Première épreuve de la saison la 14ème édition du France Open Skiff aura lieu à Pâques. Comme chaque année depuis 2003, tous les passionnés de skiff d’Europe du nord se retrouvent pour une régate qui est véritablement devenue un classique.

Il faut dire que cette régate en laquelle beaucoup ne croyait pas à son lancement en 2003 offre un ensemble d’avantages indéniables pour attirer les passionnées de skiff :
-Régate de début de saison, elle a lieu sur un lac suffisamment venté pour une reprise du bateau après l’hiver mais à l’abri des grosses dépressions que l’on peut connaitre à cette période.
-Les infrastructures du lac et du club organisateur permettent de faire une régate all inclusive : hébergement et nourriture tout peut être fourni par la Ligue de l’Enseignement qui organise cet événement. Evidemment ceux qui ont envie de s’occuper de leur hébergement et de leur nourriture peuvent toujours le faire mais pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
-Les contraintes logistiques pouvant donc être réduites au minimum, c’est toute la convivialité de la régate qui s’en trouve renforcée !
-Quel que soit votre niveau de navigation et de régate vous serez parfaitement accueilli. Le coaching organisé pendant l’épreuve permet à chacun de progresser.
-La convivialité de cette épreuve est légendaire. Lors des soirée au Der, on s’amuse beaucoup et l’espace d’un long weekend, chacun laisse ses soucis chez lui.
-Ceux qui veulent venir plus longtemps peuvent arriver dès le mercredi soir et naviguer dès le jeu ou le vendredi.
-Pour les accompagnateurs, le Lac du Der offre un grand nombre de balades possibles : dépaysement garanti.
-Cette régate rassemble des compétiteurs de bon niveau et des débutants dans un très bon esprit sportif.

Si tous ceux qui ont participé un jour à cette épreuve y reviennent, c’est qu’il y a bien une raison ! Alors venez vous joindre à nous.
Tous les renseignements et le bulletin d’inscription sont sur le site dédié :
http://fos.breizhskiff.com/

Pour ceux qui ont des questions, il y a un sujet dédié sur le forum :
forum FOS

Le calendrier du Trophée Breizhskiff 2016 est en ligne!

Cette édition 2016 s’appuiera sur des rassemblements désormais bien ancrés dans le Trophée que sont Le Der, Quiberon, Carnac, La Ganguise et Sanguinet, complétées de La Baule pour le Nord, La Ciotat et Hyères pour le Sud.

Bonnes régates à tous!!!

NBS construction amateur en France.

En ce début d’année, toute l’équipe breizhskiff.com vous souhaite une bonne et heureuse année 2015. La santé en premier lieu parce qu’elle est essentielle, la réussite, le bonheur ensuite pour vous et vos proches et bien évidemment de superbes navigations endiablées, en skiff de préférence. Comme on ne saurait bien se projeter dans le futur sans se retourner sur le passé, nous ne pouvons que souhaiter que 2015 soit à la hauteur des succès que nous avons rencontrés en 2014 et que le skiff poursuive son développement en France comme cela a été le cas depuis 2002.

Si l’on dresse en effet un petit bilan de l’année 2014, plusieurs choses remarquables sont à noter :

 La première, c’est que le développement de la communauté des skiffeurs s’est encore poursuivi à un rythme plus soutenu que les années précédentes. 115 nouveaux membres ont ainsi rejoint la communauté web des skiffeurs en 2014.
Alors que cet outil internet communautaire est globalement plutôt en déclin, concurrencé par les réseaux sociaux et leur logique égocentrique et onanique, le forum breizhskiff est toujours aussi dynamique (plus d’une trentaine de messages par jour) et reste de loin le plus actif dans la sphère francophone du web pour parler de voile. Preuve que la communauté que nous formons reste soudée en dépit des inévitables tensions et divergences de points de vue.

logoLa deuxième, c’est que le nouveau site lancé en début d’année 2014 est une réussite saluée par beaucoup d’observateurs avisés du web et du sport. Le lifting a été mené de main de maître en peu de temps par quelques passionnés qu’il faut ici remercier. Le nouveau logo a été la cerise sur le gâteau de cette année 2014.

