quelque chose.

Disponible en version école ou en version sport, le RS 500 est une première approche du merveilleux monde des skiffs : il permet d’avoir un sérieux aperçu des sensations de ce type de bateau sans en avoir les inconvénients.

Et, un an tout juste après sa commercialisation, le dernier-né d’un chantier qui a produit 13 dériveurs à succès en moins de 15 ans est une réussite : il n’y a sans doute pas de hasard !

rs500_4

En France, le bateau a rencontré un certain succès, notamment dans certaines écoles de voile. En effet des structures aussi performantes et reconnues dans l’enseignement de la voile (Carnac, les Glénans notamment) l’ont choisi et font découvrir les sensations du skiff sur ce bateau.

Du côté des propriétaires, entre régatiers ou tout simplement une pratique de loisir, ils sont également nombreux à avoir investi dans ce bateau qui pour cette clientèle est un excellent compromis et sur lequel il n’y aura pas de mauvaise surprise.

Notons enfin que le bateau, maintenant reconnue classe ISAF se développe dans quelques pays Européens comme l’Italie, les Pays-Bas et la Suède.

Cédric Fraboulet

Un pionnier et un succès !

rs100_2logoRS100

Avec sa volonté de toujours être à la pointe de l’innovation sur le marché du Dériveur, RS Sailing a développé et lancé le RS 100 en 2010. Il est avec son concurrent de chez Devoti, le D-one, le plus performant des dériveurs solitaires sans trapèze et à spi asymétrique.

Il s’adresse à ceux qui veulent un bateau simple et très facile à mettre en oeuvre et ne nécessitant pas le niveau technique et physique d’un dériveur solitaire à spi asymétrique et trapèze.

Caractéristiques

  • Architecte: Paul Handley
  • Année: 2009
  • Constructeur: LDC
  • Longueur: 4.30m
  • Largeur: 1.83m
  • GV:7.4 / 8.4 / 10.2 m²
  • Spi: 12.5m²
  • Poids: 80kg (complet)

A l’époque, il fallait oser se lancer sur ce segment qui s’impose pourtant aujourd’hui comme prometteur. Comme souvent RS Sailing a visé juste. Le bateau a été un gros succès à l’international avec plus de 500 unités vendues en 4 ans et le marketing de lancement du projet a été un modèle du genre avec un niveau rarement atteint dans « l’artisanat » de la voile légère.

Ce succès n’est guère surprenant quand on regarde les qualités du bateau. Coque époxy, mât et bôme en carbone, accastillage Selden, le bateau a clairement un look plus moderne et agréable que son concurrent de chez Devoti. Le mât semi-haubané contrairement à son concurrent, est un vrai plus et tout un ensemble de petits détails font du RS100 un dériveur certainement plus abouti techniquement que ce qu’on a parfois pu connaitre chez RS Sailing.

Sur le plan du programme et du public cible, encore une fois RS a visé juste et a marqué un premier point dans ce que certains appellent le « easy sailing » : le bateau répond à une vraie demande de gens qui veulent un bateau simple, accessible, facile à mettre en oeuvre mais sur lequel on s’amuse. Les performances sont bonnes pour un solitaire sans trapèze : la position de rappel est très ergonomique donc (presque) agréable. Si au près, il faut clairement s’engager pour faire avancer le bateau, le RS100 est un régal absolu au portant. Il va véritablement très vite et facilement ! Et même avec le gréement de 10,20 m2 l’empannage dans la brise n’est pas une aventure dont on ne sait si on sortira vainqueur.

rs100C’est en effet une des originalités aussi de ce bateau, d’avoir à l’instar du Laser, 3 gréements de taille différentes pour permettre à une vaste fourchette de gabarit de pouvoir naviguer en RS100 :  7,4 – 8,4 et 10,2  mètres carrés sont disponibles même si aujourd’hui le gréement intermédiaire est largement majoritaire et conviendra parfaitement pour des gabarits allant jusqu’à 85-88 kilos.

Reconnu classe ISAF, le bateau se développe mais les compétitions internationales attirent encore peu de monde malgré la convivialité légendaire de l’association de classe RS. Le RS100 est d’abord et avant tout le bateau de ceux qui veulent se faire plaisir sans trop de contrainte, à côté de chez eux, au club et profiter d’un bateau qui en 15 minutes permet d’aller sur l’eau. Enlevez le taud, hissez la voile et c’est parti ! C’est également un régal sur les plans d’eau intérieur où peu d’engins iront beaucoup plus vite.

En France, le bateau se vend bien et satisfait pleinement ses propriétaires.

Côté défaut, si l’on considère qu’il n’y a pas de mauvais bateau mais des bateaux mal choisis par rapport au programme de navigation et d’utilisation pour lequel ils sont conçus, alors le RS100 n’a pas de point faible. Tout au plus pourra-t-on signaler qu’il aurait mérité d’être un tout petit peu plus large pour être moins physique au près. Mais bon… La voile est un sport et le RS100 fera toujours moins mal aux « abdos » et aux cuisses qu’un Laser. Et la vitesse et les sensations au portant sont là pour faire oublier certains légers désagréments. De même, il faudra que le constructeur et l’importateur veillent à garder le prix de ce bel objet à un niveau raisonnable puisque c’est aussi une de ses grandes forces.

Accessible dans une certaine limite

Rs 700 greylogors700Le RS700 est la suite logique du RS600 pour le chantier RS Sailing. Au début des années 2000 en effet, des solitaires à spi asymétrique sont apparus sur le marché et il s’est vite avéré qu’une modification du RS600 pour lui adapter un spi ne tiendrait pas la route du fait de la carène très extrême du RS600.

RS a donc développé le RS700 avec les grandes orientations techniques et marketing propres au chantier : ne pas sacrifier à la performance tout en rendant les bateaux le plus accessible possible pour ceux qui cherchaient un skiff solitaire qui seraient au Musto Skiff ce que le RS800 est au 49er.

Caractéristiques

  • Architecte: Nick Peters
  • Année: 2002
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4.68 m
  • Largeur:: 1.92 – 2.33 m
  • Grand-voile: 12.8 m²
  • Foc:
  • Spi: 16 m²
  • Poids: 79 kg

Sur un plan technique, le RS 700 n’a rien à envier à ses concurrents : coque planante à bouchain, mat carbone, trapèze, échelles, spi avec avaleur. Sur le plan des performances, il va aussi vite que le Musto Skiff avec peut être une ergonomie plus étudiée pour un large public et des sensations de barre épatantes ce qui le rend de fait plus accessible que ses principaux concurrents.

RS700MP

Un autre exemple : le mât carbone, raide et léger, associé à une grand-voile ne possédant qu’une seule latte forcée en tête rendent le bateau plus tolérant que les autres. L’envoi et l’affalage de spi sont simplifiés par l’utilisation  d’un système de pompe.

Le RS 700 a conquis aujourd’hui un large public.

RS700Carnac2011

Alors que la clientèle de son concurrent le Musto est plus élitiste, le RS 700 a réussi à fédérer bon nombre de régatiers amateurs qui souhaitent pouvoir prendre du plaisir assez facilement sur un bateau procurant des sensations que peu de dériveurs sont à même de garantir.

En France, le RS 700 se développe assez rapidement avec maintenant une grosse dizaine de bateaux régatant régulièrement sur le Trophée Breizhskiff. En 2013 une mise à jour faite par le chantier, alliée à quelques modifications esthétiques, a relancé la production du bateau qui se développe bien hors des frontières anglaises.

Hystérique

RS300 and 600 nationals @ Pwllheli Sep 12logors600

La légende raconte qu’au début des années 90, assis sur une jetée face à la mer, une groupe de régatiers discutait du dériveur solitaire sur lequel ils aimeraient vraiment naviguer.

Peu de temps après, le RS 600 et le chantier RS Sailing sont nés et allaient devenir un success story de la voile légère anglaise.

Premier dériveur solitaire à trapèze depuis le Contender, le RS 600 est aussi le premier skiff solitaire de l’histoire.

Ultra performant, très instable, d’une finesse de barre rarement égalée, et malgré la concurrence en matière de skiff solitaire, le RS 600 connaît une nouvelle jeunesse avec le développement d’un kit de foils qui lui permet maintenant de voler au dessus de l’eau.