La troisième c’est que sur le plan sportif, la dynamique a été excellente. Le nombre de coureurs classés au trophée breizhskiff a très largement augmenté cette année et nous place maintenant parmi les plus grosses communautés de voile légère en France. J’aime à rappeler que lors de la première année du trophée en 2003, il n’y avait eu qu’une vingtaine de bateaux classés soit une trentaine de coureurs. Aujourd’hui, nous sommes quasiment 10 fois plus et le nombre de skiffs continue de grossir de manière très régulière et attire de plus en plus de monde. D’occasion ou neuf,s les bateaux se vendent et s’achètent et les prix des skiffs de seconde main sont dorénavant de plus en plus proches de ceux du marché anglais. Si l’on compare ensuite le nombre de personnes ayant navigué sur un skiff et classés dans le classement fédéral de la pratique intersérie de la ffvoile avec les coureurs classés dans le trophée breizhskiff, on s’aperçoit que l’écart est très faible, ce qui illustre le poids et la place centrale de breizhskiff par rapport à l’activité skiff en France.

Copyright CV Sanguinet

Copyright CV Sanguinet

Cette croissance forte s’explique aussi par le fait que la gestion du calendrier a été une fois de plus rigoureuse au niveau national et que la grande zone sud trouve enfin une stabilité avec des épreuves skiff qui sont maintenant bien ancrées après des années de tergiversation. Les régates sont dorénavant connues identifiées et bien balisées. Sans cette stabilité le développement n’aurait pas été aussi fort.
Avec quelques épreuves très fréquentées (le Der, Sanguinet, Carnac), nous rejoignons le club, hélas de plus en plus fermé, des communautés capables de faire au moins deux épreuves à plus de 50 bateaux sur la ligne de départ et le club des classes et pratiques capables d’avoir une dizaine d’épreuves à leur calendrier sans jamais tomber à moins de 20 bateaux départ.

– Enfin, quatrième remarque, breizhskiff a une nouvelle fois été moteur sur le plan des idées pour le développement de la voile mais aussi avec des actions novatrices :
Contrairement à d’autres, nous avons été de plus en plus présents dans les clubs, sur les régates de proximité dont le développement est fondamental pour le sport voile. Les skiffeurs sont moteurs de ce point de vue, que cela soit à travers des logiques de clubs sur des projets intergénérationnels ou à travers des logiques de pratiquants. Pour le dire autrement, le sport en club on y croit plus que ceux qui sont censés le promouvoir…
Sanguinet595En plus de la proximité, nous avons également été moteurs sur la question du coaching. Cela fait des années que nous affirmons que le développement de ce type de services est fondamental pour le développement du sport-voile et, alors que personne ne bouge beaucoup, et que le discours des institutions demeurent dans le registre de l’incantatoire, nous avons continué de développer des actions de coaching. Celle en Rhône-Alpes par exemple est riche de promesses.
Alors que l’arrivée de nouveaux bateaux sur le marché, « nouveaux dériveurs »(RS Aero, D-Zero, Melges14 etc…) qui ne sont pas à proprement parlé des skiffs, laisse envisager des jours heureux (soyons optimistes) pour le renouveau de la voile légère, nous avons été les premiers à porter dans le débat la question du « easy sailing » et de ses déclinaisons en France. Là encore, les institutions restent sourdes à ces débats.

Toujours en 2014, nous avons esquissé la création d’un système de classement individuel à l’image de ce qui se fait au golf. Si certains ont bien rigolé de cette idée comme ils rigolaient il y a 13 ans lorsque nous parlions de la relance de l’intersérie, il est à noter qu’elle est aujourd’hui dans toutes les discussions en Angleterre, notamment dans l’environnement sailracer et sailjuice pour ceux qui connaissent… Autant dire ce que ce n’est pas encore la France qui sera novatrice en la matière mais il est vrai que certains affirment haut et fort n’en avoir rien à f… de ce qui se passe à l’étranger, là où la voile sportive est dynamique…

rs800derTout n’est pas rose pour autant et de nombreuses inquiétudes subsistent pour 2015. En effet, il existe encore des gens pour qui la pratique de proximité n’est pas un enjeu fondamental. Il existe encore des gens qui abhorrent la diversité des bateaux et des formes d’animation. Il existe encore des gens pour qui l’intersérie n’est qu’une pratique par défaut, secondaire et non respectable alors que, en parallèle de la monotypie, du temps réel et de tant d’autres formes d’animation, elle participe à la diversité de notre sport, diversité que beaucoup n’assume paradoxalement pas alors qu’elle est l’essence même de la voile. Il existe encore des gens qui, fort de leurs certitudes et de leur vision de la voile légère héritée d’un autre âge, pratiquent systématiquement les coups tordus, font preuve de malhonnêteté intellectuelle et refusent tout débat quand nous les rencontrons. Il existe encore des gens à qui l’on devrait rappeler les mots de Confucius :