Caractéristiques

  • Architecte: Clive Everest
  • Année: 1994
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4,47 m
  • Largeur:: 2,13m
  • Grand-voile: 12,64 m²
  • Foc:
  • Spi:
  • Poids: 68 kg

Le RS600, a connu un certain succès en France. En plus des bateaux importés au milieu des années 90, quelques amateurs en ont ramené d’Angleterre pour s’amuser.

rs600FF

Son prix très bas sur le marché de l’occasion permet à la classe de continuer à vivre et de se renouveler et à des amateurs se sensations fortes de mettre un premier pied dans le monde des skiffs.

Il fait partie des rares dériveurs dont les anciens propriétaires parlent avec un souvenir ému. Quand on aimé ce magnifique dériveur, il y a de fortes de chances qu’à un moment dans sa vie on le regrette, c’est dire si ce bateau est magique.

Une référence !

rs 400 Lake Gardalogors400 N’en déplaise aux skiffeurs purs et durs, le RS 400 est un de nos coups de cœur. Dessiné par Phil Morrison (architecte des Laser 2000, 4000 et 5000 et de 14 Pieds), le RS 400 nous a séduits !

Dériveur en double sans trapèze, il est une espèce de GP 14 moderne ou de Merlin Rocket moderne : le GP 14 étant un vieux dériveur anglais un peu plus sophistiqué qu’un Vaurien français, le Merlin Rocket, un bijou anglais de technicité, un 505 sans le trap. Il en reprend les formes arrondies et larges au niveau du pont.

La carène à bouchain est plus moderne et ressemble à celle d’un Laser 4000. De ce dernier, on retrouve également le tangon orientable et le spi asymétrique avec avaleur. Il est construit par le chantier LDC dont on ne cessera de vanter les mérites ici tant leur gamme de dériveurs est superbe, cohérente et très bien construite.

Caractéristiques

  • Architecte: Phil Morrison
  • Année: 1998
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4.52
  • Largeur:: 2
  • Grand-voile: 14.76 (avec foc)
  • Foc:
  • Spi: 13.94
  • Poids: 85 kg (Coque)

Le bateau est fin à la barre et procure des sensations de vitesse agréables pour peu que l’équipage s’adonne au rappel pour compenser l’absence de trapèze. Sportif tout en étant accessible, le RS 400 n’a pas d’équivalent sur le marché des dériveurs sans trapèze si développé en Angleterre. Ce marché des dériveurs en double  rassemble en toute convivialité des équipages pour qui, au-delà de l’aspect purement sportif, la voile légère est aussi un mode de vie et un état d’esprit : bref, tout ce que la voile légère française ne connaît plus depuis longtemps, trop longtemps.

rs 400 Lake GardaSeul défaut mais en est-ce vraiment un : la qualité a un prix ! Mais d’occasion il est très abordable si l’on fait l’effort de traverser la Manche.

En France, ce bateau a longtemps été ignoré. Depuis le début des années 2010, il semble qu’il connaisse maintenant un certain intérêt pour ne pas dire un intérêt certain.

Il n’est pas rare de le voir sur les lignes de départ des régates ou sur quelques plans d’eau mené par des propriétaires qui ne regrettent en aucun cas leur investissement.

Cédric Fraboulet

L'asymétrique pour tous !

RS 200 Lake Garda 2008logors200Le RS200 est au monde de la voile légère ce qu’un blockbuster est au monde du cinéma. Un des plus grands succès des 20 dernières années, un bateau populaire, du moins en Angleterre, sur lequel on a toujours plaisir à naviguer.

Chaque année, il figure dans les premiers de la « UK national championship attendance table » du prestigieux magazine Yachts and Yachting. Il faut le dire clairement, en Angleterre, paradis terrestre de la voile légère, pays qui est au dériveur, ce que la France est à la gastronomie, le RS200 rassemble tous les publics : de l’olympien à la famille, en passant par les jeunes, les vieux, pardon les seniors, tous les pratiquants ont ou vont naviguer un jour sur ce bateau, depuis la régate de club jusqu’aux Eurocups en passant par la pratique de loisir.

Caractéristiques

  • Architecte:
  • Année: 0
  • Constructeur: LDC
  • Longueur:: 4.00
  • Largeur:: 1.83
  • Grand-voile: 9
  • Foc: 2.52
  • Spi: 8.29
  • Poids: 78

RS 200 Lake Garda 2008

On a beau chercher ce bateau n’est pas loin de n’avoir aucun défaut. Dès qu’il y a un petit peu de vent et à condition de ne pas être trop lourd, ce dériveur est vivant, vif précis mais hyper accessible.