« Lorsque tu fais quelque chose, saches que tu auras contre toi : ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire »

Pour 2015, nous ne pouvons donc que souhaiter que, notamment au niveau fédéral, certains s’engagent, prennent un peu positions sur les débats que nous avons soulevés depuis pas mal de temps. Nous leur conseillons la lecture de cet article et de méditer sa conclusion :

« No one would question that if dinghy racing, as a sport, was to be launched in the modern world, it would start out looking very different to the pursuit that has evolved over the last 70 or so years. Yet that ‘blue sky’ thinking suggests that, in the pursuit of excellence for the elite, the grassroots will again be side-lined. The harsh truth that underpins dinghy racing today is that the purist side of the sport, centred on a fewer number of boats, creating one design racing, has long gone, leaving the grassroots firmly rooted in the handicap scene. Rather than denigrate this, it should be embraced in the same way as other progressive events in life have changed society as a whole. There is a very wise old saying that suggests, « that any sin that cannot be cured should be instead declared a virtue », which is a pretty good description of how the handicap system should now be viewed. It means that if we are going to re-energise the sport, getting more boats back out sailing will inevitably mean even more races run under the handicap system ».

plerinEn 2015 donc, comme il est dit dans cet article, nous autres skiffeurs, nous continuerons d’être des pécheurs, nous n’en serons que plus vertueux.

CF

calendrier_breizhskiff_2015_miniLe calendrier Breizhskiff 2015 est en ligne!

Retrouvez l’intégralité des informations concernant les régates du Trophée ainsi que les événements skiffs de l’année sur la page TROPHEE.

Monsieur le Président, cher Monsieur,

Dans un courrier adressé à la Fédération Française de Voile et que vous avez courageusement bien voulu rendre public, vous faites part de l’énorme scandale survenu lors de l’Open de France 2014 sur lequel personne n’avait encore osé revenir : oui Monsieur le Président, tout comme vous, nous sommes choqués qu’un Finn n’ait pas gagné l’Open de France ! Tout comme vous, Monsieur le Président, nous ne comprenons pas que l’autorité organisatrice, la FFVoile, n’ait pas pris les mesures permettant aux Finnistes de rester sur la plus haute marche du podium qu’ils trustaient depuis des années, place depuis laquelle la classe Finn illumine le monde de la voile légère française et mondiale. Oui Monsieur le Président, tout comme vous nous sommes choqués que les efforts d’ouverture auxquels la classe Finn, classe majeure, consent pour venir chaque année à l’Open de France montrer aux séries mineures ce qu’est l’essence même de la voile, ne soient pas plus reconnus et valorisés. Oui Monsieur Le Président, tout comme vous, nous comprenons que le fait d’avoir été battu sur l’eau a sérieusement « compromis l’image de marque de ce dériveur » et a « desservi les intérêts de la classe ». Oui Monsieur le Président, tout comme vous, nous pensons que « malgré le respect de la parole donnée quant à (votre) participation », il vous faudra être « extrêmement attentifs aux conditions de déroulement de l’Open de France 2015 » et conditionner votre participation à certaines décisions fédérales. Oui Monsieur le Président, nous ne pensons pas comme ces mauvais esprits qui seraient tentés de voir dans vos propos une forme de chantage à l’égard de la FFVoile. Et non Monsieur le Président, nous n’oserons jamais qualifier votre courrier comme étant l’illustration d’un manque de respect des valeurs du sport et vis à vis des autres concurrents et particulièrement vis à vis des deux qui ont eu l’outrecuidance de reléguer les Finn aux places de 3, 5, 7 et 9, places ô combien déshonorables, nous en convenons.

Le jaune devrait être le seul rond de couleur dans une voile de Finn

Le jaune devrait être le seul rond de couleur dans une voile de Finn

Si nous vous soutenons de tout notre poids qui n’égalera jamais celui d’un Finniste dans votre combat pour la réhabilitation de l’honneur de la classe Finn honteusement bafoué lors de l’Open de France 2014, nous tenions néanmoins à vous faire part d’un certain nombre de remarques. Nous vous prions par avance de bien vouloir nous excuser si ces propos pouvaient vous paraître d’une impertinence insoutenable.