Au portant malgré son tout petit spi, sa carène fait des merveilles et donnent des sensations de glisse que bien des dériveurs ne donneront jamais. En compétition, il est une formidable école pour se perfectionner à l’art délicat du jeu de la régate, de la tactique et de la stratégie.

S’inscrivant dans la très longue tradition anglaise des dériveurs doubles sans trapèze, le RS200 est particulièrement adapté aux petits plans d’eau et à la découverte et à l’apprentissage de la voile.

Il est un formidable bateau de club et, même si des exceptions existent, sa quasi absence des plans d’eau français traduit et symbolise le déclin de la culture voile légère en France.

RS 200 Lake Garda 2008

C’est pourtant un bateau simple, facile à mettre en oeuvre, à entretenir et qui aurait toute sa place dans les animations pour les membres des clubs de voile français si ces derniers étaient ce qu’ils n’auraient jamais dû cessé d’être, des lieux de vie et de sociabilité. C’est d’ailleurs sur cette base que ce bateau commence à s’exporter hors d’Angleterre, vers l’Australie, la Suède et les Etats-Unis.

Dernier avantage et non des moindres, on peut être propriétaire d’un RS200 d’occasion pour un prix très bas à condition d’aller en Angleterre, ce qui de nos jours se fait très bien. La condition pour disposer d’un petit bateau qui a tout d’un grand.

Objet de design, design de l'objet.

rs300_1Parler du RS 300, c’est d’abord et avant tout poser des questions : hormis les bateaux de jauge à développement, et particulièrement le Moth International, y-a-t-il eu dans l’histoire des dériveurs de série quelque chose d’aussi surprenant et d’aussi attirant à la fois ?

Pourquoi ce bateau dont le développement est resté limité continue-t-il de garder ses passionnés et pourquoi tous ceux qui parlent de leurs navigations en RS300 le font avec des étoiles dans les yeux ?

Pourquoi enfin ce bateau que tout le monde décrit comme extraordinaire n’a pas connu un développement plus important que celui qui a été le sien ? Car si certains diront qu’il est techniquement difficile, ce n’est pas non plus un Moth !

Osons des hypothèses : la première serait que ce formidable bateau est d’abord et avant tout un refus du compromis, quelque chose d’exclusif qui dénote dans la gamme RS.

rs300Refus des compromis esthétiques. ce bateau est un pur objet de design avec le côté forcément repoussant que cela peut avoir. On aime ou on déteste, on ne reste pas indifférent !

Refus des compromis techniques : sa carène tout à la fois tendue et ronde est entièrement dessinée pour limiter la surface mouillée et favoriser la vitesse mais aussi l’instabilité. Hormis le Moth sur Foil, il est sans doute le dériveur solitaire sans trapèze le plus rapide au près.

Refus des compromis vis à vis de la performance et des sensations : ce bateau rappelle que même si RS Sailing a conçu des bateaux parfois plus sages et abordables que la concurrence, il y a dans leur gène d’abord et avant tout une culture de la performance : le RS600 avait ouvert la voie, le RS300 a continué.

Refus des compromis vis à vis du public cible. En Angleterre, la petite communauté des adeptes du RS300 est soudée, active et disons le assez expressive ! Des passionnés avec autant de « patate » que leur bateau mais des passionnés parfois à l’écart.

C’est sans doute pour ces raisons que le RS300 n’a pas connu un développement proportionnel à l’enthousiasme qu’il génère et proportionnel à son niveau de performance. Si vous recherchez un bateau qui soit d’abord et avant tout un bel objet, un engin pour se faire plaisir sans trop de contraintes alors foncez. On en trouve d’occasion à des prix  très abordables et même s’il peut paraitre technique à certains, sachez qu’il reste accessible à n’importe quel pratiquant de dériveur ayant une expérience en dériveur.

Comme d’autres dériveurs de cette catégorie, le RS300 n’est pas à proprement parlé un skiff. Pourtant parmi les bateaux de cette catégorie des dériveurs solitaires sans trapèze, il est celui qui s’en rapproche le plus tant le refus des concessions et du compromis et son niveau de performance ainsi que l’esprit de ses défenseurs rappelle certaines des plus fameuses séries de skiff.