 – Pour expliquer ce que vous jugez être l’absolue contre-performance (4 Finn dans les 10 premiers et des places de 3-5-7-9) vous mettez en avant « les parcours qui encourageaient les designs plus modernes en réduisant la quote-part de près au profit des allures portantes ».
Sur la forme, j’imagine que vous souhaitiez dire « avantageaient » plutôt que « encourageaient » car à notre niveau, nous skiffeurs, ne savons pas en quoi des parcours « encouragent » des designs même si nous reconnaissons qu’ils peuvent les avantager… Sur le fond, nous avons observé avec attention les résultats de cet Open de France 2014, et nous n’avons cependant pas remarqué que les designs modernes fussent sur-représentés dans le haut du classement. Mis à part un RS700 sur la deuxième marche du podium, les designs modernes sont 32-36-41-42-51-57. Il est vrai que ceux qu’on appelle les « skiffeurs » sont sans aucun doute d’un niveau sportif affligeant par rapport aux finnistes… Mais alors si l’on suit votre raisonnement, peut être faudrait-il augmenter la « quote-part » de portant pour les « encourager », sauf à penser que ces « engins de plage » comme vous les aviez qualifiés en 2010 n’ont rien à faire sur une épreuve où la majorité des designs sont d’un âge aussi respectable que celui du Finn. A défaut d’augmenter la taille du portant, peut-être accepteriez-vous que le rating de ces « designs modernes » soit revus car quiconque connaît un peu la manière dont les ratings ont été conçus sait que les designs modernes en France sont plutôt défavorisés par rapport à un pays comme l’Angleterre ou l’intersérie est reine et à la base de la pratique voile légère. Certains rajouteront même qu’il serait bien que le Finn ait en France le même rating que celui qu’il a en GB. Pour votre info, en France l’écart de rating entre un RS700 et un Finn est de 225 points (830 contre 1055) alors que dans le système anglais de la RYA il est de 198 (852 contre 1050). Cela est loin d’être anodin…
De même, quiconque connaît un peu la régate intersérie en temps compensé sait que les ratings prennent justement en compte le fait qu’un bateau soit plus ou moins typé près ou portant. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire que les parcours en intersérie comportent autant de près que de portant. Permettez-nous d’ailleurs d’acter le constat que lors de la dernière course raccourcie à la bouée au vent (un parcours avec plus de près que de portant donc), les Finn n’ont pas trusté les premières places de cette manche. Le problème de l’insoutenable contreperformance des Finn à cet Open 2014 est donc ailleurs…
De plus, sur le rond des dériveurs médium, malgré des arrivées systématiquement au vent, les dériveurs plutôt « typés près » n’ont pas mieux marché que les dériveurs « typés portant »… Bien au contraire… Enfin, permettez-nous de vous rappeler l’Open de France 2010 à Quiberon. Les Finn, sur un parcours avec une énorme « quote-part de près », avaient largement dominé et le premier « non-Finn », 7ème de l’épreuve était le même RS700 que celui qui termine 2ème à cette édition 2014 de l’Open. Nous aurions aimé à l’époque vous entendre dire et ou reconnaitre que les parcours « décourageaient » les designs modernes…
Bizarrement vous étiez plus muets et ni les designs modernes, ni les autres dériveurs solitaires plutôt typés portant n’avaient contesté la belle domination des Finn à l’époque, tout simplement parce qu’elle était réelle. Mais voilà, le monde du sport et de la compétition à cette particularité que les hiérarchies n’y sont pas figées pour l’éternité et qu’elles évoluent…

Même en bois, un Finn toujours devant devra être...

Même en bois, un Finn toujours devant devra être…

– Toujours pour expliquer l’absolue et inacceptable contre-performance à vos yeux de la classe Finn à cet Open (4 bateaux dans les 10 premiers et des places de 3-5-7-9, je le rappelle) vous évoquez « la mixité avec des dériveurs en double dans (dont ?) les angles de remontée au vent ou de descente au vent arrière sont incompatibles avec ceux d’un Solitaire ». Si nous comprenons bien que la « mixité » soit un mot qui puisse vous effrayer, nous tenons à vous rappeler qu’elle est pourtant… la raison d’être de la pratique intersérie… Nous nous permettons aussi de vous rappeler que la diversité de l’intersérie, même lorsqu’elle repose sur des divisions double-solitaire plutôt que sur des groupes de vitesse, entraine de fait la rencontre de dériveurs avec des angles et des vitesses de remontée au vent ou de descente au portant différents. Trouvez-vous qu’un RS700, un solitaire pourtant, a le même angle de remontée et de descente qu’un Finn, autre solitaire ? Avez-vous vu ou entendu ces dériveurs plus rapides et/ou avec des trajectoires différentes se plaindre de croiser les Finn attardés ? Et pourtant ces bateaux n’étaient pas tous devant les Finn en compensé. Mais il est vrai que les Finnistes sont forcément les meilleurs sur l’eau… Avez-vous déjà entendu des compétiteurs se plaindre des angles des trajectoires de vos bateaux lorsque vous étiez dans un groupe où vous étiez les plus rapides des moins rapides ?

– Qui plus est, toujours pour expliquer l’absolue et insoutenable contre-performance à vos yeux de la classe Finn à cet Open, vous pointez « l’affectation (de la classe Finn) en dériveur rapide malgré un coefficient voisin de 1… » Il est vrai que le Finn est un bateau dont les pratiquants ont toujours fait l’éloge de la lenteur… De même, il ne vous aura pas échappé que les catégories de rating « fast » « medium » ou « slow » ne sont pas des catégories absolues et gravées dans le marbre. L’affectation des bateaux à telle ou telle catégorie ne répond pas à des critères stricts mais bien au volume global de participation à ces événements interséries comme l’Open. Cela explique pourquoi on peut sur une épreuve donnée être le plus lent du groupe des rapides ou le plus rapide du groupe des dériveurs lents sur une autre épreuve… Si l’on regarde maintenant les écarts de rating entre les différents bateaux, vous reconnaitrez aisément que les différences de rating entre un Finn et le gros de la flotte (Fireball, Ponant, Windy, Jet etc) à laquelle vous étiez affectés sont à peu près similaires à l’écart de rating qu’il y a entre un Finn et les Laser Radial ou Europe qui constituent la majorité de la flotte solitaire des « dériveurs medium » de l’Open de France à laquelle vous auriez manifestement souhaité être affectés. De même si l’on suit votre raisonnement, faudrait-il par exemple refuser à un Laser 4.7 de courir en intersérie dériveur solitaire avec un Finn sous prétexte que l’écart de rating est de 145 points c’est à dire plus que les 85 points d’écart de rating entre un Finn et un Fireball par exemple ?

La réalité, Monsieur le Président, c’est que même si, selon vous, la course intersérie en temps compensé n’est pas quelque chose de sérieux ni de juste sportivement, les différences de niveau des compétiteurs sont largement supérieures aux imperfections de rating et de comportements des bateaux selon telle ou telle condition, parcours etc. Mais n’étant pas à un paradoxe près, nous constatons que si implicitement la course intersérie en temps compensé n’est manifestement pas quelque chose de sérieux pour vous, il n’est quand même pas sérieux que les Finnistes ne gagnent pas les événements interséries…

Même un Finniste lorsqu'il s'égare en 470 se doit de rester derrière !

Même un Finniste lorsqu’il s’égare en 470 se doit de rester derrière !

– Passons enfin sur les aberrations de votre courrier (les parcours où les Finn ne peuvent pas surfer et les différences de météo arguments tout autant valables pour de la régate monotype) pour pointer du doigt ce que vous écrivez non sans une certaine forme de condescendance : « mélanger à des dériveurs qui n’ont cessé de les couvrir, sans jamais être capables, malgré leurs handicaps respectifs, de prendre le large ». Vous rendez-vous compte de ce que vous écrivez Monsieur le Président ? Vous reprochez à une majorité de compétiteurs d’être mauvais pour ne pas dire plus et c’est limite si vous ne sous-entendez pas que ces gens là n’ont pas leur place sur ce style d’épreuve… Vous parlez à juste titre du plaisir de la convivialité de l’Open de France. Ne pensez-vous pas qu’elle serait encore plus forte si vous ne teniez pas ce genre de discours insultant à l’égard de ceux qui, sans aucune prétention, ni ambition, vont se faire plaisir à naviguer sur ce genre d’épreuve à laquelle personne, et surtout pas les classes, n’est obligé de participer. Nous ne nous excuserons même pas d’être nuls, nous le savons et c’est pour cela que nous progressons…

Malgré l’affichage, « Sans jamais remettre en cause le principe de l’intersérie » dites-vous, vous ne faites que cela dans votre courrier en vous en prenant à l’organisation de l’épreuve phare du sport en club, l’épreuve de ceux qui, au delà de leur appartenance à des classes, animent une pratique de proximité, de club dont le sport voile a cruellement besoin dans le contexte actuel. Qu’à cette pratique vous préfériez une pratique que vous jugez plus noble, celle de la monotypie, des classes, des kilomètres parcourus, des championnats de France débarrassés par pur snobisme de l’appellation « promotion » histoire de laisser planer une ambiguïté concernant votre appartenance revendiquée à l’élite de la voile légère, c’est une chose, c’est un choix et personne ne le conteste, ni ne le remet en question. Mais que vous pensiez que le fait que les Finnistes ne gagnent pas l’Open de France soit de nature à « compromettre l’image de marque de ce dériveur» est une grave erreur. Nous tenions même à vous rassurer : vous n’avez pas besoin de cela, il suffit que vous écriviez ce que vous avez écrit pour ne surtout pas donner envie de rejoindre la classe Finn. Pour le dire encore plus trivialement, sur ce coup là mauvaise pub pour la classe Finn, vous l’avez conçue tout seul et vous l’avez diffusée tout seul…

Nous avons néanmoins la faiblesse de penser que ce que vous avez écrit ne sont que les propos d’une personne déçue de ce qu’elle juge comme étant une contre-performance et certainement pas ceux de l’ensemble des membres de la classe et des passionnés du Finn. Et ce n’est clairement certainement pas celui du premier Finniste lors de cet Open qui a su justement raison garder et sportivement féliciter ceux qui occupaient les deux premières places sur le podium, d’une épreuve sans prétention et de tous les autres Finnistes avec qui nous avons eu l’occasion de discuter sur le parking.

En tête, un Fireball, un RS700, ceux par qui le scandale arrive...

En tête, un Fireball, un RS700, ceux par qui le scandale arrive…

Comme tout cela ne doit pas et ne devrait pas être trop sérieux, dans l’hypothèse ou vous jugeriez encore nécessaire pour votre image que la classe Finn soit présente à l’Open de France qui fêtera ses 20 ans en 2015, et dans l’hypothèse où vous vous seriez senti offensé par cette lettre, nous accepterions volontiers le principe d’un duel sur la pelouse de l’ENV afin que vous puissiez laver votre honneur bafoué. Nous vous laissons même le choix des armes. Du côté des « designs modernes » nous nous engageons à tout faire pour vous laisser gagner l’épreuve l’année prochaine. Nous demandons également officiellement que la Fédération Française de Voile, par l’intermédiaire du représentant des classes au CA de l’institution, prenne contact avec les différentes séries et classes, notamment les Fireball, pour qu’elles s’engagent comme les « designs modernes » à laisser gagner les Finnistes.

Dans l’attente, nous vous prions, Monsieur le Président, de croire en l’expression de nos respectueuses salutations sportives.


L’équipe Breizhskiff.com, l’équipe des « designs modernes »


PS. Nous ne doutons M. Marc Allain des Beauvais FRA99 que vous ne manquez pas d’humour et que vous saurez prendre cet article avec le recul qui convient

PPS. Les photos sont celles de l’édition 2014 de l’Open de France et ont été prises par Bernard Porte

10517477_714783161940423_4674835581464889398_nEnfin de retour sur le Lac de Garde, 10 après ma dernière Eurocup en Laser 4000! Cette fois ci c’est en RS800 que je m’y rend, et nous sommes 4 équipages Français au milieu d’une meute d’Anglais…

Le Gill RS European Championship organisé à Riva del Garda sur le lac de Garde rassemblait du 28 juillet au 1er août 2014 les RS100, RS200, RS400 et RS800, soit près de 130 bateaux participants!

La météo a franchement joué avec nos nerfs pendant près d’une semaine, des trombes d’eau sur la route à l’aller aux 2 manches mercredi matin sous une pluie battante, entrecoupé d’un coup de chaud le tout accompagné de vents jamais stables plus d’une heure (même pas le temps d’une manche!), bref le Lac de Garde que les initiés avaient vendu à ceux qui venaient pour la première fois se sont fait bien chambrer….

RS Eurocup 2014,Lake GardaHeureusement que les journées de jeudi et vendredi ont sauvé le coup, avec le fameux Ora venant du sud à pile 12h30 et livrant une journée finale sous forme de baston totale sur l’eau. Le report des Anglais indique qu’on a atteint les 30kts dans la dernière manche. Je ne sais pas trop mais c’est vrai que c’était très fort! On a tenu le coup avec Boris et on s’en sort très bien avec effectivement une 10ème place, trop cool!!!

Côté sportif, on aurait évidemment aimé mieux finir que la 23ème place, mais quand je vois notre dernière journée, je me dis que si on avait eu du Ora classique toute la semaine, on aurait pu finir dans les 15! Bon faut dire que notre jeu de voile ancienne GV nous a handicapé, heureusement que le spi neuf acheté pour l’occasion a rattrapé un peu le coup.

La délégation Française de RS800!Par contre j’ai l’impression qu’on a progressé pendant cette semaine sur la recherche de vitesse par les réglages et la conduite, on a eu le temps de se poser des questions et de tester des réglages qu’on a jamais le temps de tester sur le circuit BSP. J’espère qu’on verra la différence à la prochaine régate BSP.

Riva del Garda: toujours aussi joli! Les prix de la restauration sont tout à fait corrects, on a très bien mangé pour vraiment pas cher! Les restaurateurs et commerçants sont accueillants, aiment visiblement bien les Français et gardent le sourire. Par contre fin juillet le coin est vraiment trop touristique… J’avais souvenir de Riva del Garda fin juin lors des Eurocup Laser 4000, ça n’avait rien à voir en terme de fréquentation…. Entourés d’Allemands nous étions!

10562925_708413685898319_4305191407450809118_n  4 équipages Français + accompagnants, ça c’était cool aussi, le petit groupe a pu soit faire des activités en commun soit vivre sa vie quand le besoin s’en est fait ressentir, au moins on s’est senti moins seul au milieu de tous ces étrangers! (Je parle pas des Italiens, on en a quasiment pas vu!!).

Ah sinon, le pasta/beer à la sortie de la nav en combi sur le parking ou à la terrasse panoramique du club: que dire de plus…..

On a passé une super semaine en Italie, et même si on a pas eu les conditions idéales typiques de ce lac, on s’est vraiment vraiment bien amusé,on a progressé et on a hâte de voir ce que ça donnera sur les prochaines régates Breizhskiff!

Julien – FRA1130

rs800derRien de plus contraignant que de faire le compte-rendu d’une régate. Ceux qui ont participé savent ce qu’ils ont vécu et ceux qui n’y sont pas allés auront toujours tort quoiqu’il arrive. Et pourtant, il existe des régates qu’on a envie de raconter même si l’on sait qu’on ne sera pas lu, il y a des expériences qu’on a envie de partager même si l’on sait que les mots sont parfois insuffisants pour rendre compte ce qu’on a ressenti.

Le Der, cette « régate improbable », cette régate dont peu de gens pensait qu’elle se développerait autant, est aujourd’hui la plus grosse régate du calendrier breizhskiff.com et sans doute l’une des deux plus grosses régates interséries dériveurs de l’hexagone avec l’Open de France. On pourrait parler  des qualités du plan d’eau, de la qualité des infrastructures et de l’hébergement, de la convivialité absolument hors norme, de la gentillesse des organisateurs, de la forte participation des étrangers. On pourrait mais on ne le fera pas. On se contentera juste de quelques chiffres qui valent parfois mieux qu’un long discours :

73 bateaux engagés dont 66 classés, 36 doubles 37 solitaires. 15 séries de skiff différentes, 109 compétiteurs dont 15 filles, 38 équipages de 9 nationalités différentes. Des coureurs français en provenance de 14 ligues différentes, de la Corse au Nord, de l’Alsace à la Bretagne. 8 courses courues dans du vent de 0 à 18 noeuds et 5 classes différentes dans les 10 premiers, le tout précédé de 2 jours de coaching avec 3 entraineurs pour 3 groupes dont un de débutants venus progresser. Et cerise sur le gâteau, 2 passages télé pour cette épreuve. 60 bouteilles de vin de vendues et 100 litres de bière ont contribué à la convivialité des soirées organisées.

fleetder

Bref un super weekend de batailles navales dans la Marne, et on sait clairement que 2014 ne sera pas la Der des Der au Der !

Les photos sont ! Et les témoignages ici !

franceopenskiff-2011-9Plus que quelques jours avant l’événement du début de saison!

Comme 75 autres équipages, vous avez saisi votre pré-inscription sur le site France Open Skiff: Bravo! L’événement s’annonce déjà comme un des plus grand rassemblement de skiffs en France!

Cependant tout n’est pas réglé, il vous faut dans les meilleurs délais remplir le bulletin d’inscription  à la régate et réserver votre hébergement à l’UFOLEP si vous souhaitez en bénéficier.

ATTENTION: AU VUE DU NOMBRE ANNONCE DE PARTICIPANTS, IL NE SERA PAS POSSIBLE DE LOGER A L’UFOLEP SANS RÉSERVATION PRÉALABLE. COMPLETEZ ET RENVOYEZ VOTRE BULLETIN D’INSCRIPTION SANS TARDER!!

A dans quelques jours au Lac du Der!!

 

 

Le début d'une révolution...

Aero4Dans le monde actuel de la voile, pour être « hype », il faut utiliser l’expression « easy sailing » ! Ce concept est une réponse à la demande de plus en plus forte des consommateurs pour des produits accessibles et faciles à mettre en oeuvre, tout en restant performants et source de plaisir avec un minimum de contraintes. Notre temps pour le loisir sportif est en effet compté et les bonnes raisons pour ne pas naviguer sont malheureusement légions. Même en voile légère, un dériveur c’est de la logistique, du transport, de l’entretien, du stockage, du temps passé à gréer et dégréer, bref, tout un ensemble de contraintes qui finissent par gâcher le plaisir de la pratique de la voile légère.

Aero1RSSailing le chantier leader en matière de voile légère depuis 20 ans vient de proposer un nouveau produit qui pourrait faire date et marquer une petite révolution dans l’accessibilité à notre sport. Ce nouveau dériveur, l’Aero, n’a rien d’un skiff. Il est plutôt une version moderne du Laser qui il y a 40 ans s’était développé sur ce concept qu’on n’appelait pas à l’époque « easy sailing » avant de se développer sur un mode (la compétition de haut niveau) qui n’avait plus rien à voir avec les objectifs initiaux d’engin de plage accessible au plus grand nombre.

L'architecte met à l'eau à la manière d'une planche

L’architecte met à l’eau à la manière d’une planche

Le RS Aero c’est donc une coque en apparence toute simple de 4 mètres de long avec trois gréements de 5, 7 et 9 mètres carrés. Mais derrière cette apparente simplicité, se cachent de nombreuses innovations qui font de l’Aero, dont le nom renvoie au fabuleux bateau de Manfred Curry, un produit très abouti et parfaitement adapté au « easy sailing ». Le RS Aero c’est d’abord un poids plume. 30 kilos de coque construite en sandwich époxy, 49 kilos en poids de navigation. Ne cherchez pas en dériveur monotype de grande production, il n’existe pas grand chose de plus léger. Cela signifie que le bateau est extrêmement vivant sur l’eau et qu’au portant il déboule. Ce poids qui a été obtenu par une construction soignée et par la forme de la coque et des bouchains, signifie également que le bateau est facile pour les manutentions. Le constructeur prétend qu’il est ainsi possible de se passer de mise à l’eau, qu’il est possible de le porter gréé pour aller à l’eau et de le charger, décharger seul depuis le toit d’une voiture. En terme de stockage, le dessin du plan de pont et le faible poids permettent d’empiler les bateaux.  Sur le plan des performances, tout a été fait dans le dessin de la coque et la position des bouchains pour permettre à un maximum de gabarit de naviguer sur ce bateau et de le rendre peu sensible à l’équilibre longitudinal. Sur le plan du confort, la position au rappel a été particulièrement soignée de même que la question des projections d’eau. Le RS100 était déjà une réussite de ce point de vue.

Stockage

Stockage

L’autre particularité de ce nouveau dériveur repose sur les trois gréements. Le mât carbone est en deux parties et chaque haut de mât est adapté en terme de rigidité à la surface et à la coupe de voile qui est en dacron et à corne. Des adolescents jusqu’au adultes, tout le monde peut naviguer sur l’Aero. La voile contrairement à celle du Laser n’est pas montée sur à fourreau mais se hisse avec une drisse. En navigation, tout est fait pour que le gréement s’auto-régule facilement et donc que la conduite du bateau permette à chacun de naviguer au plus près du potentiel de l’engin quelque soit son gabarit et son niveau.

Entre le moment où vous arrivez au club de voile avec le bateau sur le toit de la voiture et le moment où il sera prêt à naviguer, il ne sera pas écoulé plus d’un quart d’heure, 5 minutes si le bateau était déjà stocké mâté sur le parking du club. On ne dire jamais à quel point cela représente un avantage énorme aujourd’hui. Le temps de mise en oeuvre des bateaux est en effet un frein majeur au développement de notre sport à l’échelon des clubs et pour les propriétaires.

Aero3Sur le papier, les images et les vidéos, ce bateau semble enthousiasmant et pourrait bien réconcilier un grand nombre de personnes à la pratique du dériveur et de la voile légère. Il fallait pour cela que le prix reste sous contrôle. Et de ce point de vue quelle n’a pas été notre surprise de constater que ce bateau était mis en vente à 5800 euros soit moins cher qu’un Laser. Lors du salon de Londres en mars, le Dinghy Show, ce sont déjà près de 100 bateaux qui ont vendus.

Alors oui ce n’est pas un skiff mais nous avons hâte de l’essayer et nous avons envie que ce concept du « easy sailing » se développe dans le monde du dériveur et de la voile légère.